Ancien numéro 1 mondial en 2018, figure emblématique du padel argentin et mondial, Maxi Sánchez était présent au FIP Platinum de Marseille. À bientôt 40 ans, le joueur revient pour Padel Magazine sur ses débuts, sa génération dorée, l’évolution du circuit et son regard d’expert sur le padel moderne.
Une passion née très tôt en Argentine
À 39 ans, Maxi Sánchez possède déjà une vie entière de padel derrière lui. Une histoire qui commence très tôt dans l’Argentine des années 1990.
« J’ai commencé à jouer à 6 ans. Mon père et ma mère jouaient déjà au padel à cette époque-là, et c’était très familial », raconte-t-il. À ses débuts, le padel est avant tout une affaire de partage, de tournois locaux et de voyages en famille. « On allait jouer ensemble, on voyageait, et ça m’a fait tomber amoureux du sport. »
Très vite, le jeu lui réussit. À 12 ans, il débute un programme d’entraînement structuré, avec préparation physique et coach dédié. À seulement 15 ans, il intègre le circuit professionnel. « J’aimais énormément m’entraîner, j’aimais la compétition. Ça s’est fait assez naturellement. »
L’Espagne, le passage obligé vers le haut niveau
En 2006, à 19 ans, Maxi Sánchez quitte l’Argentine pour l’Espagne. Direction Madrid, où il va construire l’essentiel de sa carrière professionnelle. « J’ai vécu 19 ans en Espagne, en compétition permanente. C’était une étape clé pour moi. »
Ce choix marque un tournant. Il se confronte aux meilleurs, progresse, s’installe durablement parmi l’élite. Malgré les années, la motivation reste intacte.
« Je suis amoureux de ce sport. J’aime encore la compétition, les lieux où l’on joue, les pays que l’on visite. Et surtout, j’aime voir comment le padel a évolué. »
Une génération dorée, faite d’idoles et de rivalités
Quand il évoque sa carrière, Maxi Sánchez parle avec émotion de la génération avec laquelle il a grandi. Juan Martín Díaz, Fernando Belasteguín, Pablo Lima, Miguel Lamperti, Sanyo Gutiérrez… Des noms qui ont marqué l’histoire.
« Pour moi, c’était la plus belle génération de l’histoire du padel », affirme-t-il sans hésiter. « Parce que beaucoup de ces joueurs étaient mes idoles. Et j’ai eu la chance de partager la piste avec eux, de rivaliser avec eux pendant de nombreuses années. »
Il insiste aussi sur l’impact collectif de cette génération. « Tous ces joueurs ont fait grandir le padel. Et je leur suis reconnaissant pour ça. »

Une nouvelle ère au niveau “stratosphérique”
S’il revendique la force de sa génération, Maxi Sánchez se montre tout aussi admiratif du padel actuel. « Aujourd’hui, les jeunes jouent un padel stratosphérique », sourit-il. Tapia, Coello, Galán, Chingotto, Stupaczuk ou Yanguas incarnent selon lui un niveau jamais atteint.
« Grâce au chemin que nous avons fait, les générations précédentes, le padel est aujourd’hui à un niveau très, très haut. Et c’est spectaculaire à regarder. »
Il confie même prendre un vrai plaisir de spectateur : « Je m’assois chez moi et je regarde des matchs de Tapia ou Galán avec énormément de plaisir. »
La stabilité des paires, clé de la performance
Interrogé sur les nombreuses séparations observées sur le circuit, notamment en 2025, Maxi Sánchez livre un constat lucide. « Les nouvelles générations veulent des résultats rapides. Pas seulement au padel, mais dans toute la société. »
Une tendance qu’il juge contre-productive. « Les projets longs fonctionnent. C’est prouvé. Tapia / Coello, Lebrón / Galán, Bela / Lima… ce sont des paires qui ont construit quelque chose dans le temps. »
Il cite également son propre parcours avec Sanyo Gutiérrez : « On est devenus numéro 1 après plusieurs années ensemble. Le temps te fait progresser, comme joueur et comme partenaire. »
S’il évoque l’idée de fenêtres de changement ou de régulation en cas de blessure, il reste convaincu que la stabilité reste la meilleure voie vers le sommet.

Le public français, une vraie découverte
Présent pour la première fois en France à l’occasion du FIP Platinum Marseille, Maxi Sánchez n’a pas caché sa satisfaction. Dès ses premiers jours sur place, l’Argentin dit avoir été marqué par l’accueil, la qualité des installations et l’ambiance autour du tournoi.
« La France fait un grand effort pour devenir une vraie puissance du padel », affirme-t-il. Un constat qu’il attribue directement au travail de structuration mené par la Fédération Française, mais aussi à l’investissement global autour des événements internationaux. « La Fédération fait un très bon travail pour que les joueurs se sentent à l’aise, dans de très bonnes installations. »
Au-delà de l’aspect organisationnel, c’est surtout la culture sportive française qui l’a séduit. « Les gens ici sont très sportifs, ils comprennent le sport, le padel. On sent qu’ils vivent vraiment les compétitions. »
Il a même assisté à un match au Vélodrome. « C’était incroyable. Très proche de l’ambiance argentine, de la Bombonera ou du Monumental. On sent que les gens vivent le sport à fond. »
Une impression forte, qui renforce son regard très positif sur la France et son développement dans le padel.

Tapia et Galán, les joueurs qui l’impressionnent le plus
Quand on lui demande quels joueurs l’impressionnent le plus aujourd’hui, Maxi Sánchez n’hésite pas longtemps. « Celui que j’aime le plus voir jouer, pour lequel je paierais une entrée, c’est Agustín Tapia. »
Il loue son côté créatif et spectaculaire : « Il invente toujours quelque chose. Il a des fans partout dans le monde. »
Il cite également Ale Galán : « Puissant, rapide, très fort physiquement. Ce sont des joueurs qui font grandir le padel. »
Le Starpoint, un changement encore à apprivoiser
Concernant le Starpoint, Maxi Sánchez avoue avoir été surpris. « C’est étrange au début. Je préfère le jeu traditionnel avec avantages. »
Il comprend toutefois la logique du circuit : « Je sais que Premier Padel cherche à réduire le temps des matchs, notamment pour la télévision. »
Après une première expérience, il reste mesuré : « J’ai trouvé ça bizarre, mais je pense que ça peut fonctionner, surtout dans des conditions plus lentes ou plus froides. »
Un dernier rêve : voir le padel devenir olympique
S’il a déjà réalisé son rêve sportif en devenant numéro 1 mondial, Maxi Sánchez regarde encore plus loin. « Aujourd’hui, mon rêve, c’est de continuer à apprécier la compétition, de rester en bonne santé, pour moi et pour ma famille. »
Mais il en partage un autre, plus collectif : « J’aimerais vraiment voir le padel aux Jeux Olympiques. »
Une consécration ultime pour un sport qu’il a vu naître, évoluer et exploser à l’échelle mondiale. Pour Maxi Sánchez, le padel n’a jamais été aussi vivant et son histoire est loin d’être terminée.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !



































































































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