Après une parenthèse de plusieurs mois en Australie, Marie Rondot a retrouvé le monde du padel avec une idée beaucoup plus claire de son avenir. Si la compétition continue de faire partie de son quotidien, c’est désormais du côté du développement sportif et de la transmission que la joueuse française se projette.
Aujourd’hui impliquée dans le développement de la structure 4PADEL de Boulogne-Billancourt, elle nourrit un projet ambitieux : accompagner les jeunes joueurs vers le haut niveau tout en construisant progressivement sa carrière de coach.
Du terrain à la construction d’un projet sportif
À son retour en France, Marie Rondot ne se voyait pas forcément reprendre une carrière de joueuse à plein temps. En revanche, une certitude s’est rapidement imposée.
« Quand je suis rentrée d’Australie, je commençais à avoir en tête : je veux travailler dans le monde du padel. C’était le padel, le padel, le padel. »
Cette réflexion l’amène rapidement vers une opportunité au sein de la structure de Boulogne-Billancourt, où elle rejoint les équipes de développement du club.
« Disons que là les étoiles se sont alignées. »
D’abord très impliquée dans l’exploitation quotidienne du club, elle trouve progressivement sa place dans le développement sportif.
Grâce à son expérience de joueuse, elle prend rapidement en charge plusieurs missions liées à l’encadrement et à la structuration de l’offre sportive.
« J’ai pris plutôt le lead sur ce sujet du développement sportif du club, donc le développement des cours collectifs adultes, des cours pour les enfants, des stages »
Une expérience formatrice qui lui permet aujourd’hui de mieux comprendre tous les rouages du fonctionnement d’une structure.

Une reprise de la compétition sans pression
Même si son activité professionnelle occupe une place importante, Marie Rondot n’a jamais totalement abandonné son côté compétitrice.
Après près de dix mois sans toucher une raquette, les sensations sont rapidement revenues.
« Sur le terrain je me suis sentie hyper bien. J’ai retrouvé des sensations, un peu d’envie de compétition etc. »
De quoi lui donner envie de rejouer plusieurs tournois en début de saison. Pour autant, elle refuse aujourd’hui de faire passer sa carrière sportive avant ses responsabilités professionnelles.
Un choix qui illustre parfaitement l’équilibre qu’elle cherche désormais à construire entre sa vie professionnelle et sa pratique du haut niveau.
Elle a notamment remporté le P1000 dames d’Amiens, le 1er juin, aux côtés de sa nouvelle partenaire Manon Garcia. Au terme d’un week-end parfaitement maîtrisé, elle a affiché un niveau de jeu qui témoigne du retour de très bonnes sensations.
« C’est une flamme que j’ai en moi depuis que j’ai 12 ans »
Si Marie Rondot continue de jouer, son regard se tourne de plus en plus vers l’encadrement.
« L’idée d’être coach, de former, de transmettre dans le haut niveau, c’est une flamme que j’ai en moi depuis que j’ai 12 ans. J’ai toujours voulu faire ça, c’est mon rêve. »
Une vocation qui s’est construite au fil des années passées dans différents environnements de haut niveau. Pour elle, transmettre est presque devenu une évidence.
« Suivre des joueurs, ça m’a toujours passionnée, transmettre, faire évoluer. »

Un diplôme de coach et un pôle compétition en ligne de mire
Les prochains mois pourraient justement marquer une étape importante dans cette évolution. Marie Rondot espère prochainement obtenir son diplôme de coach afin de développer davantage son activité d’encadrement.
« L’idée serait de pouvoir passer mon TFP donc mon diplôme de coach à partir de l’année prochaine. »
Mais son projet ne s’arrête pas là. Au sein du club, elle aimerait participer à la création d’une véritable structure dédiée à la compétition.
« Sachant qu’il y a zéro structure de haut niveau de padel aujourd’hui dans la région parisienne ouest. »
L’objectif serait alors d’accompagner les jeunes joueurs dans leur progression tout en structurant un environnement de performance durable.
Au-delà de cette accompagnement sportif, son ambition est de devenir une figure féminine inspirante. Une personne sur laquelle les jeunes pourront compter en incarnant un accompagnement holistique et personnel.
Une mission qui lui permettrait de réunir ses différentes expériences : joueuse, responsable sportive et future coach.
Les FIP ? Une opportunité plus qu’un objectif
Contrairement à certains joueurs français qui tentent l’aventure internationale à plein temps, Marie Rondot reste lucide sur les exigences du circuit FIP.
« Aujourd’hui il n’y a pas un joueur français qui fait des FIP qui n’est pas sur du temps plein en padel. »
Si l’opportunité se présente, elle n’exclut pas de participer à certaines épreuves internationales. Mais sa priorité reste ailleurs.
« Aujourd’hui ce n’est pas particulièrement mon projet. J’ai toujours eu ce côté monde professionnel que j’ai voulu garder. »
Une philosophie résumée en quelques mots.
« Je garde le plaisir de jouer au padel, tout en accentuant cette passion de transmettre »
Entre développement sportif, transmission et accompagnement des futures générations, Marie Rondot semble avoir trouvé le projet qui lui ressemble.



































































































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