Le Brussels P2 débute cette semaine, et un constat saute aux yeux : la quasi-absence de joueurs français dans ce tournoi Premier Padel. Si le phénomène peut sembler anecdotique, il révèle en réalité une tendance plus large qui redessine les priorités et les circuits du padel mondial.
Un seul Français chez les hommes, une présence féminine expliquée par un cut bas
Chez les hommes, Thomas Leygue est l’unique joueur français inscrit à Bruxelles, liste d’attente incluse. Du jamais vu pour un tournoi de cette envergure. Côté féminin, la présence est un peu plus importante, mais elle s’explique par le fait le niveau d’entrée en qualifications est bas, permettant à des joueuses classées au-delà de la 200e place mondiale d’intégrer le tableau. En réalité, cette ouverture traduit un désintérêt croissant des joueurs pour ces P2, préférant s’orienter vers le FIP Tour, jugé plus accessible, moins coûteux et parfois plus lucratif à court terme en termes de points.
Une dilution stratégique des circuits par la FIP et Premier Padel
Ce phénomène n’est pas le fruit du hasard. Si Premier Padel a partiellement réussi / échoué à réduire officiellement la taille de ses tableaux, la FIP semble avoir trouvé une autre voie : multiplier les tournois FIP pour disperser les joueurs classés au-delà du Top 100. Une dilution assumée, qui permet de “désengorger” les P1 et P2 sans avoir à en modifier la structure.
La stratégie porte ses fruits. Cette semaine, sept tournois FIP se déroulent en parallèle du Brussels P2 : Leiria (Portugal), Cyprus, Egypt, Chile, Hong Kong et Nola (Italie). On compte pas moins de 19 Français engagés sur ces tournois.
À titre de comparaison, lors du Brussels P2 en 2024, seuls deux tournois FIP avaient lieu en parallèle, avec à peine cinq Français inscrits. Autre élément révélateur : l’an dernier, la waiting list du Brussels P2 comptait 19 paires, cette année, elles ne sont plus que huit. Non pas parce que les joueurs n’ont pas le niveau, mais parce qu’ils ne veulent même plus y participer, privilégiant des circuits FIP qui leur semblent plus adaptés à leur profil et à leur réalité.
Une désaffection assumée pour Premier Padel ?
Le phénomène n’est pas isolé. Lors du Qatar Major 2025, autre tournoi majeur du circuit Premier Padel, la même semaine accueillait également cinq tournois FIP, drainant là aussi une large partie des joueurs vers ces tournois, moins exposés médiatiquement mais plus accessibles en termes de points, de niveau, et parfois de budget.
Ce glissement volontaire ou contraint vers le FIP Tour, organisé par la même Fédération Internationale de Padel, montre que la FIP orchestre une sorte de régulation naturelle de son écosystème.
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !

























































































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