Accompagnez-nous durant quatre jours à Bilbao, où nous avons testé un stage intensif et sur mesure dans l’académie d’Andoni Bardasco, ex-25e joueur mondial.
Pour tout amoureux du padel, se rendre en Espagne pour y faire un stage est un rêve caressé parfois longtemps mais pas toujours facile à concrétiser. Evidemment, les offres sont nombreuses, mais les critères de choix sont délicats.
Le prix est peut-être celui que l’on considère en premier, mais ne doit pas balayer tous les autres. Payer pas cher pour faire un stage dans une “usine” dédiée au padel, où des profs parlant un anglais de cuisine (et jouant parfois moins bien que vous !) bombardent leurs élèves de balles dégonflées, n’est évidemment pas la meilleure des formules.
Le niveau de Paquito ?
Au-delà du budget, le premier critère à prendre en compte est bien sûr la qualité des enseignants et leur capacité à analyser votre jeu, vos besoins et à mettre en œuvre les moyens pour vous permettre de progresser. Attention, ne vous attendez pas à sortir d’une semaine de stage avec le niveau de jeu de Paquito Navarro. Devenir un autre joueur de padel suppose parfois de repartir à zéro ou presque, de remettre à plat votre jeu pour perdre de mauvaises habitudes. Mais acquérir les bonnes habitudes, les bons gestes techniques, de nouveaux schémas de jeu et surtout les automatismes qui vont avec ne se fait pas en quelques jours.

Le stagiaire que vous êtes devra donc faire preuve d’humilité et de patience, quitte à prendre des notes en élève appliqué pour mettre en œuvre ensuite ce qu’il aura appris durant son stage. Finalement, c’est un peu comme chez un psy : ce n’est pas le thérapeute – aussi bon soit-il – qui fait le job, mais le patient. Au padel, même avec Belasteguin comme coach, c’est vous qui êtes sur le terrain face à la balle et aux adversaires !
Quatre Alsaciens, de 24 à 53 ans
Ceci étant posé, suivez-nous en direction en Bilbao, au Pays basque espagnol, lors d’un stage intensif dans l’académie Padel Stuff. Celle-ci est indissociable d’Andoni Bardasco, ex-n°25 mondial quand il avait une vingtaine d’années seulement. Hélas, sa carrière a été brisée par une succession de blessures, au point qu’il a dû y mettre un terme à 26 ans seulement. En 2020, il s’associe à Iñaki Loredo pour proposer des stages en langue française et anglaise à des joueurs de tous niveaux. Et depuis quelques mois, Andoni et Iñaki ont été rejoints par Paul Daulan, un jeune moniteur français dont Padel Magazine relate l’aventure à Bilbao, à la fois comme joueur et comme entraîneur.
Au côté de ce trio d’experts passionnés du padel, nous sommes quatre Alsaciens venus à Bilbao en novembre pour un stage en immersion chez Padel Stuff : Romain, 24 ans, Justine, 27 ans, Michel, 35 ans et votre serviteur Jérôme, 53 ans. Durant quatre jours, Andoni et Paul nous accueillent avec chaleur et nous encadrent dans le très beau club où ils exercent. Temple de l’escalade à la réputation internationale, le Biwak Climbing est aussi un club de padel indoor avec six pistes, une hauteur sous plafond de plus de 15 mètres, une salle de fitness et un joli restaurant-brasserie.
Cinq heures de padel par jour
Dans ce lieu parfaitement adapté, nous consacrons cinq heures par jour au padel, mêlant de la technique, des exercices, des matches avec (et sans) contrainte et de l’analyse vidéo de nos pratiques. Rapidement, nous sommes marqués par la lecture du jeu que propose Andoni. Un entraîneur ayant son expertise est capable de décortiquer chacun de vos coups avec une précision et une finesse d’analyse impressionnantes. Le déplacement, la préparation, le plan de frappe, l’accompagnement de la balle, le replacement : aucun détail de votre jeu n’échappe à son œil expert. Et pour confirmer cela, des vidéos permettent aux élèves de visualiser de leurs propres yeux, image par image, ce que le coach leur enseigne par la parole. Rien de mieux pour réaliser ses défauts et y remédier en copiant les gestes d’un joueur professionnel.

La spécificité de Padel Stuff est un enseignement en français (Andoni Bardasco le parle parfaitement) ou en anglais, permettant de se concentrer à 100 % sur le padel : « C’est déjà assez dur d’apprendre de nouvelles choses sur le padel, estime Andoni, inutile de se compliquer la vie en le faisant dans une langue étrangère qu’on maîtrise mal ».
S’adapter à chaque personne
Parmi les formules de stages que propose Padel Stuff, nous avions choisi la plus intensive, appelée « Full padel » : dans notre cas, nous disposons de deux coaches et de deux pistes pour quatre joueurs. En clair, les conditions idéales pour adapter l’enseignement aux besoins de chacun et travailler en profondeur sur la technique, la tactique et même sur les aspects psychologiques du jeu, si nécessaire. Nous avons tous été frappés par la capacité d’adaptation dont Andoni fait preuve, tel un couturier de haut vol faisant du sur-mesure en fonction des mensurations (et des goûts !) de ses modèles. La promesse que l’on trouve sur le site de Padel Stuff n’est donc pas un vain mot : « L’entraînement dont chaque joueur a besoin est différent, la mission de Padel Stuff est aussi de s’adapter à chaque personne et de personnaliser les leçons autant dans la partie technique que dans la tactique ».
Comme le montrent les deux témoignages ci-dessous, chaque profil de joueur trouvera donc à Bilbao un enseignement qui corresponde précisément à ses attentes, à son niveau et à sa forme physique : soit une pratique intensive orientée vers la compétition, soit une approche plus centrée sur le plaisir du jeu et le partage. Sans oublier les visites touristiques dans la capitale du Pays basque espagnol et sa superbe région. Ce serait vraiment dommage de se priver !
Plus de renseignements sur Padel Stuff ICI

Justine Fostier, 27 ans: « Ce stage m’a ouvert un horizon immense »
« Mes objectifs étaient de savoir comment mieux me placer sur le terrain, casser un peu mes automatismes venus du tennis et créer de nouveaux automatismes du padel pour ne plus jouer faux. Je voulais aussi apprendre à mieux défendre et à construire mes points de manière intelligente.
Ce stage s’est très bien déroulé, on a été très bien encadrés par Andoni et Paul. Le fait qu’ils parlent français a facilité l’apprentissage car il n’y avait pas de problème de communication. On a aussi beaucoup apprécié le cadre du club, avec ses six terrains, une bonne ambiance et une partie restauration agréable, avec en prime la possibilité de visiter et même essayer l’escalade. On a vraiment été chouchoutés et très bien accueillis pendant cette semaine à Bilbao.

Le stage en lui-même a été très intense au niveau des informations emmagasinées. Me concernant, Andoni m’a aidée à revoir les coups classiques, notamment le lob, les retours de service, le service, la bandeja. Il m’a aidée à modifier les automatismes venant du tennis, tout en m’apprenant à mieux me replacer sur le terrain après mes coups ou ceux de mes partenaires. Donc, ça correspondait tout à fait à mes attentes : j’ai réussi à mieux me placer sur le terrain, à acquérir progressivement des automatismes padel. J’ai donc progressé énormément grâce à ce stage, j’ai découvert aussi d’autres façons tactiques de voir le padel, ce qui ouvre un horizon immense sur ce qu’il est possible de faire dans ce sport. Donc je recommande Padel Stuff les yeux fermés et j’ai hâte de refaire un stage avec eux. »
Michel Haemmerlin, 35 ans : « Un travail bénéfique »
« Je suis allé à Bilbao pour parfaire mes smashes, apprendre la bandeja, les positionnements durant le jeu et quelques autres astuces du padel. En résumé, c’était un stage très complet et très instructif, avec une bonne interaction avec Andoni et Paul. Ils m’ont permis de comprendre davantage certains systèmes de jeu et la façon de jouer, notamment sur les retours de service. La différence se fait bien ressentir maintenant dans mon jeu. Le service a aussi été revu et cela fait pas mal de points plus faciles à gagner maintenant avec un meilleur service qu’avant le stage. La compréhension de l’endroit où jouer les balles sur les retours de service a été très instructive. Cela gêne et surprend les adversaires durant les matchs.
Le travail de la bandeja a été bénéfique pour moi, même si l’utilisation n’est pas encore assez efficiente. Il faut surtout penser au placement sur chaque balle et à la position du corps avant chaque coup. Cela viendra avec le temps. Pour les smashes, une bonne leçon sur le placement sous la balle et la façon de la jouer avec la bonne zone à rechercher. Cela a du bon en match.
Le jeu direct a aussi été abordé et c’était bien physique pour le coup. C’est un bon apprentissage sur les déplacements à faire en fonction de la manière dont la balle arrive. Les quelques exercices d’échauffement appris sont parfaits entre amis avant de démarrer une session. En résumé, c’était un bon stage qui vaut la peine avec des personnes très à l’écoute et très professionnelles. »
Après 40 ans de tennis, Jérôme tombe dans la marmite du padel en 2018. Depuis, il y pense tous les matins en se rasant… mais ne se rase jamais pala en main ! Journaliste en Alsace, il n’a d’autre ambition que de partager sa passion avec vous, que vous parliez français, italien, espagnol ou anglais.

























































































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