Thomas Mitjana, l’ancien 20e joueur français, revient sur son actualité, marquée par des changements personnels et professionnels importants. De son passage à droite en tant que joueur à ses nouveaux défis en compétition, Thomas partage un bilan détaillé, ses impressions sur ses performances et son partenariat avec joueur espagnol, Iker Rodriguez. Découvrez comment il aborde cette transition et ses ambitions pour l’avenir.
Le top 20 à gauche, trop compliqué avec mon profil
Déjà, un peu de contexte : cette année, j’ai atteint le top 20 français en jouant à gauche avec Mathieu Armagnac, et j’ai également réalisé une bonne saison avec Nathan Courrin. À la fin de la saison, on a disputé un match très serré lors des championnats de France contre Autier-Vincent, que nous avons perdu en deux sets très disputés. Ensuite, Nathan a choisi de jouer avec un plus jeune joueur pour poursuivre des projets de compétition en FIP, ce qui était tout à fait compréhensible. À partir de ce moment, j’ai décidé de passer à droite, car j’estimais avoir fait le tour en jouant à gauche.
En montant dans le top 20 à gauche, j’ai réalisé que ce côté demande une grande capacité à effectuer des par 3 de très loin, ce qui n’était pas vraiment mon profil. Mon atout principal étant la défense, j’étais limité en attaque à gauche, tandis que mes compétences offensives sont bien meilleures pour un joueur de droite. Ce changement a donc du sens pour moi.
Cependant, mon passage à droite s’est fait sans opportunités immédiates, car les joueurs de mon niveau ou de mon classement ne souhaitaient pas prendre le risque de jouer avec moi avant que je fasse mes preuves. Je me suis donc entraîné de mon côté, en travaillant environ 35 à 40 heures par semaine. Malgré cet emploi du temps, je consacre 10 heures par semaine au padel (environ 2 heures par jour), en plus d’une demi-heure de fitness chaque jour. En tout, cela représente 15 heures d’entraînement par semaine.
Un objectif principal : expérimenter à droite
Cette année, j’ai décidé de mettre de côté mon classement et de jouer avec des amis, sans partenaire fixe, pour m’entraîner et découvrir mon potentiel à droite. Je n’ai donc participé qu’à deux des huit grands tournois (4 P2000 et 4 P1500) du circuit français. En revanche, j’ai pris part à plusieurs P1000, pour le plaisir et pour tester différentes combinaisons de jeu.
Mon seul objectif de la saison était de participer aux championnats de France. Initialement, je devais jouer avec Alexis Coulombeau en Bourgogne-Franche-Comté, où nous étions favoris pour remporter les régionaux et nous qualifier pour les championnats nationaux. Mais comme il était indisponible pour les qualifications départementales, nous n’avons finalement pas pu participer. Ainsi, en additionnant les points manqués des grands tournois, je vais probablement sortir du top 50 pour la première fois en quatre ans.
Retour en compétition avec un joueur espagnol
En fin de saison, me sentant à l’aise en tant que joueur de droite, j’ai décidé de faire équipe avec un joueur espagnol, Iker Rodriguez, qui participe aux matchs par équipe avec Padel Touch. Il est l’un des meilleurs joueurs d’Andalousie, mais ne peut pas se permettre financièrement de jouer le circuit FIP, très compétitif. Cela m’a offert une opportunité de retour en compétition sérieuse, avec un premier test concluant lors d’un P1000 où nous avons remporté notre match des huitièmes de finale face à des joueurs solides comme Lilian Fouré et Olivier Guy de Chamisso, en deux sets serrés.
La finale de ce tournoi a été particulièrement marquante, car nous avons affronté Charles Gortzounian et Mathis Dupont, deux joueurs qui ont réalisé une performance remarquable. Mathis m’a particulièrement impressionné par sa défense et sa maîtrise du jeu. Charles, que j’observe de près, continue de progresser et montre un niveau très proche du top 20 français.
Cette année a été marquée par de grands changements pour moi : mariage, arrivée imminente de mon premier enfant, et prise de responsabilités pour le développement du padel aux Pyramides. Cela explique aussi pourquoi j’ai mis un peu la compétition de côté, mais je me sens prêt pour un retour solide.
Concernant Iker Rodriguez, il est important de préciser que le circuit andalou impose des contraintes de participation aux meilleurs joueurs, ce qui limite ses possibilités de compétition régulière. C’est pour cela qu’il ne joue pas la FIP et cherche à se montrer en France, où les opportunités de compétition sont plus fréquentes.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































Delfi Brea : de Buenos Aires à la place de numéro 1 mondiale Red Bull retrace son parcours dans un documentaire
Pol Hernández / Manu Castaño lancent leur nouveau projet au FIP Platinum Lyon
FIP Tour : Collombon / Sharifova déroulent, Bahurel les rejoint en quarts, Martin en demi-finale à Nairobi
Jorge Martínez : « Au début, nous croyions plus en Galán que lui-même »
Brittany Dubins, l’Américaine qui veut bousculer les codes : « En Espagne, tu as beaucoup plus d’opportunités »
Dorian Navarro : « Si vous ne pouvez plus jouer debout, le padel-fauteuil est une solution »
MARTITA ORTEGA : « LA PARTIE MENTALE EST LA PLUS DIFFICILE ET LA PLUS IMPORTANTE »
P1000 Padel Factory Lescar – Résultats / Live / Programmation
Championnats de France 2026 – Une armada de prétendants et un seul titre : ça va saigner à Agen
P1000 UrbanPadel Clermont-Ferrand – Résultats / Live / Programmation
Dioni Ugalde : “Les deux joueurs qui vendent le plus sont Tapia et Galán. Ils sont dans une autre dimension”
À vendre : deux clubs de padel à l’île Maurice, à partir de 330 000 euros
Combien coûte réellement l’organisation d’un FIP Bronze ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes
OSS Padel Tour 2026 : et si votre prochain tournoi de padel se jouait à Barcelone ?
FAST Padel Academy poursuit son développement et s’implante à Liège
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Premier Padel : oui, un arbitre peut refuser à un joueur d’aller aux toilettes
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
Pourquoi Arturo Coello joue-t-il avec la main droite bandée ?
Et si votre progression au padel passait par ce que personne ne regarde ?