À seulement 20 ans, Claudia Fernández continue de grandir à toute vitesse. Dans une interview accordée à MARCA, la joueuse espagnole revient avec lucidité sur son ascension fulgurante, ses doutes, et son évolution personnelle dans un circuit de plus en plus exigeant.
Une ascension éclair… difficile à gérer
En moins de deux ans, Claudia est passée de jeune espoir à joueuse installée dans le top mondial. Une progression rapide, parfois difficile à encaisser :
“Je suis passée de jouer des seizièmes, huitièmes… à lutter pour des finales et des titres. C’était très soudain.”
Très tôt, elle a dû faire des choix forts, notamment abandonner les compétitions jeunes :
“Je faisais les deux, les tournois jeunes et le circuit pro. C’était trop. Je me souviens être arrivée d’un voyage et presque m’évanouir sur le terrain.”
Un passage obligé vers le haut niveau, mais qui a laissé des traces.
La pression du haut niveau et l’importance du mental
Derrière les résultats, Claudia évoque une réalité souvent moins visible : la pression, la solitude et la nécessité de s’entourer.
“J’avais peur de ce que les gens pouvaient penser de moi. Maintenant, j’ai compris qu’ils parleront quoi qu’il arrive.”
Elle insiste aussi sur un point clé de sa progression :
“J’ai toujours eu un psychologue sportif. C’est ce que j’ai fait de mieux. Je le recommande à tout le monde.”
Un discours rare, mais de plus en plus présent dans le padel moderne.
Une maturité accélérée
Entre voyages, indépendance et exigences du circuit, Claudia a grandi plus vite que prévu :
“Je suis une fille qui n’est plus une enfant… je ne sais pas encore si je suis une femme, mais j’y arrive.”
Très attachée à sa famille, elle reconnaît l’importance de cet équilibre :
“Ma mère m’a beaucoup aidée dans les moments difficiles. J’avais besoin de ne pas me sentir seule.”
Une évolution personnelle qui accompagne sa progression sportive.
Des expériences marquantes avec Triay et González
Son passage aux côtés de Gemma Triay a été un tournant :
“Elle est très professionnelle, elle sait ce qu’il faut pour être numéro 1.”
Une expérience riche, mais exigeante. Même constat avec Bea González, malgré des attentes élevées :
“Une saison très bonne, même si on n’a pas atteint ce que les gens attendaient.”
Claudia insiste : pour elle, un projet ne se juge pas sur une seule année.
Un nouveau projet avec Sofía Araujo
En 2026, elle démarre une nouvelle aventure avec Sofía Araujo, un choix réfléchi :
“Je voulais quelqu’un qui ait envie de jouer avec moi. Je suis très contente du processus.”
Et elle se projette sur la durée :
“Je peux garantir que je jouerai avec Sofía toute l’année.”
Un signe de stabilité dans un circuit où les changements de partenaires sont fréquents.
Objectif numéro 1… mais sans précipitation
Claudia ne cache pas ses ambitions, mais reste patiente :
“Je me vois numéro 1 à 25 ou 26 ans.”
Elle préfère avancer étape par étape :
“Je n’ai pas de pression. Si ça doit arriver, ça arrivera.”
Un discours mature, loin de l’image de “niña maravilla” qu’on lui colle encore souvent.
Une joueuse en construction
Entre talent précoce, pression médiatique et apprentissage constant, Claudia Fernández trace sa route avec lucidité.
“Le plus important, c’est d’être bien mentalement et physiquement.”
Une phrase qui résume parfaitement son état d’esprit actuel : progresser, sans brûler les étapes.
Et à seulement 20 ans, le plus dur est peut-être déjà derrière elle… mais le meilleur reste à venir.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !

























































































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