Si la Fédération Française de Tennis a déjà réalisé un énorme travail pour cadrer l’explosion du padel en France, joueurs et clubs de padel aimeraient que cette réglementation évolue un peu plus efficacement et plus en adéquation avec leurs soucis.
Essayons alors d’être constructif et de voir quelles seraient les idées qui pourraient permettre au padel de poursuivre son développement sainement et en harmonie.
1/ Homologuer les tournois mixtes
Il s’agit de LA règle plébiscitée par de très nombreux joueurs et clubs de padel.
D’abord, le padel est un sport parfaitement adapté pour ce type de compétitions. De nombreux couples d’ailleurs participent déjà aux tournois internes mixtes des clubs. Mais il n’y a pas que les couples. Bien au contraire. La National Padel Cup, le Padel Infinity Tour ont montré qu’il y avait une énorme demande, un énorme potentiel.
Par ailleurs, les dames qui sont malheureusement moins nombreuses à pratiquer le padel pour l’instant pourraient faire des compétitions avec les messieurs de manière plus cadrées avec des tournois homologués.
L’autre avantage, notamment pour les grands clubs de padel, c’est la possibilité de proposer du coup 2 compétitions homologuées en même temps, une messieurs (et/ou dames), et de participer en plus à un tournoi mixte.
Les joueurs jouent plus, les clubs ont des recettes supplémentaires et la FFT continue d’engranger des licenciés supplémentaires.
La mesure pourrait être mise en place de manière très simple en utilisant déjà les outils mis en place par la FFT.
Une mesure qui ne coûte par un euro et qui pourrait bénéficier à tout le monde.
2/ Intégrer les paires dames aux tournois messieurs
Oui, il est vrai que Padel Magazine expose cette idée depuis un petit moment. Mais peut-être que l’idée est en train de germer. En tout cas nous l’espérons : Intégrer des paires dames dans les tournois messieurs.
Constat de départ : 3 gros problèmes.
=> D’abord, il y a très peu de tournois de padel dames. Et quand les tournois dames sont annoncés, il arrivent que ces tournois soient reportés et même parfois annulés car pas assez de joueuses.
=> Puis, quand il y a des tournois dames, on revoit souvent les mêmes joueuses. Il n’y a pas de renouvellement, d’émulation et de nouvelles confrontations. Bref, difficile pour ces paires dames de se motiver en permanence.
=> Enfin, les écarts de niveaux sont très importants entre le top 10 français et les autres paires dames. Mais il y a aussi des fossés très importants parmi les 220 licenciés dames (contre 1610 licenciés chez les messieurs)
Comment faire alors pour aider le padel féminin à se développer ?
En ouvrant les tournois messieurs aux dames.
Comment ?
Utilisons ce qui fonctionne déjà ailleurs. Exemple dans le squash, la Fédération Française de Squash s’est retrouvée confrontée au même problème que la FFT concernant les dames : pas assez de femmes, pas assez de tournois dames, et du coup, difficile pour les joueuses de padel de pouvoir jouer sur le circuit français.
Pour contrer ces problèmes, une idée toute simple a permis à de nombreuses femmes de faire des compétitions : Intégrer les dames dans les tournois messieurs.
Mais direz-vous, comment peut-on faire ça alors que les niveaux et les rankings ne sont pas les mêmes entre dames et messieurs : Il suffit d’intégrer un coefficient multiplicateur pour les paires féminines et ainsi les classer dans le tableau messieurs.
Par exemple : 1 paire dames de 100 points équivaudrait à 300 points chez les messieurs. (Rappelons que plus une paire a de points, moins bien elle est classée). Les points qu’elles gagneront, compteront bien évidemment pour le ranking dames.
Mais on pourrait alors dans certains cas avoir beaucoup de paires dames dans un tournoi messieurs. Là aussi, la solution est simple : Mettre en place un système de quotas.
En gros, il ne pourrait y avoir par exemple pas plus d’un 1/4 de paires dames dans un tableau messieurs. Par exemple, dans un tableau messieurs de 16 paires, on ne pourrait avoir du coup que 4 paires dames maximum.
Une solution qui ne coûte là aussi pas un euro et dont la mise en place serait très bien accueillie.
3/ Assouplir davantage la réglementation concernant les formules tournois
L’objectif est de laisser au juge arbitre quelques libertés supplémentaires pour accélérer les matchs ou les ralentir en rallongeant le format de jeu. Aujourd’hui, il existe de nombreuses formules. Sauf que ces formules ne sont pas si modulables et on ne peut pas toujours les transgresser.
Au squash, on peut faire jusqu’à 4 matchs / jour pour un tournoi de squash homologué.
Or, au padel, qu’on peut estimer un peu moins physique que le squash, on ne peut faire que 3 matchs max avec la formule dite traditionnelle ou classique (Format 1), cad, 2 sets gagnants (avec le ad et le 3e set classique). Sachant qu’au passage, on sait qu’il y a souvent des matchs éclairs, notamment dans les phases de poule, à cause des différences de niveaux qu’il peut y avoir.
Peut-être que rajouter un match en plus dans la journée avec la formule traditionnelle serait intéressante pour tout le monde.
Une autre variante : Si les joueurs et juge arbitre sont d’accords, il faudrait peut-être leur laisser la possibilité de choisir le format pour faire leurs matchs.
4/ Traitement des structures privés et municipales à égalité
Les clubs de padel privés qui sont ensuite habilités FFT doivent pouvoir profiter des mêmes aides que le club municipal.
En effet, on observe que certains privés se disent être confrontés à une concurrence déloyale. D’abord parce que les clubs municipaux sont souvent aidés financièrement par les municipalités et parfois les régions. Et ensuite, la ligue FFT aide par moment davantage le club municipal que le club privé.
Lorsqu’une ligue propose d’aider financièrement à un projet padel, elle ne peut pas distinguer le club municipal à un club privé qui s’habilitera par la suite. Il doit y avoir une égalité parfaite.
A noter cependant que beaucoup de ligues jouent le jeu de l’égalité des traitements à commencer par la ligue lyonnaise qui compte aujourd’hui 7 clubs de padel.
5/ Autoriser l’arbitre à participer au tournoi
De manière assez étrange, le règlement interdit au juge arbitre de participer à son tournoi. On va bien l’objectif. Mais n’est-ce pas un peu sévère ? Surtout qu’il arrive souvent que le juge arbitre soit lui-même joueur et donc le premier postulant à son propre tournoi.
Et puis, cela implique indirectement que le partenaire du juge arbitre doit du coup chercher un autre partenaire. (Ce qui n’est pas grave évidemment). Mais cette réglementation peut agacer les premiers concernés : Les juges arbitres / joueurs.
Pourquoi ne pas assouplir cette partie du règlement ?
6/ Un diplôme de padel / équivalence
Si l’on sait que la FFT y travaille, de nombreux joueurs et clubs réclament un vrai diplôme de padel. Aujourd’hui, il faut en effet avoir le brevet d’état de tennis pour être prof de padel… Or, de nombreux joueurs de padel ont toutes les qualités requises pour former.
Bien-entendu, il ne s’agit pas d’un problème FFT, mais d’un problème bien plus général, puisque c’est le ministère des sports qui certifie les diplômes.
Depuis le 1er septembre 2009, le centre ENIC-NARIC France a adopté une approche comparative pour le traitement des demandes de reconnaissance des titulaires de diplômes étrangers et délivre, lorsque l’étude du dossier le permet, une attestation de comparabilité pour un diplôme obtenu à l’étranger qui évalue le diplôme soumis par rapport au système français.
En Europe, les équivalences sont légions. La France doit accepter et autoriser qu’un français ayant acquis un diplôme en Espagne puisse enseigner en France.
Cependant, la FFT travaille sur une manière de contourner ce problème franco-français en proposant prochainement une formation spécifique padel permettant d’enseigner le padel. Espérons que cette formation qualifiante puisse être éventuellement “donnée” aux joueurs ayant largement les qualifications de padel (en fonction du niveau, de l’expérience et du diplôme acquis à l’étranger). Cela permettra de mettre sur le marché français de manière rapide des professeurs de padel FFT.
7/ Assouplir ou rigidifier les différentes catégories de tournois de padel ?
Il existe 4 types de tournois : le P100, P250 P500 et P1000.
A partir des p250, prize money obligatoire à hauteur minimale de la numérotation de la catégorie choisie.
Observons que les prize money (Les P500 et P1000) profitent davantage aux espagnols qu’aux joueurs français. Si cela a le mérite d’augmenter le niveau du tournoi, on pourrait se demander si cette règle de prize money ne serait pas à double tranchant. Qui plus est les vainqueurs sont souvent des joueurs qui ne font pas partie de la vie économique du padel français. Bien-entendu, il s’agit d’une tendance. Devons-nous laisser les choses ainsi ?
Ensuite, ces tournois (P500 et P1000) sont coûteux pour les clubs. Est-ce si intéressant pour eux ? A priori, vu le nombre de clubs de padel proposant ce type de catégories, on pourrait croire que oui.
En tant que joueurs, en revanche avoir ce type de dotations, c’est forcément motivant. Par ailleurs, la dotation financière d’un tournoi permet d’une certaine mesure de professionnaliser notre sport le padel et de faire venir les meilleurs joueurs.
Bref, Il faudrait certainement réaliser un audit auprès des clubs et des joueurs pour savoir si les catégories de tournois mises en place sont vraiment efficaces pour le développement du padel en France…
Franck Binisti – Padel Magazine
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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