Paula Josemaría et Bea González ont remporté le Valladolid Premier Padel P2 en s’imposant en finale face à Ari Sánchez / Andrea Ustero, sur le score de 6/4 6/2.

Une victoire nette pour les numéros 2 mondiales, qui ont parfaitement maîtrisé leur sujet face à une paire Sánchez / Ustero clairement passée à côté de sa finale.

Un premier set déjà sous contrôle

Dès le premier set, Josemaría / González ont pris les commandes. À 2/2, elles font le break, puis restent très solides sur leurs jeux de service pour conserver leur avance jusqu’au bout.

Dans des conditions rapides, on attendait beaucoup d’Andrea Ustero, capable de faire très mal au smash. Mais Paula Josemaría a parfaitement répondu tactiquement, notamment grâce à une superbe qualité de lobs, qui a totalement neutralisé les offensives adverses.

En face, Sánchez et Ustero n’ont jamais vraiment réussi à trouver le bon rythme. Trop de mauvais choix, trop de précipitation, et surtout trop peu d’occasions pour réellement faire douter leurs adversaires.

Josemaría en patronne, González solide

Dans le deuxième set, la domination de Josemaría / González s’est encore accentuée. Break rapide, puis double break : les numéros 2 mondiales ont déroulé pour s’imposer 6/2.

Josemaría a été très intelligente dans ses choix, entre lobs précis, variations et smashs bien sentis. À ses côtés, Bea González a livré un match très solide dans sa diagonale, avec beaucoup d’intensité physique et une vraie présence dans les moments importants.

À l’inverse, Sánchez / Ustero ont semblé en dedans. Ustero n’était pas dans son meilleur jour, avec plusieurs fautes directes et des choix tactiques parfois discutables. Ari Sánchez, souvent capable de réveiller sa partenaire et d’inverser les situations, n’a cette fois pas réussi à changer la dynamique, on la senti pas revancharde parfois agacé par sa partenaire.

Les fautes directes ont fait la différence

Les statistiques résument bien la finale. En points gagnants, l’écart est presque inexistant : 28 pour Sánchez / Ustero contre 27 pour Josemaría / González.

Mais la vraie différence se situe ailleurs : les fautes directes. 36 fautes directes pour Sánchez / Ustero, contre seulement 22 pour Josemaría / González.

Même constat sur les balles de break : Sánchez / Ustero n’en ont obtenu que 3, sans en convertir une seule. En face, Josemaría / González ont eu 10 occasions et en ont converti 3.

Dans une finale, cela pèse forcément très lourd.

Tennis match stats: left player 42% points won vs right 58%; longest streak 7; no aces; serve/return and total points shown side by side with country flags.

Josemaría / González reprennent une dynamique positive

Ce titre fait beaucoup de bien à Paula Josemaría et Bea González. Après leur série impressionnante de cinq titres consécutifs, elles avaient été stoppées à l’Italy Major, puis au Valence P1.

À Valladolid, elles retrouvent le goût de la victoire et envoient un signal fort. D’autant plus qu’elles prennent leur revanche sur Sánchez / Ustero, qui les avaient battues lors de leur dernier duel, dans ce match mythique de 4h12, considéré comme l’un des plus grands matchs de l’histoire du padel féminin.

Au niveau des confrontations directes, Josemaría / González mènent désormais 4 victoires à 2 face à Sánchez / Ustero. Et pour leur première finale face à cette paire, elles ont répondu présentes. Josemaría conserve son titre à Valladolid, elle qui l’avait remporté la saison dernières aux cotés de justement Ari Sanchez.

Sánchez / Ustero restent sur une bonne dynamique

Malgré cette finale ratée, tout n’est pas négatif pour Ari Sánchez et Andrea Ustero. Elles ont encore battu les numéros 1 mondiales Gemma Triay / Delfi Brea en demi-finale, pour la deuxième fois de suite.

Elles confirment donc qu’elles font partie des paires les plus dangereuses du moment, même si cette finale a montré qu’il leur reste encore des ajustements à faire pour tenir ce niveau jusqu’au bout.

De leur côté, Josemaría / González repartent de Valladolid avec un nouveau titre et une dynamique retrouvée. Les deux paires seront déjà attendues dès la semaine prochaine au Bordeaux Premier Padel P2, avec une bataille féminine plus ouverte que jamais.

Benjamin Dupouy

J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !