Voici un extrait d’une conversation d’après-match entre deux joueurs. L’un est jeune, fougueux, costaud, l’autre plus âgé et expérimenté.
- Le jeune : “Je ne comprends pas, j’ai une raquette plus puissante que toi et pourtant, j’ai l’impression que mes smashs vont moins vite que les tiens.”
- Le vieux : “En hiver, tu remarqueras peut-être que je smashe plus long, plus près de la vitre : la balle repart moins haut… mais plus vite.”
- Le jeune : “En hiver ? Pourquoi ? Il faut que tu m’expliques !”
- Le vieux : “Parce que plus les températures sont élevées, plus les balles montent. Et inversement…”
Moralité de cet échange : quand les conditions de jeu sont lentes, notamment par temps froid et humide, on ne frappe pas le même type de smash que lorsqu’il fait 30 degrés, avec des balles neuves et vives.
N’est pas Juan Lebron qui veut
On a tous un jour essayé de taper un smash parallèle afin qu’il rebondisse sur le haut de la vitre du fond et vienne lober le défenseur. Mais entre l’intention et la réalisation, il y a parfois un abîme…
Le smash en cloche parfait est celui qui rebondit au sol avant la ligne de service, touche le haut de la vitre, s’élève très haut dans le ciel et revient de votre côté en restant hors d’atteinte du défenseur, même lorsque ce dernier court vite et saute très haut. On le frappe soit à plat avec le maximum de puissance, soit lifté pour que l’effet après la vitre propulse la balle encore plus haut.

Mais la perfection n’étant pas de ce monde – ou alors rarement -, il nous est tous arrivé de frapper depuis trop loin, de mal centrer la balle, ou de choisir la mauvaise zone d’impact : à l’arrivée, on se fait souvent punir par le défenseur. Et quand en plus les conditions sont lentes et les balles manquent de pression, on se rend compte avec dépit que n’est pas Juan Lebron qui veut.
Chercher la longueur
C’est là qu’intervient ce qu’on appelle le smash d’hiver : un coup frappé à plat, avec violence, impacté plus bas mais davantage sur le côté. Et au lieu de vouloir lui donner beaucoup d’angle pour qu’il remonte très haut, le smasheur cherche au contraire la longueur. Plus l’impact sera proche de la vitre, plus la balle reviendra vite et bas. Dans le meilleur des cas, le défenseur est pris de vitesse ; et même s’il est avancé et peut défendre la balle, il aura rarement l’occasion de conclure le point sur sa contre-attaque.
Et voilà comment un vieux joueur avec une raquette ronde et un corps meurtri par les années peut donner l’impression à un jeune étalon qu’il frappe plus fort que lui !
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Après 40 ans de tennis, Jérôme tombe dans la marmite du padel en 2018. Depuis, il y pense tous les matins en se rasant… mais ne se rase jamais pala en main ! Journaliste en Alsace, il n’a d’autre ambition que de partager sa passion avec vous, que vous parliez français, italien, espagnol ou anglais.

























































































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