La dynamique s’est clairement inversée. Après un début de saison impressionnant, la paire formée par Ari Sánchez et Andrea Ustero traverse une zone de turbulences. Éliminées en quart de finale du P2 de Bruxelles par Tamara Icardo et Claudia Jensen, 6/4, 6/2, elles enchaînent un quatrième tournoi sans finale. Un coup d’arrêt qui commence à interroger.

Icardo / Jensen solides, Sánchez / Ustero (beaucoup) trop imprécises

Le contraste a sauté aux yeux sur la piste bruxelloise. D’un côté, une paire Tamara Icardo / Claudia Jensen appliquée, rigoureuse, presque clinique. De l’autre, une association Ari Sánchez / Andrea Ustero en difficulté, plombée par un volume de fautes directes bien trop élevé.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 18 fautes seulement pour Icardo / Jensen, contre… 45 pour leurs adversaires. Un écart qui résume à lui seul la physionomie du match.

Le jeu offensif et à haut risque d’Andrea Ustero, si efficace en début de saison, s’est cette fois retourné contre elle. Quand tout fonctionne, son agressivité fait des ravages. Mais dès que le curseur se dérègle, la sanction est immédiate. Et à Bruxelles, cela s’est transformé en véritable passage à vide.

Icardo / Jensen solides, Sánchez / Ustero (beaucoup) trop imprécises

Plus de finale depuis Gijón

Il y a encore quelques semaines, cette paire incarnait l’une des principales menaces pour les numéros un mondiales.

Leur début de saison avait marqué les esprits : un titre au P1 de Riyad, décroché face à Gemma Triay et Delfi Brea (dans une configuration alors différente), puis une finale disputée à Gijón.

Mais depuis, la dynamique s’est essoufflée. Deux défaites en demi-finales face à Josemaría / González (à New Giza puis Miami), et désormais deux sorties dès les quarts, à Cancun et Bruxelles.

Ce qui faisait leur force : intensité, constance, capacité à imposer le rythme semble s’être progressivement dilué au fil des tournois.

Comment relancer la machine ?

Pour Ari Sánchez, habituée aux sommets et à une régularité presque sans faille, cette période est inhabituelle. Mais son expérience reste un atout majeur.

Sur la piste, elle affiche toujours ce calme qui la caractérise. C’est désormais en dehors du terrain que le rôle sera clé : encadrer, rassurer et remettre en confiance une Andrea Ustero dont le potentiel ne fait aucun doute.

La jeune Espagnole a déjà prouvé, en début d’année, qu’elle pouvait évoluer à un niveau exceptionnel. Reste à retrouver cette lucidité dans les moments clés, ce dosage entre prise de risque et maîtrise.

Le circuit est long. Mais pour Sánchez / Ustero, le temps est venu de réagir si elles veulent rapidement se replacer dans la course aux titres.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !