Le monde entier se mobilise pour éviter au maximum la transmission du Covid-19, c’est le cas de la FFT et du World Padel Tour, qui ont un même objectif mais une méthode différente pour y parvenir.
PCR / Sérologie : quelle différence ?
Nous avons contacté un médecin généraliste qui nous a donné cette brève explication : “La PCR (ACP en français qui signifie : amplification en chaîne par polymérase) recherche directement l’ADN du virus et vise donc à rechercher une infection active. Sa limite est la qualité de la prise d’échantillon, qui peut donner lieu à de faux négatifs. A moins d’une erreur de manipulation, elle ne donne pas lieu à de faux positifs. Son intérêt va être de savoir si une personne sera contagieuse à un instant t.”
“La sérologie recherche les anticorps que le corps peut produire en réponse à une infection au virus, lors des premiers jours de l’infection ce test sera généralement négatif, et il peut même rester faussement négatif les jours suivants dans certains cas. La sérologie donne généralement beaucoup plus souvent lieu à des faux positifs que la PCR car des anticorps dirigés contre d’autres agents pathogènes peuvent réagir de façon croisée avec le test.“
“De manière générale, chez des personnes n’ayant pas de symptômes, la PCR est bien plus pertinente. La sérologie aura un intérêt a posteriori pour savoir si une personne a été contaminée ou non. “
FFT : (presque) aucun risque pour le stage
S’il avait été respecté jusqu’au bout, le protocole de la FFT pour éviter la contamination au Covid-19 lors du rassemblement de l’équipe de France aurait été exemplaire. En effet, la FFT demandait aux joueurs présents au rassemblement de passer deux tests : sérologie et PCR. Ils ne pouvaient pas participer au stage sans que les deux soient négatifs.
Pour preuve, la joueuse qui a été positive au PCR était négative à la sérologie, elle aurait donc parfaitement pu disputer un tournoi du World Padel Tour (WPT). Nous y reviendrons.
La suite nous la connaissons : malheureusement, les responsables ont laissé rentrer deux joueuses qui n’avaient pas encore reçu les résultats de leurs analyses et s’en sont suivies une annulation du stage et du tournoi, ainsi qu’une quarantaine imposée pour tous les joueurs qui étaient présents lors de la réunion d’ouverture…
Si l’on écarte cet évènement malheureux qui n’est au final que la responsabilité de quelques personnes qui ont manqué à leur devoir, les mesures qui avaient été prises par la FFT pour tenter d’éviter la transmission du virus ce stage étaient très cohérentes.
En revanche, pour les tournois, la FFT ne demande pas aux joueurs d’être testés. Elle estime certainement qu’ils sont suffisamment responsables pour ne pas s’engager sur un tournoi s’ils ont été en contacts avec une personne contaminée ou s’ils ont des symptômes du virus. Le problème, c’est que les joueurs ne savent pas si ils sont porteurs du virus.
Elle accepte d’une certaine façon un faible risque qu’un joueur porteur du Covid-19 puisse contaminer d’autres joueurs. Le World Padel Tour en revanche souhaite limiter ce risque au maximum.
World Padel Tour : le choix entre sérologie et PCR
En premier lieu, le World Padel Tour demande aux joueurs de répondre à un questionnaire pour savoir s’ils ont eu des symptômes au cours des jours précédents, ou s’ils ont pu être en contact avec des personnes positives au Covid-19. Ensuite, il leur est demandé de fournir un test, datant de moins d’une semaine avant le jour où ils vont jouer.
En Espagne, les tests ne sont pas remboursés par la sécurité sociale pour les gens qui ne présentent pas de symptômes. Le WPT ne prenant pas à sa charge les frais engendrés pour les joueurs, ces derniers ont tendance à privilégier la sérologie qui coûte moins cher (autour de 60€, contre 130 pour la PCR).
En cas de sérologie suspecte, ce sont les médecins du World Padel Tour qui demandent aux joueurs de fournir un test de PCR négatif pour pouvoir participer au tournoi. Ils doivent évidemment porter le masque en permanence (hormis lorsqu’ils sont sur le terrain). De plus, avant chaque match, les joueurs doivent se soumettre à un test de température, et s’ils ont de la fièvre, ils ne peuvent participer à la rencontre.
Une mesure jugée excessive par certains (un joueur qui aurait une infection à un autre agent pathogène peut avoir de la fièvre sans être porteur du Covid), mais elle permet une fois encore de limiter les risques. Au vu de tous ces éléments, on remarque que la stratégie du WPT n’est pas parfaite, mais elle semble tout de même offrir une sécurité acceptable vis-à-vis du virus.
Dans le cas de la joueuse française positive au PCR, elle aurait pu largement participer à une étape du World Padel Tour car elle était négative à la sérologie et ne présentait pas de signes liés au virus…
Le paradoxe de ces institutions
A la fois, les institutions cherchent une réglementation pour préserver les joueurs et relancer l’économie du padel, et à la fois, le “show must go on” pour notre plus grand plaisir.
Le World Padel Tour présente donc des failles dans la sécurité des joueurs. Le fait de permettre aux joueurs de choisir quel test réaliser en est une. On a bien compris qu’il y avait aussi une raison de coût derrière ces tests, puisqu’ils ne sont ni remboursés par l’Etat, ni par le circuit professionnel. Et si on va trop loin dans les tests, on prend le risque de se voir amputer de joueurs dans le tableau principal avec un risque d’annulation de tournois…
On l’a bien vu en France ! Ce qui a étonné cette semaine, c’est cette politique à la fois prudente de la FFT d’exiger les deux tests des joueurs qui se présentaient au rassemblement à Perpignan, et rien aux joueurs qui participaient au P2000 du Club du Mas. D’autant que des accompagnants et du public étaient prévus.
Concrètement, si la joueuse positive avait décidé de ne pas venir au rassemblement, mais uniquement à l’épreuve de padel, alors, le stage aurait eu lieu comme le tournoi. Un paradoxe étonnant. La FFT a été sollicitée pour obtenir des explications sur ce choix, et Thierry Pham, le responsable padel haut niveaua tenté de revenir sur cet épisode.
Pas de risque 0
Nous voyons que ces deux institutions prennent le virus très au sérieux et qu’elles mettent des mesures, qui si elles sont toujours discutables, semblent tout de même assez satisfaisantes pour limiter la transmission du Covid-19.
Il faut malgré tout se rendre compte que le risque 0 n’existe pas, notamment au vu de la fiabilité des tests qui n’est pas encore parfaite, et les joueurs doivent comprendre qu’en s’engageant sur un tournoi, ils acceptent de prendre un risque de contagion aussi faible soit-il, et notamment de se retrouver en isolement s’ils ont été en contact avec une personne contaminée. C’est le prix à payer pour pouvoir pratiquer sa passion en cette période compliquée.
Le sujet du Covid-19 passionne autant qu’il effraye, si vous avez des questions, n’oubliez pas que le Gouvernement a mis en place un numéro vert (gratuit) permettant d’obtenir des renseignements sur le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2, Covid-19), ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 : 0 800 130 000.
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