Le numéro un français Thomas Leygue a pris la parole pour exprimer son mécontentement face aux récentes évolutions du circuit Premier Padel. Qualifications rallongées, réduction du prize money, diminution des points attribués… Les nouvelles règles imposées en 2025 suscitent une vive contestation parmi les joueurs. Dans une interview accordée à Canal+, Leygue revient sur le boycott de certains tournois et les tensions avec la Fédération Internationale de Padel (FIP).
“Le circuit ne respecte pas ses engagements”
Lyes Houhou : Des tableaux plus petits, des joueurs obligés de passer par les qualifications rallongées – trois matchs désormais contre deux en 2024 – et une défaite au premier tour des qualifications qui ne rapporte ni point, ni compensation financière… Thomas, vous avez été l’un des premiers à dénoncer ces nouvelles règles.
Thomas Leygue : Bonjour à tous. Tout part du fait qu’en 2022, lorsque nous sommes passés du World Padel Tour à Premier Padel, on nous avait promis de meilleures conditions. Ces engagements ont été respectés la première année, mais ensuite, d’année en année, ça n’a fait qu’empirer.
En 2023 et 2024, les conditions restaient acceptables, mais en 2025, tout a changé :
- Trois tours de qualification au lieu de deux,
- Des tableaux plus petits,
- Moins de points attribués,
- Une baisse du prize money pour les joueurs en qualifications.
Au final, rien de ce qui nous avait été promis n’est respecté. Et, en parallèle, le circuit FIP, qui est censé être un circuit secondaire, a augmenté le nombre de points distribués tout en réduisant les dotations financières. Résultat : on joue énormément de tournois dans l’année dans de mauvaises conditions, tout en perdant encore plus d’argent.
“Nous ne sommes pas écoutés”
Lyes Houhou : Vous avez décidé de boycotter le tournoi de Gijón, à l’inverse des joueurs qui s’apprêtent à disputer la finale. L’association des joueurs a pris la parole récemment, dénonçant notamment “l’absence de professionnalisation et d’organisation cohérente du circuit”, ce qui engendre une frustration constante. Comment espérez-vous faire bouger les choses ?
Thomas Leygue : La réalité, c’est que nous essayons d’ouvrir le dialogue avec la FIP et Premier Padel, qui gèrent le circuit. Malgré de nombreuses sollicitations, nous n’avons reçu aucune réponse.
Ce que nous demandons a minima, c’est de revenir aux conditions de 2024. Mais notre objectif est d’obtenir les conditions qui nous avaient été promises il y a deux ou trois ans. Aujourd’hui, ce n’est toujours pas le cas.
Nous ne parlons pas d’un boycott total, car chaque joueur est libre de jouer ou non, mais beaucoup ont refusé de s’inscrire à certains tournois comme le P2 de Gijón pour envoyer un signal fort. Pour l’instant, c’est notre seule solution pour espérer être entendus.
“Une réunion sous condition : un chantage ?”
Lyes Houhou : Hier, la Fédération Internationale de Padel et Premier Padel ont envoyé un courrier aux joueurs, indiquant que si vous participez au P2 de Cancun, une réunion pourrait être organisée à Doha avec Nasser Al-Khelaïfi (QSI), David Sugden (Le Directeur de Premier Padel) et Luigi Carraro (FIP). Considérez-vous cela comme du chantage ?
Thomas Leygue : Oui, totalement. Ils envoient cette lettre quelques heures avant la clôture des inscriptions, ce qui rend toute concertation collective impossible.
Nous avons demandé à plusieurs reprises une discussion sur l’avenir du circuit, et la seule réponse que nous obtenons, c’est : “inscrivez-vous au tournoi, sinon pas de dialogue”. C’est un chantage inacceptable.
De plus, Nasser refuse de nous parler, et Luigi Carraro ne veut rien changer. Nous restons donc fermes sur nos positions.
“Une trahison de certains joueurs ?”
Robin Haziza : Il y a une forte solidarité au sein de l’association des joueurs. Pourtant, hier soir, on a appris que Juan Lebrón et Franco Stupaczuk se sont inscrits à Cancun à la dernière minute. Quelle a été la réaction des autres joueurs ?
Thomas Leygue : Les joueurs n’ont pas du tout apprécié cette inscription de dernière minute. Nous ne savons pas ce qui s’est passé en interne, mais ils ne nous ont donné aucune explication.
Ce qui est frustrant, c’est que nous faisons tout cela pour améliorer les conditions de tous les joueurs, mais certains profitent de la situation pour récupérer des points sans vraie concurrence.
“Une situation injuste”
Lyes Houhou : En clair, les joueurs qui disputent Gijón et Cancun profitent de la situation pendant que d’autres, comme vous, attendent que les choses bougent. C’est une double peine pour vous ?
Thomas Leygue : Oui, clairement. Nous nous battons depuis des années pour gagner quelques points dans des tournois ultra-compétitifs, et là, certains profitent de notre combat pour avancer dans le classement sans opposition.
C’est extrêmement frustrant de voir qu’en voulant améliorer nos conditions, on se retrouve finalement pénalisés.
“Quel avenir pour les joueurs ?”
Lyes Houhou : Vous avez refusé de jouer à Cancun. Si la situation ne bouge pas, que comptez-vous faire ?
Thomas Leygue : Pour l’instant, nous attendons une réponse suite à notre dernier courrier, dans lequel nous demandons une discussion sans condition préalable.
Quoi qu’il arrive, nous serons tous obligés de jouer le P1 de Miami, car il est inscrit dans nos contrats. Nous espérons pouvoir profiter de ce tournoi pour discuter directement avec Nasser Al-Khelaïfi et Luigi Carraro.
Notre objectif reste de trouver un terrain d’entente entre la FIP, Premier Padel et l’association des joueurs (PPA).
“Retour au jeu : Tolito Aguirre, l’attraction de Gijón”
Lyes Houhou : Parlons un peu jeu. Tolito Aguirre, qui va disputer la finale dans quelques instants, est une véritable star du padel. Quel est votre avis sur lui ?
Thomas Leygue : C’est un joueur incroyablement talentueux qui mérite d’être sur le circuit Premier Padel. Mais ce qui nous énerve, c’est qu’il bénéficie d’un accès facilité.
Le fait qu’il atteigne directement la finale dès son premier tournoi montre bien que le système actuel n’est pas équitable. Malgré tout, ça reste un showman qui va offrir un beau spectacle au public.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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