Comme promis, voici le test tant attendu de la fameuse MM1 de chez Bullpadel.
Après 1 mois à jouer avec cette pala, à la comparer avec d’autres modèles, et à analyser puis déchiffrer les différentes caractéristiques, le compte rendu objectif est aujourd’hui disponible chez Padel Magazine !
Comme d’habitude, c’est le spécialiste Stéphane Penso qui s’y colle !
Un savant mélange entre la Vertex et la Hack
Nous avons affaire à une raquette incroyable, tant par son mode de création unique, sa conception audacieuse et son tirage ultra limité.
Elle est composée du meilleur des 2 produits phares de chez Bullpadel, à savoir le cœur de la Vertex et le noyau de la Hack.
Le point commun de ces 3 modèles réside en une pala composée à 100% de fibre de carbone, aussi bien dans son cadre que dans ses faces.

De forme hybride et bénéficiant d’un équilibre moyen/haut, elle est plus catégorisée diamant que goutte d’eau. Ce qui laisse supposer que le cœur de cible sera bien évidement celui des attaquants.
En ce qui concerne le noyau, incluant le célèbre caoutchouc BlackEVA, il est développé avec une densité rigide et une élasticité moyenne permettant d’offrir un rendement sec et compact, et une sensation de sécurité maximum lors des frappes violentes. C’est le même noyau que celui que l’on trouvait les palas top de la marque en 2019.
C’est une technologie non pas révolue mais éprouvée, et le choix des internautes a été très réfléchi car cette communauté sait reconnaitre les bénéfices d’un noyau qui semble sur le papier dépassé, mais qui à l’épreuve des matchs obtient un rendement optimal.

A titre de comparaison, les Vertex 03 et Hack 21 sont dotées d’un nouveau noyau MultiEva, qui a été vu pour la première fois lors de la saison 2020. C’est une gomme qui a deux densités différentes :
- Sa couche extérieure a une composition plus solide, son but est de mieux réagir aux balles rapides et de fournir de la puissance.
- D’autre part, la couche interne de la gomme est plus souple, son but est d’améliorer le confort et de donner plus de contrôle à la sortie de balle.
Concernant les faces, elles sont équipées, comme l’ancienne Vertex 02, de carbone 12K, qui permet de bien sentir la balle rentrer dans la gomme et ainsi d’élargir le sweet-spot. Ce dernier est tout simplement exceptionnel, et décentrer les balles s’effectuera tout en confort et efficience.
Concernant le pont, la Bullpadel MM1 Pro possède donc l’incontournable cœur Vertex, modèle phare et éprouvé de la marque espagnole. La technologie Vertex est conçue avec un cœur de raquette qui répartit les poids et les forces de manière uniforme dans tout le cadre afin d’augmenter la stabilité au moment de l’impact de balle.
Ce pont réussit à renforcer la fermeté et la résistance de la raquette, et propose une structure plus réactive dans les mouvements précipités et fébriles, en minimisant les vibrations produites par un jeu musculeux.
Les torsions et les vibrations sont considérablement réduites.
Nous pouvons également apercevoir que la MM1 Pro par rapport à la Vertex 03 et la Hack 21 à fait l’impasse sur le Vibradrive, système en caoutchouc inséré tout au long du manche qui permet une absorption supplémentaire des vibrations qu’engendrent les frappes puissantes et/ou décentrées.
Grâce au poids modéré (363gr), la maniabilité est inattendue et vraiment appréciable pour une raquette qui vise le segment offensif, où la manœuvrabilité n’est généralement que secondaire.
Le plan de perçage est spécifique et innovant pour Bullpadel, qui restait depuis la nuit des temps sur un schéma des plus classiques.

Sur les faces, cette pala propose un effet texturé 3D en losange, ce qui offre moins de rotation de balle mais un peu plus de durabilité que le TopSpin de la Vertex 03.
Le grip Hesacore est bien évidement de la partie, élément indispensable pour certains, rédhibitoire pour d’autres, mais qui a le mérite d’être inclus afin d’affirmer encore plus le côté premium de ce modèle.
A noter un facteur très important pour moi, la dragonne coulissante et molletonnée, qui vous procurera un confort sans pareil mais surtout vous évitera de faire tourner la pala dans tous les sens à chaque changement de côté afin (d’essayer) de retrouver la manière idéale et l’attitude précise tant recherchée pour bénéficier d’une application toujours exemplaire, ni trop lâche ni trop serrée !
Comportement lors du jeu
C’est une pala très plaisante à manier, et elle vous sortira de situations assez complexes quand il faudra réagir assez rapidement Ses performances à l’arrière du terrain sont un peu en retrait, du fait de la dureté de la gomme qui limitera les sorties de balles.
Près du filet, elle permet une bonne réactivité dans la zone de transition, mais aussi de bien bloquer les frappes de l’équipe adverse. La gomme assez dure procure une précision évidente lors de chaque coup, au détriment d’un certain confort et d’une sortie de balle contenue.
Par contre cette dernière exprime tout son potentiel dans les smashs, les attaques à la volée et les contre-attaques du fond du court.
Les vibrations encaissées sont dans la moyenne basse, RAS à signaler de ce côté la. On n’en attendait pas moins d’une raquette dont les caractéristiques techniques tendent plus à se rapprocher de l’attaque !
En conclusion, c’est une pala de qualité, adaptée aux joueurs intermédiaires et avancés, fruit de son format, de sa maniabilité et de son sweet-spot qui a été considérablement élargi par rapport à ses 2 cousines.

C’est une raquette polyvalente qui peut servir pour les joueurs de droite comme de gauche. Dans la phase défensive, le contrôle pourrait être un peu meilleur, mais la sortie moyenne n’est pas si déroutante que cela et elle vous aidera encore dans des situations difficiles. Le poids en-tête d’une raquette de ce format permet de bénéficier d’une réserve de puissance conséquente, tandis que le sweet-spot élargi rend les volées réflexes et les décentrages plus sûrs pour les joueurs moins expérimentés.
Une arme efficace pour le jeu aérien
En effet le jeu aérien est incontestablement son lieu de prédilection.
Les volées et plateaux ressortent vigoureusement et avec une facilité impressionnante.
La partie visuelle est audacieuse et bien réalisée. L’inscription Bullpadel d’un gris sidéral écrit sur le cadre ainsi que la référence du modèle MM1 Pro réfléchissent magnifiquement bien quand le soleil effleure les faces.

Vendue 149€ lors de son lancement en mars 2021 (mais livrée en aout), il est évident que le rapport qualité/prix est plus qu’exceptionnel. Manu Martin a voulu récompenser l’abnégation de sa communauté en proposant un prix canon sur ce modèle qui est déjà collector. Il est évident que Bullpadel ne réalise pratiquement aucune marge sur ce modèle, qui aurait dû sortir au double du prix affiché, tant l’assemblage et la R&D ont dû être fastidieux.
Malheureusement, les 2500 unités ont été vendues dans la minute, et le seul moyen de mettre la main sur ce fabuleux modèle sera de consulter assez régulièrement les réseaux sociaux ou les sites de partages.
Néanmoins, on me dit dans l’oreillette que notre partenaire French Padel Shop aurait réussi à se procurer quelques modèles (ils m’expliqueront comment) et mettra, via un tirage au sort, une MM1 PRO à gagner très prochainement.
Restez à l’affut sur Facebook et Instagram, l’annonce semble imminente !
Fan de padel, Stéphane est devenu le testeur officiel de la planète padel en Europe. Tout passe par ses mains expertes. Grâce à sa grande expérience dans le monde de la raquette, il est capable de vous scanner le matos de la tête aux pieds !






























































































À 42 ans, Sanyo Gutiérrez rêve encore du Mondial : « Je meurs d’envie de rejouer avec l’Argentine »
Combien de calories brûle-t-on vraiment au padel ? La réponse est moins simple qu’on ne le pense
Pretoria P1 : l’expérience a eu le dernier mot face à la nouvelle génération
P1 de Londres : trois Français en quête du tableau final
Aranza Osoro : « Aujourd’hui, au-delà du top 40 ou 50, il est impossible de vivre à 100 % du padel »
Le Top 5 des meilleurs smashs du circuit féminin selon Bea González
Gustavo Pratto : « Le talent permet de réussir sans même comprendre comment »
Alexandre Letellier : “En tant que gardien, les appuis m’aident beaucoup au padel”
L’été change le padel : Andoni Bardasco dévoile les clés pour adapter sa tactique
P1500 La Ciotat – Les trois premières têtes de série au rendez-vous, Lefevre / Alquier créent la surprise
P1500 Sète – Fonteny défie les favoris, Raichman veut retrouver le sourire : place aux demi-finales
Où jouer au padel à Lille et dans le Nord ? Tous les clubs partenaires de Padel Magazine
Pretoria P1 : combien ont gagné Galán, Chingotto, Triay et Brea ?
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Deux clubs franchissent le cap des 1 000 compétiteurs : Padel Horizon et le Garden Rennes
Ouvrir un club de padel : pourquoi le risque incendie doit désormais entrer dans le business plan
Que viennent vraiment chercher les joueurs de padel à Barcelone ?
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Au padel, les champions ne gagnent pas tous les points, ils remportent les plus importants
Chingotto et Galán ont aussi gagné le match des bancs face à Libaak et Chozas
Pourquoi la progression au padel passe d’abord par la compréhension du jeu
La balle interdite : quand une règle a divisé le monde du padel
Réforme du FIP Tour : ce qui va vraiment changer à partir de 2027
Réforme 2027 de la FIP et de Premier Padel : beaucoup de communication… pour des changements finalement limités
Premier Padel et la FIP préparent une réforme majeure pour 2027 : ce qui va changer pour les joueurs
FIP Promises Paris by WME Sports : prévention, récupération, blessures… les médecins (Mani et Clédassou) alertent sur les enjeux du padel chez les jeunes
Italy Major : Javi Leal toujours à la recherche d’un déclic en 2026
Le padel professionnel devient-il un sport de plus en plus physique ?
Galán et Chingotto sont-ils en train de prendre définitivement l’ascendant sur Tapia et Coello ?
Benidorm, la nouvelle destination espagnole qui séduit les passionnés de padel
French Touch Academy : une saison 2026 placée sous le signe du padel au Cap d’Agde
Bonjour, pensez vous que cette raquette est supportable lorsqu’on a des soucis de coude?
Et selon vous, combien de surgrip peut on mettre sur l’hesacore?
Merci pour vos réponses et bravo pour votre article!
Bonjour,
Si vous avez des problèmes de coude il y a des alternatives plus intéressantes, avec des raquettes disposant de systèmes d’absorption, d’un équilibre plus bas, de mousses plus souples, de faces en fibre de verre plutôt qu’en carbone etc. N’hésitez pas à jeter un œil chez nos marques partenaires, qui ont toutes des raquettes optimales pour l’absorption des vibrations : https://padelmagazine.fr/annuaire-padel/marques-palas/
Quant à l’Hesacore, le risque en y rajoutant plusieurs surgrips est de perdre le relief. Il semble clairement optimal avec un surgrip.