Lors du Newgiza P2 de Premier Padel, le quart de finale entre Stupa / Yanguas et Garrido / Bergamini a été marqué par une vive tension entre Mike Yanguas et Lucas Bergamini. En cause : un service litigieux non signalé comme faute, qui a déclenché une séquence tendue en plein troisième set.

Un quart de finale sous haute tension

Ce duel, considéré comme l’un des plus équilibrés du tableau, opposait deux paires qui s’étaient déjà affrontées en finale en 2024. Après un partage des deux premiers sets, tout s’est joué dans une manche décisive particulièrement intense.

À 4/1 dans le troisième set, un moment clé va faire basculer le match et mettre le feu aux échanges verbaux. Sur un service jugé faute par Bergamini, l’arbitre ne bronche pas. Mike Yanguas décide alors de jouer le point, renvoyant la balle. Derrière, le Brésilien manque sa vibora, envoyée dans la vitre.

Une incompréhension totale sur le point

La version de Bergamini

Très agacé, Lucas Bergamini reproche à son adversaire de ne pas avoir reconnu la faute :
« Tu sais que le service est faute. C’est toujours pareil avec toi. Je reste arrêté parce que la balle est dehors. J’ai la conscience tranquille. »

Pour lui, le point n’aurait pas dû être disputé, estimant que l’esprit du jeu devait primer.

La réponse ferme de Yanguas

En face, Mike Yanguas réagit immédiatement, refusant d’endosser cette responsabilité :
« Si le service est faute, pourquoi tu ne l’arrêtes pas ? Va te faire voir. Que ce soit la dernière fois que tu me parles comme ça. »

Le ton monte clairement, illustrant la tension du moment et l’enjeu du match.

Le rôle central de l’arbitre dans la polémique

Décision arbitrale et responsabilité des joueurs

Au cœur de l’échange, une question centrale : qui doit prendre la décision ?
Pour Yanguas, la réponse est claire : l’arbitre est seul juge. Si la faute n’est pas annoncée, le point doit être joué.

Ce type de situation met en lumière une zone grise du padel professionnel, où les joueurs doivent arbitrer entre fair-play, instinct et pression du score.

Une gestion différente selon les joueurs

Bergamini, lui, attendait une reconnaissance implicite de la faute.
Yanguas, au contraire, s’en remet strictement à la décision officielle.

Deux visions du jeu qui s’opposent frontalement.

Une tension qui n’empêche pas la performance

Malgré cet épisode, la paire Stupa / Yanguas, dirigée par Carlos Pozzoni, a su élever son niveau pour s’imposer en trois sets : 3/6 6/3 6/1.

Un succès construit notamment grâce à une meilleure maîtrise dans le set décisif, après ce moment charnière.

Yanguas tempère après le match

Après la rencontre, Mike Yanguas a tenu à calmer le jeu :
« L’arbitre doit prendre la décision. C’était un point douteux et on ne peut pas se permettre de perdre un point comme ça. Je comprends que ça retombe sur moi, mais on s’entend bien tous les quatre. Je vais en parler avec Berga et tout va s’arranger. »

Une déclaration qui montre une volonté d’apaiser la situation, malgré la tension visible sur le terrain.

Un fait de jeu qui relance le débat

Cet épisode relance une question récurrente dans le padel de haut niveau :
faut-il arrêter le point en cas de doute ou jouer jusqu’au bout ?

Dans un circuit toujours plus compétitif, où chaque point compte, ces situations restent difficiles à arbitrer… même pour les joueurs eux-mêmes.

Le Newgiza P2 aura en tout cas offert un moment fort, entre intensité sportive et frictions humaines, rappelant que le padel se joue aussi sous pression.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.