Qualifiés pour une nouvelle finale au Valladolid Premier Padel P2, Agustín Tapia et Arturo Coello continuent leur série impressionnante. Les numéros 1 mondiaux disputeront leur 25e finale consécutive, après leur victoire face à Juan Lebrón / Leo Augsburger en demi-finale.

Mais après la rencontre, Agustín Tapia n’a pas seulement parlé du résultat. En conférence de presse, l’Argentin est revenu sur les conditions de jeu très rapides à Valladolid, avec la chaleur et une balle qui sort énormément.

“Ce n’est pas un beau padel”

Dans ces conditions, les points sont souvent très courts, avec beaucoup de frappes gagnantes et peu d’échanges construits. Un contexte qui ne plaît pas vraiment au “Mozart de Catamarca”.

Ce n’est pas un beau padel”, a expliqué Tapia. “Le spectateur qui vient voir les matchs… je me mets à sa place. Tu vois les premiers jeux où ça frappe de partout, d’accord, mais ensuite ça devient quelque chose d’irréel.”

Un constat fort, surtout venant d’un joueur capable de briller dans ce type de conditions. Avec sa puissance et celle d’Arturo Coello, la paire numéro 1 mondiale peut pourtant parfaitement profiter d’une piste rapide.

“Le padel, ce n’est pas seulement des coups forts”

Tapia a surtout voulu rappeler que le padel ne se résume pas à des frappes gagnantes ou à des smashs enchaînés.

“Tu vas dans un club regarder des amateurs, aucun point ne dure deux secondes. Le padel a beaucoup plus de choses, ce n’est pas seulement des smashs.”

Pour l’Argentin, ces conditions rendent le padel féminin plus agréable à regarder, car les joueuses arrivent davantage à développer le jeu, à construire les points et à proposer plus de variété.

Un débat qui revient souvent

Les propos de Tapia relancent un débat déjà bien présent sur le circuit : les conditions extérieures très rapides favorisent-elles trop la puissance au détriment du jeu ?

À Valladolid, la chaleur et l’altitude relative rendent la balle particulièrement vive. Résultat : beaucoup de points se concluent très vite, surtout chez les hommes, où les gros frappeurs prennent énormément de place.

Pour Tapia, ce n’est pas le padel qu’il préfère jouer. Même s’il gagne, même s’il domine, l’Argentin estime que le spectacle peut perdre en richesse lorsque tout se joue sur la puissance.

Une finale malgré tout au sommet

Malgré cette critique, Tapia / Coello seront bien en finale, avec l’objectif de conserver leur titre à Valladolid, chez Arturo Coello.

Les numéros 1 mondiaux retrouveront Ale Galán / Fede Chingotto pour un nouveau duel au sommet. Un choc qui se jouera encore dans ces conditions rapides, où la puissance aura forcément un rôle majeur.

Mais avec ses déclarations, Tapia a envoyé un message clair : gagner ne l’empêche pas de s’interroger sur l’évolution du jeu et sur le spectacle proposé aux fans.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !