Au score, la finale du Gijón P2 entre Triay / Brea et Sánchez / Ustero a été disputée jusqu’au troisième set (6/4 6/7 6/3). Mais l’analyse des statistiques révèle une réalité plus nuancée. Car si la paire Sánchez / Ustero a rivalisé par séquences, notamment grâce à l’activité offensive d’Andrea Ustero, la rencontre a été largement influencée par Gemma Triay, omniprésente dans les moments décisifs.
Avec 35 points gagnants, une forte efficacité au smash et le meilleur Player Contribution Index de la finale, l’Espagnole a été la joueuse qui a le plus pesé sur le match. Les chiffres montrent ainsi comment Triay / Brea ont pris l’ascendant sur leurs adversaires, notamment grâce à une gestion beaucoup plus propre des échanges et des fautes directes.
Un avantage global pour Triay / Brea
Sur l’ensemble de la rencontre, Triay / Brea remportent 119 points, contre 102 pour Sánchez / Ustero. Cet écart de 17 points traduit une domination réelle, même si le second set remporté au tie-break par leurs adversaires a relancé temporairement la finale.
La différence s’explique notamment par la gestion des occasions importantes.
Triay / Brea convertissent 4 balles de break sur 15, tandis que Sánchez / Ustero n’en concrétisent que 2 sur 9.
La production offensive, en revanche, est presque identique :
- 57 points gagnants pour Triay / Brea
- 56 points gagnants pour Sánchez / Ustero
La véritable différence se situe ailleurs : dans la gestion des fautes directes.
Triay / Brea commettent 29 fautes non provoquées, alors que Sánchez / Ustero en totalisent 48.
Ce différentiel de 19 fautes pèse énormément à ce niveau et explique en grande partie l’issue du match.
Gemma Triay, joueuse la plus influente de la finale
Si l’on s’intéresse aux performances individuelles, un chiffre saute immédiatement aux yeux : Gemma Triay domine largement le Player Contribution Index avec 30,69, soit le score le plus élevé de la finale.
Ses statistiques sont particulièrement impressionnantes :
- 35 points gagnants
- 12 fautes non provoquées
- 7 fautes provoquées
- 4 assists
- 15 smashs gagnants sur 24 tentés
- KPoints : 2,6
Triay a été la joueuse qui a le plus pesé offensivement dans cette finale. Sa capacité à conclure les points au filet et son efficacité au smash ont régulièrement mis la pression sur la paire adverse.
Mais au-delà des chiffres, son influence se lit surtout dans la dynamique du match. Sur le graphique du Player Contribution Index, sa courbe ne cesse de monter au fil de la rencontre, signe d’une joueuse qui prend progressivement le contrôle du match.
Ustero impressionne malgré la défaite
Dans le camp adverse, Andrea Ustero signe une performance remarquable malgré la défaite de son équipe. Avec un Player Contribution Index de 18,44, elle est la deuxième joueuse la plus influente de la finale.

Ses chiffres témoignent d’une activité offensive importante :
- 38 points gagnants
- 27 fautes non provoquées
- 6 fautes provoquées
- 5 assists
- 20 smashs gagnants sur 31 tentés
- KPoints : 8,35
Ustero a été la joueuse la plus agressive de la finale et celle qui a inscrit le plus de points gagnants. Son volume de jeu offensif a permis à la paire Sánchez / Ustero de rester au contact, notamment dans le deuxième set remporté au tie-break.
Cependant, cette prise de risque s’accompagne aussi d’un nombre élevé de fautes directes, qui a pesé sur l’équilibre global du match.
Un match plus difficile pour Ariana Sánchez
De son côté, Ariana Sánchez a connu une finale plus compliquée. Elle termine avec un Player Contribution Index de 0,8, ce qui reflète une influence beaucoup plus limitée dans la rencontre.
Ses statistiques sont révélatrices :
- 18 points gagnants
- 21 fautes non provoquées
- 8 fautes provoquées
- 7 assists
- 1 smash gagnant sur 2
Ce différentiel entre points gagnants et fautes directes illustre une rencontre où Sánchez n’a pas réussi à imposer son rythme habituel.

Delfi Brea solide malgré des statistiques plus discrètes
Dans la paire victorieuse, Delfi Brea a affiché des statistiques plus modestes mais a joué un rôle important dans l’équilibre de l’équipe.
Elle termine avec :
- 22 points gagnants
- 17 fautes non provoquées
- 10 fautes provoquées
- 7 assists
- 0 smash gagnant sur 2 tentatives
Son Player Contribution Index de 6,49 montre qu’elle a apporté un soutien constant à Triay, notamment dans la construction des points et dans le jeu de fond de court.

La dynamique du match confirmée par les données
Le graphique du Player Contribution Index révèle une évolution intéressante de la finale.
Après un début relativement équilibré, Triay prend progressivement l’ascendant et creuse l’écart au fil des jeux. Ustero reste la seule joueuse capable de suivre ce rythme, tandis que Sánchez connaît plusieurs phases négatives dans la rencontre.
La victoire de Triay / Brea se construit donc progressivement, grâce à une meilleure constance et à une gestion plus propre des échanges.
Pourquoi Triay / Brea ont remporté cette finale
Quatre éléments principaux expliquent leur succès :
- Un meilleur contrôle des fautes directes
- Une efficacité supérieure sur les balles de break
- Une Triay dominante dans les moments clés
- Un duo plus équilibré sur l’ensemble du match
Face à une paire Sánchez / Ustero capable de produire beaucoup de points gagnants mais aussi de commettre davantage d’erreurs, la régularité de Triay / Brea a fait la différence.
La MVP du match : Gemma Triay
Au regard des statistiques, Gemma Triay est clairement la joueuse de la finale.
Elle domine :
- le Player Contribution Index
- les points gagnants côté Triay / Brea
- l’efficacité au smash
- l’impact global sur la dynamique du match
Sa performance a servi de base à la victoire de son équipe et confirme son statut de joueuse capable de faire basculer une finale au plus haut niveau.

Une finale révélatrice du niveau du circuit féminin
Cette finale du Gijón P2 confirme aussi la densité actuelle du circuit féminin. Malgré la victoire de Triay / Brea, la performance d’Andrea Ustero, capable de rivaliser statistiquement avec les meilleures joueuses du circuit, montre l’émergence d’une nouvelle génération prête à bousculer la hiérarchie.
Mais sur cette finale, une chose est claire : Triay a pris le contrôle du match, et c’est ce leadership qui a permis à son équipe de soulever le trophée à Gijón.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.
































































































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