Impressionnants depuis le début de la semaine, Ale Galán et Fede Chingotto ont survolé leur quart de finale. Mais au moment d’aborder le dernier carré, le contexte change radicalement : en face, Juan Lebrón et Leo Augsburger, avec qui les tensions ne manquent pas. À Bruxelles, le sportif et l’émotionnel vont se mêler.

Une démonstration sans appel en quart

Il n’y a pas eu de match. Opposés à Paquito Navarro et Fran Guerrero, Galán et Chingotto ont déroulé un padel presque parfait : victoire expéditive 6/1, 6/0.

Dans la foulée, le Madrilène a tenu à rappeler le niveau de son adversaire :
« Paquito est toujours un joueur très compliqué. Il se bat sur chaque point, il est excellent. (…) Il a toutes les solutions, sur tous types de pistes. Je peux vous garantir que tous nos matchs contre lui ont été difficiles. »

Un discours mesuré qui contraste avec la réalité du terrain, tant la domination a été nette. Dans cette association, Chingotto sécurise, défend, couvre… et permet à Galán de s’exprimer pleinement en attaque. Une mécanique parfaitement huilée ces derniers temps.

Bruxelles P2 : Galán face à ses fantômes, une demi-finale sous haute tension

Lebrón et Augsburger en ligne de mire

Le décor change en demi-finale. Et pas seulement sur le plan tactique.

En face, Juan Lebrón et Leo Augsburger, qualifiés après leur succès contre Edu Alonso et Aimar Goñi 7/5, 6/4.

Ce match aura forcément une saveur particulière pour Galán. D’un côté, son ancien partenaire avec qui il a tout gagné : 33 titres, plusieurs saisons au sommet, avant une séparation aussi brutale que médiatisée. De l’autre, un jeune joueur argentin avec qui les échanges à distance ont récemment fait monter la tension.

Augsburger n’avait pas mâché ses mots :
« Je ne regarde pas vraiment Galán, je ne suis pas très fan. Pour moi, c’est un rival. (…) S’il est là, ce n’est pas grand-chose. »

Réponse tout en retenue de Galán :
« C’est un bon garçon, mais il est très mal entouré depuis longtemps. »

Bien plus qu’un match de padel

Galán a souvent tenté de rester à l’écart des polémiques, mais cette fois, difficile d’ignorer le contexte. Cette demi-finale dépasse le simple cadre sportif.

Sur le papier, Galán et Chingotto partent favoris. Leur niveau de jeu actuel est impressionnant, leur complémentarité évidente. Mais dans ce type de confrontation, l’aspect mental peut tout changer.

Entre passif, déclarations et rivalités, la tension sera palpable sur la piste bruxelloise. Reste à voir qui saura le mieux canaliser cette énergie pour faire la différence.

Une chose est sûre : ce choc ne laissera personne indifférent.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !