Thomas Vanbauce se confie sur les raisons de sa séparation avec Dorian de Meyer, évoquant leur divergence d’objectifs et son aspiration à vivre du padel. Il partage son parcours, ses réflexions sur leur duo et ses ambitions futures.
Le parcours avec Dorian de Meyer
“Dorian m’a amené à jouer ma première partie de padel. Nous avons commencé ensemble à participer à des tournois et à nous battre pendant un an avant de remporter notre premier P100 ensemble. Nous avons gravi les échelons et sommes partis de très loin en termes de niveau. Nous avons atteint notre meilleur classement français en septembre 2022, en étant 10e, ce qui est magnifique parce que c’est quelque chose que nous n’aurions jamais espéré atteindre ; c’était un rêve.
En fait, quand on commence à jouer au padel, on ne se dit pas qu’on peut pas être 10e français et être aux portes de l’équipe de France, et c’est ça qui est beau. C’est une période assez émouvante, je t’avoue que je ne réalise toujours pas que c’est vraiment terminé. Ce qui est sûr, c’est que le parcours est magnifique et que nous aurions signé tous les jours pour vivre ça. Nous avons vécu des moments incroyables ensemble et le fait de partager une amitié en dehors et sur le terrain fait que tout cela s’est décuplé.”
Les facteurs de la séparation
“Pour être honnête, je pense que les facteurs de cette séparation viennent de moi. J’avais besoin de casser cette mauvaise dynamique que nous avions depuis quelques mois où nous n’obtenions pas de résultats ensemble, que ce soit à l’international ou même en France. Nous avions du mal à retrouver une alchimie sur le terrain et à atteindre un niveau de jeu d’équipe compétitif. Individuellement, j’ai senti une progression de mon côté pendant la pré-saison. J’ai effectué une grosse préparation physique et padel de décembre jusqu’à février. Dorian l’a faite aussi, bien entendu, mais les résultats n’étaient pas en adéquation avec cette progression.
Je me suis dit que pour relancer notre équipe, nous allions faire quelques tournois séparément pour pouvoir mieux repartir ensemble, mais à partir du moment où j’ai pris cette décision de vouloir faire quelques tournois sans lui à l’international, nous nous sommes retrouvés dans une position inédite, car nous avions toujours voulu jouer ensemble, motivés par notre amitié. Je pense qu’il y avait des choses qui nous animaient qui étaient différentes à partir du moment où nous nous sommes professionnalisés. Une fois professionnels, ce qui me fait vibrer, c’est de pouvoir réussir, bien entendu individuellement, mais aussi collectivement avec Dorian, parce que mon projet était avec lui. Mais c’est un choix que j’ai fait de continuer avec lui parce que je crois que Dorian de Meyer et Thomas Vanbauce peuvent aller en équipe de France ensemble, peuvent battre les meilleurs et ont un avenir sur le circuit international.

À la fin de cette année, avec les résultats que nous avions, la question se posait de plus en plus, et moi, je n’ai aucun problème avec l’idée que nous puissions réussir séparément, parce que l’objectif, c’est que nous réussissions tous les deux. Moi, je serai toujours derrière lui, derrière son projet. Je suis intimement convaincu qu’il va réussir, et lui, je pense, voulait que nous réussissions tous les deux ensemble ou rien. C’est cela qui le faisait vibrer.
Nous avions des objectifs qui étaient un peu différents à partir du moment où nous nous sommes professionnalisés. Avant la phase professionnelle, la /question ne se posait pas parce que nous jouions ensemble, parce que nous avions envie de jouer ensemble et que cela nous plaisait. Il n’y avait pas d’horizon important. À partir du moment où nous nous sommes professionnalisés, mon objectif a été de réussir et d’essayer de gagner ma vie avec le padel. Il est essentiel que je réussisse tant au niveau international qu’au niveau français pour être en équipe de France, et je vais me donner les moyens pour y parvenir.”
Sur le plan national
“C’est assez délicat parce que je pense qu’en fait, ce qui nous fait mal, c’est de se rendre compte que nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde en termes d’objectifs vis-à-vis du padel. Ce qui en découle, c’est une sorte de déception, et je pense que cela a cassé quelque chose dans notre duo. Je pense que nous ne nous verrions pas jouer à l’international avec quelqu’un d’autre et ensuite revenir en France pour rejouer ensemble. Dans ce cas-là, c’était vraiment soit on joue ensemble, soit on ne joue pas ensemble. Nous nous sommes toujours refusés de jouer avec l’autre par défaut. En tout cas, moi, je me suis toujours refusé de jouer avec Dorian par défaut et je voulais vraiment que ce soit un choix à partir du moment où je voulais devenir professionnel.
Et c’est vrai que, dernièrement, du fait des résultats, j’avais besoin d’un peu de changement et de me retrouver moi-même en tant que joueur. Je n’ai pas assez de recul sur la situation, mais le premier tournoi à Dubaï m’a plutôt bien réussi, pour le coup.”

Les championnats de France
“Ce qui est dommage, c’est que nous devons passer par les championnats régionaux de par notre classement. C’est-à-dire que je suis 37e français alors que je suis actuellement 251e mondial, sans bénéficier d’une assimilation. Si je veux être assimilé, je serai 50e français, ce que je trouve assez aberrant par rapport à la difficulté d’être classé entre le 300e et le 250e mondial.
En fait, nous ne passons pas directement par la phase de qualification. Il y a 12 équipes qui sont directement qualifiées, et nous ne faisons pas partie de ces 12 équipes, donc nous devons passer par la phase régionale. Je trouve cela assez aberrant parce que nous nous professionnalisons et jouons à l’international justement pour privilégier le niveau international, et nous nous retrouvons pénalisés en France. Nous sommes obligés de jouer le championnat régional alors que d’autres personnes ne le font pas.
Concernant cet événement, les championnats de France étaient initialement un objectif très important dans ma saison. Je sais qu’il y a les championnats du monde qui viennent après, et je pense que les championnats de France vont être un bon moyen de faire la sélection pour les championnats du monde également. Cependant, je ne me mets vraiment aucune pression par rapport au championnat de France. Je veux juste profiter, partager ce moment une dernière fois avec Dorian, parce que c’est tout ce que nous méritons. Au vu de l’histoire que nous avons créée ensemble et de tout ce que nous avons vécu, c’est le minimum. Je veux juste profiter d’être sur la piste avec lui une dernière fois au championnat de France, en espérant se qualifier lors des championnats régionaux.”
Le programme et son partenaire pour la suite
“J’ai joué à Londres avec Nicolas Rouanet avec un résultat mitigé et pour cause, on a joué une paire très forte vainqueur du FIP en Lithuanie. La semaine prochaine, je vais à Monaco pour participer à nouveau à un tournoi avec Maxime Joris. Le fait que cela se soit bien passé avec Maxime à Dubaï, que nous nous entendions bien et qu’il ait un projet à l’international, me fait réfléchir à la possibilité de continuer avec lui, mais cela reste une idée pour le moment.”

Les objectifs et ambitions pour 2024
“Oui, j’ai appris hier très exactement que j’ai été sélectionné pour le stage de pré-sélection en équipe de France, qui se déroulera début mai ; c’est une super nouvelle. Je n’avais pas spécialement pour objectif d’être en équipe de France dès juillet pour les championnats d’Europe. Mon objectif était d’être en équipe de France dès novembre. Mais au-delà de cela, bien entendu, c’est d’avoir une sélection cette année si je le peux, parce qu’un renouvellement va être effectué étant donné que Jérémy Scatena et Benjamin Tison ont arrêté le haut niveau ; il y a des places à prendre. Clairement, j’ai ma carte à jouer et je vais tout faire pour y être, pour mériter cette place.
L’année dernière, j’avais comme objectif d’être dans le top 200 mondial, ce que je n’ai pas atteint. Donc, cette année, je me remets cet objectif-là et de jouer un maximum de tournois FIP. En termes de niveau, l’objectif serait d’arriver à battre des équipes qui sont, sur le papier, plus fortes que moi. Pour le coup ça commence bien parce que suite au dernier tournoi, on a quand même battu la tête de série 2 (Inzerillo/Vives). C’est quelque chose qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps, d’avoir battu un membre de l’équipe de France. Ça remonte à septembre 2022, où nous avions gagné avec Dorian en finale d’un P1000 contre Maxime Moreau et Matthieu Armagnac.
Ce sont surtout des objectifs en matière de niveau de jeu, à aller chercher de gros matchs plutôt que des objectifs en termes de classement, parce qu’on le voit un peu à l’international : le classement ne veut pas dire grand-chose pour l’instant. Il y a encore des équipes qui sont mal classées à cause de la transition World Padel Tour / FIP / Premier Padel, et d’autres qui sont un peu surclassées parce qu’elles ont joué très rapidement le circuit FIP ; c’est encore un peu déséquilibré. L’objectif va être de grimper petit à petit les échelons, de gagner des gros matchs et d’être en équipe de France.”
Nouvel adepte du padel, je suis fasciné par ce sport dynamique qui allie stratégie et agilité. Je trouve dans le padel une nouvelle passion à explorer et à partager avec vous sur Padel Magazine.























































































FIP Tour : Courrin / Seux passent le premier tour, Merah et Marcarie / Senjean toujours en lice
Les clubs de padel à Strasbourg : où jouer dans la capitale alsacienne ?
Marta Ortega encense Martina Calvo : « Elle a tout pour devenir numéro 1 »
Aranza Osoro forfait pour le P2 de Cancún avec un retour espéré pour Miami
“Tapia, Galán ou Chingotto en interclubs ? Pourquoi pas !” rêve Jean-Thomas Peyrou
Jorge Martínez : « Battre Coello et Tapia demande presque un match parfait »
Paquito Navarro : « Jouer avec Coello, c’est comme jouer au football avec Messi »
“Une semaine très difficile” : Delfi Brea révèle avoir été malade avant son titre au Gijón P2
Les Assises du padel arrivent à Paris : les inscriptions encore ouvertes pour l’édition 2026
Le Bullpadel Show 06 de retour à Juan-les-Pins les 19 et 20 juin 2026
À Paris, les Assises du padel réunissent clubs, entreprises et partenaires du secteur
Classement FIP : Guichard aux portes du top 100 mondial, les Français continuent leur progression
Delfi Brea franchit la barre des 25 titres sur le circuit professionnel
Sanyo Gutiérrez vers une nouvelle association avec Víctor Ruiz
STAR : le padel réinventé entre sport, élégance et networking
La Colombie, nouveau moteur du padel latino-américain
L’Espagne s’invite à La Bandeja avec deux stages intensifs de padel
Espagne – France : deux modèles qui façonnent le padel européen
AECP et Padel Sport Academy signent un protocole d’amitié et d’assistance mutuelle
Être grand au padel : un avantage au service avec la règle FIP ?
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Et Ducati créa la pala la plus rapide du monde !
Augsburger, le smash comme signature : entre génie et précipitation
L’analyse tactique de Mario Cordero sur un match de Léo – Meilleur sportif
Joueurs de droite : le choc des approches générationnelles
Quand le padel se synchronise : pourquoi on tombe parfois dans le rythme de l’adversaire
Le padel en simple est-il autorisé en compétition officielle ?
Les règles litigieuses au padel : ce que dit vraiment le règlement
Service au padel : à quelle hauteur exacte faut-il frapper la balle selon la FIP ?
Yanguas : d’immenses qualités au service d’un mental encore fragile
Ale Galán : une main meutrie mais qui ne l’arrête pas !
Prévenir les blessures au padel : les méthodes qui permettent de jouer plus longtemps
Échauffement, étirements, récupération : les clés pour durer
Le padel des enfants : une culture installée en Espagne, un modèle inspirant pour la France