Qualifié aux côtés de Bastien Blanqué pour les quarts de finale de ces Championnats de France 2022, Thomas Leygue a accepté de répondre à quelques questions posées par des internautes au micro de Padel Magazine après la rencontre.
Le statut de futur numéro 1 français qu’on lui colle
Je ne le prends pas avec pression. Je suis content que les gens pensent ça, bien sûr que c’est toujours flatteur d’être sous les feux des projecteurs et d’être considéré comme « le futur ».
Après pour être sincère, c’est un objectif. Il y a beaucoup plus de concurrence qu’avant (parmi les jeunes), alors qu’il y a un ou deux ans j’étais parmi les seuls de mon âge sur le circuit français. Maintenant il y a Manu (Vives), Dylan Guichard, Julien (Seurin)…et après il y en a encore d’autres qui sont un peu plus jeunes et commencent à très bien jouer.
Après l’objectif est surtout international. C’est bien beau d’être le numéro 1 français, mais là-bas tu redescends très vite sur terre. Car à part Ben qui fait une très belle saison et qui va titiller un peu le tableau final, c’est vrai que pour le reste on est souvent cantonnés aux preprevias.
Ici on a un peu la lumière sur nous, mais quand on arrive en Espagne ça devient très vite difficile de passer les qualifications.
Mais bref pour répondre à la question initiale, je le vis bien (d’être considéré comme le futur numéro 1) !
Plutôt Premier Padel, WPT ou APT ?
Je suis « pour » Premier Padel, car ils respectent beaucoup plus les conditions pour nous les joueurs de qualif notamment. Les “prize money” sont beaucoup plus intéressants.
Je souhaite en tout cas que ce circuit prime dans les prochaines années.
Après il faut savoir que le WPT vient de nous faire une proposition à nous les joueurs. Sincèrement la situation est un peu compliquée, on verra ce que les joueurs décideront (NDLR : par le biais de l’association des joueurs).
Le problème est que le WPT a proposé un contrat qui force un peu ceux qui ne gagnent pas leur vie avec le padel à signer. C’est un peu : « Je peux te donner de l’argent, mais seulement tu signes avec moi ». Je pense que stratégiquement ce n’était pas la meilleure solution à choisir pour eux.
Je sais que le contrat demande de jouer un minimum 15 tournois à l’année et que derrière on est libre d’aller jouer d’autres tournois.
Mais c’est vrai que d’être sur 3 circuits différents en tant que joueur ça n’a pas trop de sens…même si l’APT est complètement en marge du WPT et de Premier Padel (NDLR : parce que les joueurs qui y participent ne sont pas souvent ceux que l’on voit sur ces circuits-là).
En tout cas, j’espère que dans le futur il n’y ait qu’un seul et unique circuit !
Son prochain partenaire pour les prochains WPT et Premier Padel ?
Je ne sais pas encore. J’ai eu pas mal de propositions, je suis en train de réfléchir.
Le truc aussi c’est que j’ai pris la décision de jouer à droite sur le circuit international. J’ai eu de belles propositions de joueurs de droite, mais le souci serait de devoir retourner à gauche…du coup je suis encore en pleine réflexion.
Je réfléchis un peu à un projet avec quelqu’un qui vit sur Madrid, qui a à peu près mon âge, les mêmes ambitions etc…mais je ne sais pas encore sincèrement.
Le fait que les Mondiaux se déroulent à Dubaï et non à Doha
On était très déçus initialement que les Mondiaux se répètent à Doha, même s’il est vrai que je pense qu’il s’agissait des meilleurs Championnats du monde de padel organisés l’année dernière.
C’était incroyable, l’expérience était folle. Mais le fait d’y retourner encore une fois…cela aurait été un peu compliqué.
Là, le fait de changer et d’aller à Dubaï c’est incroyable. C’est un kiff de fou. On a tous vraiment hâte d’y aller !
Le potentiel retour de Jessica Ginier en équipe de France
Comme elle était enceinte, c’est vrai que c’était compliqué pour elle de pouvoir « lutter » avec ses principales concurrentes au niveau des résultats et des performances, mais je pense qu’elle fera son retour en équipe de France l’année prochaine si elle continue sur cette lancée.
J’ai cru entendre qu’elle s’entraînait vraiment très dur…donc ça ne m’étonnerait vraiment pas qu’elle fasse son comeback en équipe de France.
Et ce sera bénéfique pour l’équipe de France, parce que Jessica est une joueuse puissante, capable de faire la différence à tout moment.
Et vraiment si elle réussit à éviter les pépins physiques, elle fera de nouveau partie des meilleures joueuses françaises.
Le problème des championnats de France au niveau du calendrier
C’est vrai que Jérémy Scatena et Ben Tison ont raison, car ça nous coûte cher sur notre saison. On perd des points impossibles à rattraper parce que tu t’enlèves un tournoi.
Le plus gênant c’est plus l’enchaînement de tout ça qui est arrivé très rapidement : le stage Équipe de France, les Championnats de France, les deux week-ends de Championnats du monde..on s’enlève 4 week-ends et c’est beaucoup trop compliqué pour nous qui jouons un classement en fin de saison.
Et le souci c’est qu’on ne peut pas se permettre de rater des compétitions : tous les tournois comptent.
Ben (Tison) jouait la 55e place je crois à peu près, il avait fait beaucoup de bons résultats sur le milieu d’année. Là il a fait deux mauvais résultats et en plus derrière il rate le WPT de Mexico (NDLR : dont les qualifications se disputent ce weekend à Madrid), donc au niveau du classement ça risque de se faire ressentir. En participant aux Championnats de France, il va perdre cette occasion de jouer ces tournois et d’engranger des points.
J’aimerais pouvoir jouer les Championnats de France l’année prochaine, et que ça ne coïncide avec aucun tournoi. Mais cela dépendra du calendrier, en espérant qu’il soit moins chargé durant les prochaines saisons, parce que ça devient presque injouable.
Mais si les grosses échéances françaises (championnats de France + P2000) viennent à nous faire rater autant de tournois, on va devoir commencer à envisager de ne plus venir sur tous les P2000 et les Championnats de France.
Pour mon cas, je ne suis pas à 100% dans cet état d’esprit là parce que pour moi le titre de Champion de France a encore beaucoup d’importance. Même s’il est vrai que remporter le trophée sans Ben (Tison), Scatena ou Bergeron, cela n’aurait plus la même valeur.
Par exemple quand on a gagné le P2000 des Pyramides cette année avec Bastien (Blanqué) on était les plus heureux du monde. Mais il n’y avait pas Tison et Scatena par exemple.
Et même si on a joué Inzerillo et Bergeron qui sont une paire aussi forte que nous, ou encore Adri (Maigret) et Gaspar en demi-finale, c’était un tournoi particulièrement relevé mais qui n’avait pas forcément la même saveur que lorsqu’on avait gagné le P2000 de Padel Horizon en début d’année.
Passionné de football, j’ai découvert le padel en 2019. Depuis, c’est l’amour fou avec ce sport au point de délaisser mon sport de prédilection.























































































FIP Tour : Courrin / Seux passent le premier tour, Merah et Marcarie / Senjean toujours en lice
Les clubs de padel à Strasbourg : où jouer dans la capitale alsacienne ?
Marta Ortega encense Martina Calvo : « Elle a tout pour devenir numéro 1 »
Aranza Osoro forfait pour le P2 de Cancún avec un retour espéré pour Miami
“Tapia, Galán ou Chingotto en interclubs ? Pourquoi pas !” rêve Jean-Thomas Peyrou
Jorge Martínez : « Battre Coello et Tapia demande presque un match parfait »
Paquito Navarro : « Jouer avec Coello, c’est comme jouer au football avec Messi »
“Une semaine très difficile” : Delfi Brea révèle avoir été malade avant son titre au Gijón P2
Les Assises du padel arrivent à Paris : les inscriptions encore ouvertes pour l’édition 2026
Le Bullpadel Show 06 de retour à Juan-les-Pins les 19 et 20 juin 2026
À Paris, les Assises du padel réunissent clubs, entreprises et partenaires du secteur
Classement FIP : Guichard aux portes du top 100 mondial, les Français continuent leur progression
Delfi Brea franchit la barre des 25 titres sur le circuit professionnel
Sanyo Gutiérrez vers une nouvelle association avec Víctor Ruiz
STAR : le padel réinventé entre sport, élégance et networking
La Colombie, nouveau moteur du padel latino-américain
L’Espagne s’invite à La Bandeja avec deux stages intensifs de padel
Espagne – France : deux modèles qui façonnent le padel européen
AECP et Padel Sport Academy signent un protocole d’amitié et d’assistance mutuelle
Être grand au padel : un avantage au service avec la règle FIP ?
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Et Ducati créa la pala la plus rapide du monde !
Augsburger, le smash comme signature : entre génie et précipitation
L’analyse tactique de Mario Cordero sur un match de Léo – Meilleur sportif
Joueurs de droite : le choc des approches générationnelles
Quand le padel se synchronise : pourquoi on tombe parfois dans le rythme de l’adversaire
Le padel en simple est-il autorisé en compétition officielle ?
Les règles litigieuses au padel : ce que dit vraiment le règlement
Service au padel : à quelle hauteur exacte faut-il frapper la balle selon la FIP ?
Yanguas : d’immenses qualités au service d’un mental encore fragile
Ale Galán : une main meutrie mais qui ne l’arrête pas !
Prévenir les blessures au padel : les méthodes qui permettent de jouer plus longtemps
Échauffement, étirements, récupération : les clés pour durer
Le padel des enfants : une culture installée en Espagne, un modèle inspirant pour la France