Le Béziers Padel Club, c’est le club historique de la ville. Fondé en 2017 par Élodie et Renaud Murat, le BPC a vu l’évolution du padel en France et l’augmentation progressive du nombre de joueurs. Le club a dû s’adapter, changer son offre par rapport à la demande, tout en gardant cet esprit “familial”.
Dans le cadre de leur trilogie (week-end comprenant un P500H, un P500F et un P250Mixte), nous sommes allés à leur rencontre et avons discuté de leur vision du padel actuel.
Garder un club à échelle humaine
Le BPC, c’est un petit club au cœur de la ville, avec quatre pistes de padel extérieures, deux semi-couvertes et un terrain single. Six terrains, ce qui est largement suffisant pour le couple Murat. “On a déjà songé à rajouter des pistes, on s’est posé la question et finalement, on a préféré garder le club comme ça“, explique Renaud avant qu’Élodie ne rajoute : “on veut vraiment continuer à garder cet esprit familial et que ça ne devienne pas une usine“.

Malgré le nombre de pistes qui se sont montées dans cette zone géographique ces dernières années, le couple Murat n’a pas envie de s’étendre. “On veut que les gens repartent d’ici en étant contents, en ayant passé un bon moment“.
Aujourd’hui, on compte une soixantaine de terrains autour de Béziers, mais de nombreux projets de constructions dans la périphérie. Sérignan, Sauvian, Tourbes… au total une quinzaine de terrains devrait voir le jour. Des projets pour 2024 qui ne feront qu’augmenter l’offre. “Il ne faut pas qu’on fasse comme en Suède ou en Espagne où il y avait trop de terrains“, intervient Elodie.
Proposer des animations, accessibles à tous
Si les courts sont souvent pleins entre 18h et 21h, il a fallu trouver des solutions afin de remplir le centre sur les heures creuses. Pour ce faire, ils ont créé tout un tas d’animations, accessibles pour tous les niveaux. Cette idée d’animation, ça a d’abord commencé avec Élodie et Renaud, avant qu’ils ne s’entourent de deux employés : José et Guillaume. Une vraie plus-value pour Élodie :”Régulièrement, on fait des réunions d’équipe pour faire le planning, voir ce que l’on peut organiser et quelles animations on peut prévoir“.
L’arrivée de José et Guillaume a été d’autant plus bénéfique qu’ils sont arrivés avec des idées nouvelles. Car au padel, tout va très vite comme le rappelle Elodie : “On va avoir une idée, ça va plaire et bien marcher. Puis elle va s’essouffler, car le niveau des joueurs évolue constamment“. Ce à quoi Renaud ajoute : “Dans le padel, il faut savoir se réinventer“.



Aujourd’hui, semaine comme week-end, le BPC propose des animations pour tous : pour les débutants et les joueurs plus expérimentés. Des animations pour les familles et les enfants, mais aussi des animations alliant repas (comme une raclette par exemple) et animation de montée-descente.
Faire des choix pour les tournois
Ce qui tient le plus à cœur à Renaud et Elodie Murat, c’est que même lors des tournois, la bonne humeur prend le pas sur l’esprit de compétition. C’est une des raisons pour laquelle ils n’organisent que très peu de P500 et plus. “Quand on organise des P25 ou des P100, les gens prennent du plaisir en jouant. Ils font leur match puis ils s’installent en terrasse pour passer un moment convivial. C’est ça qui nous plaît“, affirment-ils.
De plus, la mentalité des joueurs présents sur les P25 et les P100 est “totalement différente“, selon Renaud Murat. “Les joueurs ne sont pas juste là pour venir faire un tournoi et repartir aussitôt. Ils partagent, ils font de nouvelles rencontres“. Un aspect que l’on retrouve un peu moins sur les compétitions de meilleur niveau : “Dans les P500, on fait face à de vrais compétiteurs, qui ne regardent que les points“.
Pour les clubs privés comme le Béziers Padel Club, un autre aspect à prendre en compte lors des tournois, c’est le prize-money. “Pour un club privé, si tu n’as pas le nombre d’inscrits requis, tu te retrouves à donner autant que ce que tu as encaissé“. Mais, pour essayer malgré tout de faire “plaisir aux joueurs“, le BPC organise deux P500 par an, toujours accompagné de sponsors.



Le partenariat avec Cupra
Cupra est l’un des sponsors emblématiques du padel. Au Béziers Padel Club, c’est assez naturellement qu’on s’est tourné vers le concessionnaire automobile pour développer les partenariats. En plus du sponsoring d’un des terrains, mais aussi des P500, le couple Murat a aussi créé, en collaboration avec la marque, le P250 Cupra.
“On a créé le Cupra Tour, une idée commune entre nous et le commercial Cupra de Béziers, qui consiste à créer un P250 tous les mois“, explique Renaud. Le but du tournoi : “cumuler un maximum de points“. A la fin de l’année, les deux joueurs ayant accumulé le plus de points se voient offrir deux billets pour le Master de Barcelone. Le club prend en charge l’hôtel et les tickets et Cupra prête une voiture pour faire l’aller-retour en Espagne. Une véritable opportunité pour le club grâce à “la proximité avec Barcelone“.
Pour l’heure, le Cupra Tour n’est accessible que pour les messieurs. Mais dès l’année prochaine, le BPC souhaite ouvrir le même type de compétitions pour les dames. La question à l’heure actuelle, c’est de savoir s’il s’agira du même sponsor ou non.

Depuis 2017, le Béziers Padel Club ne cesse de se réinventer pour suivre l’évolution du padel en France. Toujours en quête de nouvelles idées, Elodie, Renaud, José et Guillaume continueront à proposer de nouvelles animations. Et surtout, ils entretiendront cet aspect familial qui définit si bien ce club.
C’est son frère qui un jour lui a dit de l’accompagner sur une piste de padel, depuis, Gwenaëlle n’a plus jamais quitté le court. Sauf lorsqu’il s’agit d’aller regarder la retransmission de Padel Magazine, du World Padel Tour… ou du Premier Padel… ou des Championnats de France. En bref, elle est fan de ce sport.



































































































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