Le week-end dernier, les meilleures équipes de l’Hexagone s’affrontaient au Toulouse Padel Club à l’occasion des Interclubs Nationale 1 2023. Cet évènement majeur a bien évidemment fait la fierté de Kévin Tournemire, propriétaire du club-hôte. Pour Padel Magazine, il est revenu sur l’histoire de sa structure, ses plans futurs, mais aussi sur son amour inconditionnel de la pala.
Tombé amoureux de ce sport
J’ai découvert le padel grâce à ma famille espagnole et mes cousins, dans les Îles Canaries. Je les ai toujours vus jouer sans jamais m’y intéresser, mais il y a eu une seconde étape. Je suis originaire de Perpignan et j’ai notamment joué au Padel du Mas, qui a installé des terrains à partir de 2012-2013. J’ai du jour au lendemain laissé le tennis pour le padel, je suis tombé fou amoureux de ce sport. J’ai changé de raquette !

Le TPC, des précurseurs
On s’est lancés en octobre 2015 avec 7 terrains, ce qui faisait déjà de nous l’une des plus grosses structures en France. C’était confidentiel, la vague n’était pas encore arrivée, on était vraiment les précurseurs. On avait la communauté espagnole qui venait jouer, quelques joueurs de tennis qui commençaient à basculer. Le gros boom est finalement arrivé en 2019. Entre 2015 et 2018, c’était la bataille : on a dû défricher, communiquer et faire connaître le padel. Aujourd’hui, les gens voient les pistes se remplir toutes seulss, mais c’était bien plus compliqué avant ! J’ai passé ma vie sur le court à faire découvrir à des débutants, et c’est ce qui rend le succès d’autant plus beau. C’est magnifique.
Une association père-fils
On est deux associés : mon père en tant que président, et moi en tant que directeur général. Il a la vision un peu plus « en haut », avec les chiffres, tandis que je m’occupe de la gestion quotidienne du club. On dit souvent que les associations dans les entreprises sont plus dures qu’un mariage, mais ça se passe très bien. Il est plutôt basé à Perpignan et redescend de temps en temps lors d’événements, comme c’est le cas ce week-end. Je suis très content de faire cette aventure avec mon père !
“On accueillait les gens dans des algécos”
Quand j’ai commencé, le club-house n’était même pas terminé. On accueillait les gens dans des algécos, on prêtait les balles et les raquettes, c’était vraiment la découverte. Actuellement, on a du monde du matin au soir (10h – 23h). Le chemin parcouru est beau, mais il n’était pas écrit ! On est ravis d’avoir participé, comme tous les autres clubs, au développement du padel, et on profite aussi de l’essor de cet incroyable sport.
Le maximum de la surface atteint au TPC…
Aujourd’hui, le problème d’ouvrir un autre club nécessite de recréer toute une infrastructure, un club-house, des vestiaires… Si on avait pu continuer à grossir sur place, on l’aurait fait, mais malheureusement, on a atteint le maximum de la surface. On réfléchit aux différentes options autour de nous, mais pas ailleurs qu’à Toulouse.

Les projets à venir pour le Toulouse Padel Club ?
C’est fou, c’est la première année où je vais : rien ! On a tellement fait de choses. On a débuté avec les terrains de padel avant de rajouter le squash, un pôle santé (avec des chiropracteurs) et une salle de sport (avec de l’électrostimulation et de la pressothérapie). On a également inauguré notre restaurant cette année, car il n’y avait pas de restauration jusqu’à présent. Je crois que je suis à court d’idées ! On arrive à maturité, il faut maintenant réussir à faire tourner cette machine. On se positionne plus dans la gestion que dans la création, de façon à ce que nos joueurs soient toujours autant satisfaits de venir ici.

C’est par le biais de son père qu’Auxence a découvert le padel, un soir de juin 2016. Aujourd’hui, il suit avec passion le circuit international et taquine la pala dans son club formateur, le Toulouse Padel Club. Vous pouvez également le retrouver sur La Feuille de Match et LesViolets.com, deux médias spécialisés sur le Toulouse Football Club.


































































































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