Au FIP Bronze Rivesaltes, Nathan Courrin a confirmé qu’il faisait partie des jeunes joueurs français à suivre. Le Lyonnais de 21 ans, associé à Thomas Seux, a atteint les quarts de finale du tournoi, poursuivant une progression régulière sur le circuit international. Entre résultats, organisation du quotidien et ambitions à moyen terme, le joueur formé au tennis avance avec une vision de plus en plus claire de son projet sportif.
Un retour solide aux côtés de Seux
La semaine a bien débuté pour la paire Courrin / Seux dans les Pyrénées-Orientales. Les Français ont franchi leur premier tour avec autorité malgré un changement d’adversaire de dernière minute.
« On devait jouer la tête de série 1, mais il y a eu un forfait. Du coup on a affronté la tête de série 9 et on gagne 6/4 6/0. »
Un succès qui confirme les bons débuts de cette association relancée récemment. Les deux joueurs se connaissent bien et ont décidé de repartir ensemble après plusieurs mois sur des projets différents.
« Thomas m’a demandé si j’avais quelqu’un pour jouer. Sur les FIP, c’est compliqué de trouver un partenaire vraiment investi. Finalement il m’a proposé de rejouer ensemble. »
Les premiers résultats sont encourageants. La paire s’est notamment illustrée en France, avec une victoire remarquée au P2000 Toulouse contre Benjamin Tison et Adrien Maigret.
« On a fait quelques bons matchs depuis qu’on a repris. Pour l’instant c’est plutôt positif. »
Entre études et circuit international
Nathan Courrin mène aujourd’hui un double projet : sportif et universitaire. Étudiant en management du sport à Lyon, il bénéficie d’un cursus aménagé pour concilier études et compétition.
L’année dernière, ce dispositif lui a permis de passer plusieurs mois en Espagne, à Barcelone, afin de se confronter à l’environnement du padel espagnol.
« J’avais un cours par semaine en visio, donc j’ai choisi d’aller à Barcelone pour découvrir un peu l’entraînement là-bas et le rythme espagnol. »
Finalement, après ce semestre à l’étranger, il a décidé de poursuivre sa progression en France.
De retour à Lyon, il s’entraîne désormais à la All In Academy, où il a trouvé un cadre de travail qui lui correspond.
« J’ai senti que je progressais vraiment bien là-bas et que le quotidien me convenait. Du coup je n’ai pas ressenti le besoin de repartir à Barcelone. »
La semaine type est organisée autour de séances physiques, d’entraînements individuels et de travail collectif, avec un programme adapté aux déplacements fréquents en tournoi.
« On part souvent le jeudi pour les FIP, donc la semaine est construite pour ça. »
Une génération entre deux vagues
À 21 ans, Nathan Courrin appartient à une génération intermédiaire du padel français. Une position particulière dans un sport qui s’est structuré très rapidement ces dernières années.
« Je suis un peu dans un âge intermédiaire. Quand on parle des très jeunes, on cite souvent des joueurs comme Yoan Boronad ou Timeo Fonteny. »
Le Lyonnais reste pourtant l’un des joueurs français les mieux classés de sa génération et figure aujourd’hui autour de la 13e place du classement national.
Dans ce contexte très concurrentiel, notamment à droite, l’équipe de France reste un objectif important.
« Il y a un groupe élargi d’une vingtaine de joueurs suivi par le staff. J’en fais partie. »
Le suivi est encore léger mais les joueurs restent observés, notamment lors des tournois.
« On a envoyé nos plannings de tournois. Et Yann Auradou est souvent présent pour nous coacher et suivre les résultats. »
Cap sur le circuit FIP
Pour progresser au classement, la stratégie de Courrin est aujourd’hui claire : multiplier les tournois internationaux.
« La France n’est plus vraiment la priorité. »
Le joueur continue de disputer certains grands rendez-vous nationaux, notamment les P2000, mais l’essentiel de la saison se construit autour du circuit FIP.
« Si tu veux passer devant les autres joueurs français, tu es obligé d’aller jouer à l’international. »
La gestion du calendrier dépend aussi des points acquis l’année précédente.
« On a des points à défendre, donc il faut jouer beaucoup. »
Les tournois servent également de prolongement au travail effectué à l’entraînement.
« Les matchs permettent de voir si ce que tu travailles à l’entraînement fonctionne vraiment en compétition. »
L’augmentation du nombre de tournois internationaux en France représente d’ailleurs une opportunité importante pour les joueurs tricolores.
« Cette année il y a beaucoup plus de FIP en France. C’est une super évolution. »
Un joueur offensif qui perfectionne sa défense
Sur le terrain, Nathan Courrin possède un profil bien identifié : un joueur de droite offensif, capable de mettre beaucoup de pression.
« Mon point fort, c’est clairement le smash par 3. »
Il s’appuie aussi sur sa vitesse au filet et sa capacité à avancer dans l’échange.
« Je pense que mes qualités sont la volée-volée où j’avance vite, les blocs… et le smash. »
Mais comme beaucoup d’anciens joueurs de tennis, la transition vers le padel lui a demandé un travail important en défense.
« Au début, la défense n’était pas ma priorité. J’aimais surtout avancer et prendre le filet. »
Depuis, il travaille davantage les variations et les phases défensives.
« Il faut améliorer le lob, varier le rythme, travailler la chiquita… Il y a toujours plein de choses à améliorer. »
Son statut de gaucher lui offre également certaines options tactiques spécifiques.
« Je travaille beaucoup le lob parallèle sur le revers du joueur adverse. »
L’importance de Jessica Ginier dans sa progression
À Lyon, Nathan Courrin évolue sous la supervision de Jessica Ginier, figure historique du padel français.
Malgré une période personnelle compliquée — blessure aux ligaments croisés et grossesse — l’ancienne internationale reste très impliquée auprès des joueurs.
« Elle suit toujours nos matchs et nos résultats. »
Pour Courrin, son rôle est central dans sa progression.
« Je suis aussi resté à l’academy pour elle. J’aime beaucoup sa manière de m’entraîner. »
Une relation basée sur l’exigence.
« Elle est très dure avec moi, mais j’en ai besoin parce que je suis quelqu’un de très exigeant avec moi-même à l’entraînement. »
Trois objectifs pour les prochaines années
À 21 ans, le Lyonnais avance avec des objectifs simples et structurés.
Le premier concerne ses études.
« Mon objectif, c’est déjà de valider ma troisième année et ma licence. »
Le deuxième est évidemment sportif : intégrer l’équipe de France.
« L’équipe de France, forcément, j’aimerais y être. »
Enfin, Courrin vise une progression significative au classement mondial.
« Si à la fin de l’année je suis top 200 mondial, ça voudra dire que j’ai vraiment très bien joué. »
Un objectif ambitieux mais cohérent pour un joueur qui, tournoi après tournoi, continue de construire sa place dans le paysage du padel français.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !

























































































Coup dur pour la NOX academy : Valenzuela et Cuello contraints à l’arrêt
Où voir les 5 demi-finales des P1000 du week-end ?
Newgiza P2 : Bergeron / Fonteny et Laura Buteau lancent leurs qualifications
Padel ou tennis : quel sport est le plus exigeant physiquement ?
Pablo Crosetti sur Tapia : “personne ne sait à quel point ça a été dur pour lui”
Fede Chingotto : “chez moi, souffrir est quotidien”
“À 16 ans, il disait déjà qu’il serait n°1” : Pincho se souvient des débuts de Coello
FIP Bronze Rivesaltes – Place à la dernière journée des qualifications
FIP Bronze Rivesaltes : les Français répondent présents au premier tour des qualifications
P1000 The Monkey Padel : un tableau féminin très solide attendu
Lozano / Perez-Le-Tiec en favoris au P1000 Legend Padel by Cuisinellà Tarbes-Ibos
Tapia vs Galán, qui fait le meilleur début de saison ?
Alejandra Salazar : “Perdre est normal, c’est gagner qui ne l’est pas”
FIP Tour : Merah / Razafindranaly en quart à Mumbai, Rouanet assure son entrée à Eidsvoll
Les Assises du Padel poseront leurs valises à Marseille pour la troisième édition
Sport et assurance : pourquoi la protection des pratiquants devient un enjeu majeur
Cédric Carité : 34 ans de padel et toujours la même obsession, mieux former les coachs
Printemps 2026 : profitez des bons plans sur le matériel de padel
Tournois coachés : accélérateur de progression… ou dérive du padel amateur ?
Le Panse Academy se renforce avec une implantation au Béziers Indoor Padel
Padel et vélo : une complémentarité efficace pour la performance et la santé
Ces deux règles un peu absurdes qui enlèvent du spectacle au padel
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
« Tenemos prisa » : la signature Galán / Chingotto
Augsburger, le smash comme signature : entre génie et précipitation
L’analyse tactique de Mario Cordero sur un match de Léo – Meilleur sportif
10 situations que tous les joueurs de padel ont déjà vécues
Combien de joueurs au padel ? Toutes les configurations possibles
Miami P1 : le craquage de Juan Lebrón qui change tout
Yanguas : d’immenses qualités au service d’un mental encore fragile
Ale Galán : une main meutrie mais qui ne l’arrête pas !
Le Panse Academy s’associe à ViaPadel et structure son développement
Éric Largeron : un padel français en mutation entre structuration, formation et professionnalisation