Paquito Navarro et Martin Di Nenno ont frôlé l’élimination vendredi à l’approche des minuits, avant de renaître de leurs cendres samedi à 0h45… La deuxième meilleure paire mondiale s’est qualifiée pour les demi-finales du WPT de Toulouse, après 2 h 38 d’un match à rebonds et à suspense, remporté 4/6 7/5 6/4 face à Alejandro Ruiz et Momo Gonzalez.

Ale Ruiz exceptionnel, Momo Gonzalez impérial

On peut vraiment dire que les favoris sont revenus de l’enfer dans ce match. Comme un symbole, cela avait commencé par un break blanc perdu par Paquito, tout sauf incisif durant les deux premiers sets. A l’inverse, les Espagnols ont nettement dominé les débats, grâce à un Ale Ruiz exceptionnel en défense et surtout à un Momo Gonzalez impérial en attaque. Durant plus d’une heure et demie, le joueur de 21 ans a constamment martyrisé dans la diagonale de revers un Paquito à qui seuls des sauts à 4 mètres auraient permis de défendre les smashes d’une rare violence d’un Momo en pleine confiance.

La machine s’est enrayée

Alors que le body language de Navarro/Di Nenno trahissait tout sauf de la confiance, Ale et Momo ont servi pour le match à 6/4, 5/4. Et soudain, en l’espace de deux points, leur machine à coups s’est enrayée. Un punto de oro a bien failli les envoyer en demie, mais Di Nenno et Navarro ont défendu comme des diables, avant qu’une bandeja de Gonzalez n’échoue dans la grille. Et à 5-5, la confiance a entrepris de changer de camp : contre le cours du jeu, Paquito et Martin se sont offert un 3e set.

Vers minuit, un tout autre match a débuté au Palais des Sports de Toulouse. On a cru qu’il irait jusqu’au tie-break, mais un premier break dans cette manche a permis aux têtes de série 2 de faire respecter la hiérarchie. Cette balle de match ratée va hanter la nuit des Espagnols, c’est sûr !
Quant à la paire hispano-argentine, elle retrouvera ce samedi en demie les autres qualifiés du bas de tableau, Lima et Stupa, tombeurs de Tello/Chingotto.

jérome arnoux journliaste

Après 40 ans de tennis, Jérôme tombe dans la marmite du padel en 2018. Depuis, il y pense tous les matins en se rasant… mais ne se rase jamais pala en main ! Journaliste en Alsace, il n’a d’autre ambition que de partager sa passion avec vous, que vous parliez français, italien, espagnol ou anglais.