À seulement 24 ans, Arturo Coello a déjà presque tout gagné. À l’occasion du Valladolid P2, disputé dans sa ville natale, le numéro un mondial s’est confié dans un entretien accordé au quotidien espagnol El Norte de Castilla. Il revient sur le caractère si particulier de ce rendez-vous, ses ambitions pour la saison et cette volonté permanente de continuer à progresser malgré un palmarès déjà exceptionnel.
Valladolid, un tournoi à part dans sa carrière
Chaque année, le retour à Valladolid suscite une émotion particulière pour Arturo Coello. Mais le jeune Espagnol reconnaît que le temps a changé sa manière de vivre l’événement.
« Le stress s’est délité », confie-t-il. « C’est un tournoi spécial parce que je joue dans ma ville et que je peux être avec mes parents. La première fois que j’ai foulé cette piste, c’était quelque chose d’unique. Aujourd’hui, c’est devenu plus naturel et je profite du tournoi d’une autre manière. »
Évoluer devant son public reste néanmoins une immense fierté. Pour Coello, le Valladolid P2 dépasse largement le cadre sportif.
« C’est une excellente nouvelle pour le padel espagnol et pour la ville. Beaucoup de personnes peuvent venir voir les meilleurs joueurs du monde. Le travail réalisé pour faire venir le padel à Valladolid est énorme et je suis très heureux de pouvoir jouer ici. »
« Le plus beau émotionnellement », mais pas le plus important sportivement
On pourrait penser qu’un titre à domicile représente l’objectif absolu de sa saison. Pourtant, le numéro un mondial distingue clairement l’émotion de l’enjeu sportif.
« Si je suis honnête, non », répond-il lorsqu’on lui demande si Valladolid est le tournoi qu’il rêve le plus de remporter.
« Aujourd’hui, l’objectif est clair : rester numéro un mondial. Les Majors rapportent davantage de points. En revanche, sur le plan émotionnel, Valladolid est certainement l’un des plus beaux tournois. »
Cette quête du sommet influence également son approche mentale. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, Coello ne ressent pas davantage de pression en évoluant devant son public.
« Le système de points nous oblige à être performants chaque semaine si l’on veut rester numéro un. C’est cela qui me met le plus de pression. Ici, à Valladolid, je ressens surtout le soutien des gens. J’ai appris à profiter de ce tournoi. Je l’ai gagné sur la Plaza Mayor, je l’ai aussi remporté en indoor. Cette année, je veux simplement le vivre différemment. »
Une obsession : continuer à progresser
Malgré son impressionnant palmarès à seulement 24 ans, Arturo Coello estime être encore loin d’avoir atteint ses limites.
« Il me reste beaucoup d’objectifs à accomplir. Heureusement. »
Sa priorité n’est pas seulement d’empiler les trophées.
« Mon principal objectif est de devenir meilleur chaque jour, de ne pas stagner dans mon jeu ni dans ma personnalité. Si cela me permet de rester numéro un, tant mieux. Sinon, je continuerai à travailler. »
Une philosophie qui nourrit sa motivation au quotidien.
« Il y a encore énormément de choses que je n’ai pas réalisées dans ce sport. Je suis jeune, ma carrière se passe très bien, mais je ne me contente pas de ce que j’ai déjà fait. J’en veux beaucoup plus. »
« Le personnage change, pas la personne »
Interrogé sur les sacrifices imposés par le très haut niveau, Coello refuse de se présenter comme un sportif au quotidien hors norme.
« Beaucoup de gens se lèvent très tôt pour aller travailler, que ce soit dans un bureau ou dans les champs. Ce serait injuste de dire que ma vie est plus difficile que la leur. Je fais simplement le sport que j’aime. »
Le principal sacrifice reste l’éloignement de ses proches.
« Être loin de ma famille est probablement ce qui me coûte le plus. Mais cela fait partie de cette vie, et les aspects positifs sont nombreux. »
Enfin, le leader du classement mondial estime que le succès n’a pas profondément modifié celui qu’il est.
« La personne est restée la même. En revanche, le personnage évolue avec la croissance du padel à travers le monde. Nous devons nous adapter aux nouvelles responsabilités et aux exigences qu’implique le fait d’être un joueur professionnel. »
À Valladolid, Arturo Coello tentera cette semaine de conserver son titre devant son public. Une victoire qui aurait une saveur particulière, même si, comme il le rappelle lui-même, la véritable ligne de mire reste le fauteuil de numéro un mondial.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !
































































































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