Alors que Premier Padel a été mis en place principalement grâce à l’adhésion des joueurs professionnels – et notamment celle du top 10 mondial – qui ne souhaitaient plus poursuivre avec le World Padel Tour, depuis quelques semaines, on observe un retournement de situation presque inattendu.
Certains joueurs commencent à s’agacer dans les coulisses du nouveau circuit professionnel.
Une adhésion “trop rapide” à Premier Padel ?
Ces joueurs professionnels, dont une bonne partie sont hispanophones et font partie du top 150 mondial, estiment que “peut-être, nous avons été trop rapides dans le choix d’opter pour Premier Padel”.
Une remise en question étonnante quand on sait à quel point le fonctionnement du World Padel Tour agaçait une bonne partie d’entre-eux depuis de nombreuses années.

Ce que pointent certains joueurs, ce sont aussi les organisateurs des tournois, qui sont “moins suivis qu’à l’époque et ont trop de champs à respecter”. Une critique qui pointe donc le circuit Premier Padel en lui-même mais aussi certains promoteurs qui selon eux “ne respectent pas leurs engagements”.
Le P1 du Chili “illustre la problématique rencontrée”
Et le début de l’épreuve du Chili qui a été reporté à aujourd’hui à cause de problèmes sur les courts, ne va pas vraiment apaiser les tensions : “on a des problèmes de pistes, des problèmes de fonctionnement et une désorganisation qui ne met pas en bonnes conditions les joueurs qui paient parfois très cher pour venir jusque-là.”
“On a l’impression de revoir certaines scènes de l’époque du World Padel Tour : on mise tout sur les meilleurs joueurs du monde, on les dorlote, on fait tout pour eux, et ce qui se passe derrière, on le néglige.”
“Le problème, c’est qu’au final, le circuit doit beaucoup aux meilleurs joueurs du monde. Sans l’adhésion du top 10, Premier Padel n’aurait pas existé. Pourtant, ils étaient déjà des privilégiés sur le World Padel Tour. Le changement, c’était aussi et surtout pour les joueurs qui sont derrière, or, on a l’impression qu’on nous a un peu menti et au final ceux qui avaient déjà beaucoup, ont encore plus.”
“On s’est fait voler ce changement”
Des mots très forts, prononcés par des joueurs qui ont connu l’avant, la transition et l’actuel circuit professionnel. “Il est possible qu’un nouveau collectif de joueurs professionnels situés au-delà de la 30e place mondiale se monte d’ici les prochains mois. C’est en tout cas dans l’air du temps.”
“Ce collectif regrouperait principalement des joueurs hispanophones. Évidemment, l’idée n’est surtout pas de faire croire qu’il y a deux types de joueurs professionnels, mais il est important de constater que c’est beaucoup plus difficile pour des joueurs hispanophones de se faire une place sur ce circuit. Et on le comprend d’une certaine manière : les marques et le circuit misent sur l’internationalisation du padel. Les seconds couteaux argentins ou espagnols sont laissés sur le parvis. Et le changement coûte en réalité très cher à tous ces joueurs moins bien classés qui avaient l’habitude de faire des tournois en Espagne.”
“Un Espagnol n’est pas traité de la même manière qu’un Italien”
“L’idée n’est pas d’opposer mais juste de constater qu’un Espagnol et un Italien, par exemple, ne sont pas traités de la même manière. C’est pourquoi les attentes peuvent ne pas être similaires entre ces deux profils de joueurs.”
“Un joueur espagnol du top 100 mondial peut galérer et être obligé de travailler à côté pour tenter de poursuivre l’aventure du circuit professionnel.”
“Un joueur qui n’est ni Espagnol, ni Argentin et qui fait partie du top 300 mondial peut parfaitement s’en sortir et réussir à gagner sa vie grâce aux sponsors venant de son pays d’origine. Et encore une fois, on le comprend, et tant mieux. Comme il y a dans le top du classement mondial quasiment uniquement des Espagnols et des Argentins, les seconds couteaux de ces nationalités sont mis de côté.”

Les joueurs ne mâchent pas leurs mots quant au rôle de la FIP dans l’administration du padel professionnel : “On n’a rien contre la FIP, mais sans être insultant, cette fédération est le pantin de Premier Padel et de QSI. Tout le monde sait que la FIP a retourné sa veste parce que l’herbe était plus verte ailleurs, surtout pour elle. Si elle se souciait d’abord des joueurs, elle n’aurait pas attendu QSI pour faire des changements. Si Premier Padel réagit, la FIP suivra.”
Ça gronde de plus en plus sur le circuit professionnel. Les revendications se multiplient :
- L’organisation des tournois de padel est de plus en plus pointée du doigt.
- La différence de traitement entre les joueurs hispanophones et les joueurs de pays en plein développement se fait toujours plus ressentir.
Pour l’instant, ces revendications restent en coulisses et à notre sens embryonnaires, mais on voit bien que derrière les paillettes se cache un grondement dont Premier Padel doit absolument s’occuper avant que cela n’aille plus loin.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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