Focus sur l’Espagnol Miguel Gonzalez, finaliste du P2000 de PadelShot Caen avec Benjamin Grué. Le 94ème au ranking FIP passe à notre micro et nous permet d’en savoir un peu plus sur lui.

La victoire contre Bergamini / Ruiz à Acapulco : le gros coup du début d’année

“Je ne pensais pas qu’il y avait un tel niveau en France. On a eu des matchs difficiles et un peu de chance en demi-finale avec la blessure à la cheville de Benoit Theard, j’espère qu’il sera vite remis. La finale fut très difficile face à Johan Bergeron et Max Moreau que je connais bien.”

“J’ai joué l’année passée mon premier tableau principal à Madrid, ce fut incroyable parce que cela faisait un moment que je restais aux portes du cuadro, donc ça a fait plaisir.

En ce début d’année, je suis très content de la victoire (NDLR : avec Daniel Santigosa) face à Bergamini et Victor Ruiz. Je ne pensais pas pouvoir battre des joueurs de ce niveau donc ça fait très plaisir !

Désormais, tous les joueurs s’entraînent dur, tout le monde joue bien, et je pense que les écarts sont minimes : tu peux battre n’importe qui et perdre contre n’importe qui.”

Un joueur défensif

“Je suis un joueur au profil plus défensif qu’offensif. Disons que ma force c’est d’être très rapide, très électrique. Je suis un joueur plus de transition que d’attaque, je n’ai pas un gros smash pour finir les points mais je suis à l’aise pour défendre et dans les transitions.”

Ses idoles ? Ses rêves ? Son tournoi favori… ?

“Dans la vie, je suis fan de Rafael Nadal, c’est le roi de Roland-Garros, et de Cristiano Ronaldo.”

“Dans le padel, je n’ai pas vraiment de rêve, mais plutôt des objectifs : me dépasser au quotidien, progresser au classement tous les ans, m’améliorer au niveau personnel que ce soit en termes de mental, sur le terrain, au niveau technique également même s’il y a toujours une limite… Pour résumer, j’essaye de devenir une meilleure personne et un meilleur joueur de padel.”

“Mon tournoi favori est celui d’Acapulco, puisque c’est là que j’ai connu mon meilleur résultat jusqu’à présent (rires), mais j’aime aussi énormément Rome et Roland-Garros.”

Beaucoup de temps en déplacement…

“Ce que j’aime le plus au padel c’est la compétition, j’ai un gros esprit de compétition ! Ce que j’aime le moins c’est qu’il y a peu d’engagement entre partenaires, les gens pensent à court terme et veulent changer trop vite de coéquipier. Je pense que les choses prennent du temps et que pour avoir de bons résultats il faut des projets plus longs.”

“Le plus difficile c’est le fait d’être toute l’année en déplacement, de voir très peu la famille, de ne pas passer beaucoup de temps à la maison. Les gens pensent souvent qu’il n’y a pas mieux que jouer au padel parce que tu voyages dans le monde entier mais la réalité est différente. Bien sûr, on voyage beaucoup, parfois on peut faire du tourisme et profiter mais c’est un travail, c’est notre métier, et c’est très difficile de passer son temps en vadrouille. Je le fais parce que j’aime ça évidemment, mais ce n’est pas simple, surtout pour les joueurs comme moi qui perdent plus souvent qu’ils ne gagnent…”

“L’objectif c’est d’être un joueur respecté et de pouvoir me battre face à tous les joueurs, les bons, comme ceux de mon niveau. J’aimerais monter au classement pour entrer directement dans les tableaux finaux. En France, à chaque fois qu’il n’y aura pas d’autre tournoi, si Ben m’invite ou que j’ai une opportunité, j’essaierai de venir !”

L’interview en totalité (en espagnol) :

Xan est un fan de padel. Mais aussi de rugby ! Et ses posts sont tout aussi punchy. Entraîneur physique de plusieurs joueurs de padel, il déniche des posts atypiques ou traite de sujets d’actualité. Il vous donne également quelques conseils pour développer votre physique pour le padel. Clairement, il impose son style offensif comme sur le terrain de padel !