Alors que la saison Premier Padel 2026 vient à peine de débuter, Sanyo Gutiérrez n’a pas tardé à livrer son analyse du circuit. Pour l’Argentin, le spectacle proposé sur le circuit féminin est actuellement plus captivant que celui du tableau masculin, notamment en raison d’une concurrence plus ouverte entre les meilleures paires.

Un circuit féminin plus ouvert

Interrogé par le média VeinteDiez, Sanyo Gutiérrez a livré une réflexion assez claire sur l’état actuel du padel professionnel. Selon lui, le padel féminin se distingue aujourd’hui par une incertitude bien plus grande dans la course au sommet.

« Avec tout le respect que j’ai pour le circuit masculin, le padel féminin est devenu beaucoup plus divertissant », explique l’Argentin.

La raison principale, selon lui, réside dans l’équilibre entre les meilleures paires. Plusieurs équipes semblent aujourd’hui capables de se battre pour les premières places, ce qui rend chaque tournoi plus imprévisible.

« Si on me demande aujourd’hui qui peut finir numéro un chez les femmes, je peux facilement citer au moins trois paires. Chez les hommes, il n’y en a pas plus de deux », analyse-t-il.

Ustero impressionne face à Josemaría / González et propulse Sánchez en finale du Gijón P2

Ari Sánchez, une joueuse qui continue de l’impressionner

Dans son analyse du circuit féminin, Sanyo a également évoqué plusieurs joueuses qui retiennent particulièrement son attention. Parmi elles, Ari Sánchez, dont il apprécie depuis longtemps le style de jeu.

L’Argentin estime que l’association avec Andrea Ustero a redonné une dynamique particulière à la joueuse espagnole. « Ustero lui a apporté de la confiance, peut-être même un nouveau souffle », observe-t-il.

Concernant la jeune Andrea, il souligne son immense potentiel. Malgré une marge de progression physique encore logique à son âge, Sanyo considère que la paire possède les qualités nécessaires pour viser les plus grands résultats.

Martina Calvo, la révélation qui marque les esprits

Mais la joueuse qui a le plus impressionné Sanyo ces derniers temps reste Martina Calvo. La jeune Espagnole continue de susciter l’admiration sur le circuit par sa maturité et sa compréhension du jeu.

« C’est monstrueux, c’est difficile à expliquer », confie l’Argentin. « Ce sont des cas uniques. Elle a une maturité bien supérieure à ce que j’ai vu à cet âge. »

Pour lui, si l’on devait retenir une révélation marquante dans le padel récent, la réponse serait claire : Martina Calvo.

Chez les hommes, un duel qui domine toujours le circuit

Du côté masculin, Sanyo estime que la situation est beaucoup plus stable. Les deux premières paires mondiales continuent de dominer largement la concurrence.

Les affrontements entre Arturo Coello / Agustín Tapia et Ale Galán / Fede Chingotto ont ainsi rythmé la plupart des grandes finales ces derniers mois.

Après la victoire de Galán et Chingotto à Gijón, l’Argentin voit cette équipe progresser et afficher davantage de solidité. Malgré cela, il considère toujours Tapia et Coello comme la référence du circuit.

« Ils savent exactement ce qu’ils doivent faire pour continuer à dominer », estime-t-il.

Coello a tenu son rang, Tapia a davantage subi
CP Premier Padel

Un message pour Chingotto

Pour conclure, Sanyo a adressé un mot particulier à Fede Chingotto, un joueur auquel il dit s’identifier.

Selon lui, la clé pour rivaliser avec les numéros un reste la persévérance. « Il ne doit pas perdre espoir », explique l’Argentin. « Il me rappelle un peu ma propre trajectoire. »

Même si Tapia et Coello restent les principaux candidats au trône mondial, Sanyo estime que la concurrence peut profiter de la moindre baisse de régime.

« La seule chose à faire, c’est continuer à croire en son travail et attendre la bonne opportunité. »

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !