Présent à Yaoundé dans le cadre d’un événement exceptionnel autour du ministre camerounais de l’Intérieur, Paul Atanga, Cédric Pioline a participé à une initiative sportive hors norme : un défi physique visant une entrée au Guinness World Records.
À plus de 60 ans, le ministre s’est lancé dans un marathon tennistique de plusieurs heures sans pause, sous une forte chaleur. Une performance qui a marqué l’ancien numéro 5 mondial, autant sur le plan humain que sportif.
Un défi physique qui dépasse le sport
Dès les premiers échanges, Cédric Pioline insiste sur l’impact du moment :
« C’était magnifique. On pourrait penser qu’il y a un côté décalé, mais j’ai rencontré quelqu’un de passionné par le tennis, connaisseur. »
Au-delà de la symbolique, c’est surtout la dimension physique et mentale du défi qui l’a impressionné :
« Jouer quatre heures de suite, sans boire, sans s’asseoir, avec la chaleur… ça démontre énormément de volonté, d’abnégation et de détermination. »
Mais l’ancien joueur français souligne aussi un autre aspect, plus humain :
« On voyait un enfant sur le terrain. Il souriait après chaque point, que ce soit le sien ou celui de l’adversaire. »
Un message fort pour les jeunes et pour le sport
Pour Pioline, cette initiative dépasse largement le cadre d’un record :
« Il y a un message derrière. Il s’est lancé un défi personnel, mais il y avait aussi des jeunes qui regardaient. »
Il insiste sur les valeurs fondamentales du sport :
« Le dépassement de soi, la concentration, l’engagement… c’est tout ce que le sport peut transmettre. Et là, c’était concret. »

Arazi, Roland-Garros 1998 : un match resté dans les mémoires
L’échange dérive ensuite vers un souvenir marquant : le quart de finale de Roland-Garros 1998 face à Hicham Arazi.
Entre humour et respect, Pioline revient sur cette rivalité devenue amitié :
« Aujourd’hui on en rit, mais sur le court, on était adversaires. En dehors, c’est autre chose. »
Avec le recul, il livre une analyse lucide :
« Ce jour-là, il jouait mieux que moi. Il aurait dû gagner. J’ai gagné parce que j’étais à Roland-Garros, avec le public derrière moi. »
Il rend un hommage appuyé au joueur marocain :
« C’était du très haut niveau. Un joueur instinctif, un artiste. Gaucher, imprévisible, très difficile à manœuvrer. »
Ce match, long de plus de quatre heures, illustre selon lui l’essence même du sport :
« Sur ce type de rencontres, tout se joue sur quelques points. Il y a toujours une part d’incertitude et d’énergie difficile à expliquer. »
Il évoque notamment un point clé dont Arazi se souvient encore :
« Une volée amortie que j’ai faite en plongeant… apparemment c’était un moment important. »
Ce tournoi reste son meilleur résultat Porte d’Auteuil, avec une demi-finale à la clé.
Mais la suite est plus compliquée :
« J’avais déjà joué trois matchs en cinq sets. J’étais arrivé en demi-finale avec le réservoir vide. »
Face aux spécialistes de la terre battue, l’état physique a été déterminant :
« J’avais le jeu pour les battre, même sur terre. Mais il fallait être à 100 %, voire 110 %. »

L’évolution du tennis : vers un jeu plus uniforme
Pioline analyse également les transformations du tennis moderne :
« Le jeu est devenu plus physique, mais surtout les surfaces se sont uniformisées. »
Il explique :
« La terre battue s’est accélérée, le gazon s’est ralenti. Aujourd’hui, les rebonds sont plus similaires. »
Conséquence directe :
« Le style du serveur-volleyeur a quasiment disparu. À l’époque, c’était indispensable sur gazon. Aujourd’hui, c’est risqué. »
Padel : un sport accessible, mais pas totalement adopté
Interrogé sur le padel, très en vogue, Pioline reconnaît ses qualités :
« C’est un sport très convivial, accessible, on s’amuse rapidement. »
Il observe notamment son développement chez les anciens joueurs :
« Beaucoup de quadragénaires et quinquagénaires s’y mettent après le tennis. »
Mais à titre personnel, l’ancien finaliste de Grand Chelem reste mesuré :
« Je comprends l’intérêt, mais je n’ai pas totalement accroché. Je joue quelques fois par an, sans plus. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


































































































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