À 37 ans, Paquito Navarro continue de faire partie des figures incontournables du padel mondial. Toujours installé dans l’élite de Premier Padel, le Sévillan a entamé depuis deux tournois une nouvelle aventure aux côtés de Martín Di Nenno, avec qui il avait frôlé la place de numéro 1 mondial en 2021.
Dans un long entretien accordé à MARCA, l’Espagnol s’est confié sur sa carrière, sa paternité, sa relation avec ses partenaires, le Mondial à venir et sa future retraite.
« Je suis un malade de la compétition »
Dix-sept ans après ses débuts professionnels aux côtés de Tito Allemandi, Paquito reste animé par la même passion.
« Ce qui me plaît, c’est la compétition. Peu importe qui est en face de moi, j’entre sur le terrain en pensant que je vais gagner. »
Le Sévillan reconnaît toutefois que sa vision de la compétition a évolué. Les objectifs ne sont plus les mêmes qu’à l’époque où il poursuivait le rêve de devenir numéro 1 mondial.
« Aujourd’hui, il faut gérer les attentes et éviter de se frustrer. Je suis entouré de monstres de 25 ans. Il faut se préparer à souffrir un peu plus. »
La paternité a tout changé
Devenu père, Paquito explique avoir découvert une nouvelle perspective sur la vie.
« Je ne savais pas qu’on pouvait aimer autant une petite personne. Cela remet les pieds sur terre et change complètement les priorités. »
Son souhait ? Que son fils puisse profiter de ses dernières années de carrière.
« J’aimerais qu’il me voie encore jouer et qu’il puisse m’accompagner sur quelques tournois. »
« Être un bon partenaire a été ma tâche inachevée »
Connu pour son tempérament volcanique sur le terrain, Paquito fait preuve d’une grande lucidité sur ses défauts.
« Mon comportement avec mes partenaires a été ma tâche inachevée. »
Il reconnaît que son exigence, parfois excessive, lui a parfois porté préjudice.
« Cette exigence, je l’ai avec mes partenaires mais encore plus avec moi-même. Quand je me vois dans certaines vidéos, jeter la raquette ou m’emporter, j’ai honte. Si mon fils voyait ça, je serais gêné. »
Le Sévillan assure toutefois travailler sur cet aspect de sa personnalité, notamment grâce à son nouveau partenaire.
« Martín est l’un des meilleurs partenaires que j’ai eus. Il est toujours positif et cela m’aide à progresser. »
Pourquoi avoir retrouvé Di Nenno ?
Paquito avoue que cette nouvelle association est avant tout une histoire de sensations.
« Je ne cherchais pas de partenaire. Les résultats avec Fran Guerrero étaient plutôt bons. Mais j’ai accepté de rejouer avec Martín par nostalgie et parce que je voulais revivre ce que nous avions connu ensemble. »
Selon lui, Di Nenno a également évolué.
« Il veut maintenant privilégier la performance. Il m’a même dit qu’il avait besoin que je continue à le pousser et à être exigeant avec lui. »
Les deux hommes se sont fixé un objectif réaliste : s’installer régulièrement en quarts de finale et devenir une paire capable de gêner les meilleurs.

Le Mondial ? « Ce sera du 50-50 »
À quelques mois du Championnat du monde, Paquito estime que l’Espagne et l’Argentine sont plus proches que jamais.
« Ce sera probablement le Mondial le plus équilibré de l’histoire. Il n’y a pas de nation clairement supérieure à l’autre. »
L’Espagnol ne se considère d’ailleurs pas comme un joueur assuré de faire partie des huit sélectionnés.
« Je ne me vois pas comme un titulaire indiscutable. Il y a énormément de concurrence. »
« Avec l’Espagne, j’ai tout vécu : perdre et gagner des points décisifs, perdre et gagner des matchs sans grand enjeu… Le parcours a été magnifique et j’espère être retenu pour ce Mondial, car je pense que ce sera mon dernier. »
Il espère néanmoins participer à cette édition, qu’il considère probablement comme sa dernière.
Le cas Galán-Lebrón ne l’inquiète pas
Interrogé sur les tensions entre Alejandro Galán et Juan Lebrón, Paquito s’est montré très serein.
« Que les gens soient tranquilles : si Lebrón et Galán doivent jouer ensemble pour l’Espagne au Mondial, ils le feront. »
Selon lui, les deux joueurs sauront mettre leurs différends de côté lorsqu’il s’agira de défendre les couleurs de leur pays.
Une retraite encore floue
Quant à l’après-padel, Paquito reconnaît ne pas avoir encore de plan précis.
« Honnêtement, je ne sais pas. »
Le Sévillan a toutefois déjà dressé une longue liste d’envies : passer davantage de temps avec ses proches, apprendre parfaitement l’anglais, progresser au golf, jouer de la guitare, faire le chemin de Saint-Jacques, parcourir la Route 66 ou encore visiter la Chine.
Une chose est certaine en revanche : il ne compte pas s’éloigner complètement du padel.
« J’aimerais continuer à apporter ma pierre à l’édifice, même si je ne sais pas encore si je me vois entraîneur. »
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !


























































































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