À seulement 21 ans, Leo Augsburger vit une trajectoire fulgurante. Tout juste sacré sur le circuit Premier Padel à Bruxelles, l’Argentin a pourtant fait un choix à contre-courant : retourner jouer… un tournoi local à Posadas, sa ville d’origine.

De Bruxelles au padel de quartier

Le contraste est saisissant. Quelques jours après avoir remporté son premier titre avec Juan Lebrón, Augsburger délaisse les projecteurs du circuit international pour une compétition régionale en Argentine.

Du 1er au 3 mai, il sera aligné aux côtés de son ami d’enfance Renzo Beccaluva dans une épreuve locale, dotée d’environ 800 euros. Un cadre bien loin des standards du haut niveau, mais chargé de sens pour le joueur formé à Posadas.

Ce n’est d’ailleurs pas une première. Déjà ces derniers mois, il avait participé à des tournois nationaux, notamment avec Tino Libaak, preuve de son attachement au développement du padel dans son pays.

Leo Augsburger, retour aux sources après le sacre de Bruxelles

Une victoire fondatrice sur le circuit

Ce retour aux sources intervient après un moment charnière. À Bruxelles, Augsburger et Lebrón ont franchi un cap en s’offrant leur premier titre ensemble.

Leur parcours a marqué les esprits : victoire face à la paire Alejandro Galán / Federico Chingotto en demi-finale, puis succès en finale contre Arturo Coello et Agustín Tapia.

Une performance de référence qui les installe comme une alternative crédible aux deux paires dominantes du circuit.

En conférence de presse, l’Argentin n’a pas caché la confiance affichée durant la finale :
« On n’a jamais pensé qu’on pouvait perdre. En dehors, il y a de l’amitié, mais sur le terrain ça s’arrête. Même après avoir perdu le premier set, on savait qu’on avait les armes. »

Garder les pieds sur terre

Ce détour par Posadas n’est pas anodin. Il raconte quelque chose de la personnalité d’Augsburger : un joueur en pleine ascension, mais encore profondément attaché à ses racines.

« Être loin de la famille a ses côtés difficiles, mais en Espagne j’ai trouvé une autre famille », confiait-il récemment.

Dans un calendrier toujours plus dense, ce retour à la maison apparaît comme une respiration. Une manière de couper avec la pression, de retrouver des repères… et peut-être aussi de se rappeler d’où tout a commencé.

Une parenthèse simple, presque intime, avant de replonger dans les exigences du très haut niveau

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !