Ancien 14e joueur mondial de tennis, finaliste du Masters 1000 de Paris-Bercy et demi-finaliste de Wimbledon, Jerzy Janowicz poursuit désormais son aventure dans le padel. Présent au FIP Silver de Narbonne, le Polonais est revenu pour Padel Magazine sur sa nouvelle vie, son rôle au sein de la Fédération polonaise, le développement du padel dans son pays et les souvenirs qui ont marqué sa carrière.
« Je ne m’entraîne plus vraiment »
Battu dès son entrée en lice dans le tableai final par les Français Lucas Pillon et Maxime Joris, Janowicz ne cherche aucune excuse, même s’il reconnaît ne plus consacrer beaucoup de temps à sa carrière de joueur.
« J’ai 36 ans, je ne m’entraîne quasiment plus. Avant ce tournoi, je n’avais plus joué depuis deux semaines. Aujourd’hui, je suis davantage investi dans mon rôle de vice-président de la Fédération polonaise de padel que dans la compétition. »
Le Polonais estime également avoir payé les efforts consentis la veille en qualifications.
« J’avais disputé deux matchs difficiles hier. J’étais sans doute un peu plus fatigué aujourd’hui. Si je m’entraînais davantage, tous les deux jours par exemple, je pense que je pourrais évoluer à un niveau plus régulier. »

Du tennis au padel, presque naturellement
C’est pendant la fin de sa carrière de tennis que Janowicz découvre le padel.
« Des amis m’ont proposé de jouer en Pologne. À cette période, j’étais blessé et j’avais davantage de temps libre. J’ai essayé, puis j’ai continué un peu plus après avoir arrêté le tennis. »
Aujourd’hui classé 521e mondial, il continue de participer à quelques tournois, mais sans véritable objectif sportif.
« Je joue surtout pour le plaisir. Si je gagne, tant mieux. Si je perds, tant pis. Je sais que je peux perdre parce que je ne m’entraîne pas suffisamment. »
L’ancien tennisman rappelle également une réalité économique du circuit.
« Le niveau professionnel est très élevé. Il faut investir beaucoup d’argent pour jouer sur le circuit et, aujourd’hui, je n’ai plus cette motivation. »
Vice-président de la Fédération polonaise
Si Janowicz s’est éloigné de la compétition, il reste très impliqué dans le développement du padel en Pologne.
Vice-président de la Fédération polonaise de padel, il observe une progression rapide de la discipline.
« Le padel grandit énormément. Ces trois ou quatre dernières années, de nombreux nouveaux clubs ont ouvert. Le développement est surtout visible chez les amateurs. »
En revanche, le niveau professionnel reste encore limité.
« Nous avons de bons joueurs amateurs qui voyagent de plus en plus sur les tournois FIP, mais il n’y a pas encore de véritable circuit professionnel en Pologne. C’est justement ce que nous voulons faire progresser. »
Les Mondiaux, seulement si la Pologne franchit un cap
Janowicz n’exclut pas un retour sous les couleurs de la Pologne si le projet sportif continue de grandir.
« Je suis actuellement le numéro un polonais. Si nous parvenons à construire une bonne équipe, alors nous enverrons nos joueurs aux Championnats du monde. »
Une déclaration qui illustre son implication dans la structuration du padel polonais, davantage que sa volonté de poursuivre une carrière internationale.

Wimbledon et Paris-Bercy, des souvenirs intactes
Même si le padel occupe désormais une place importante dans son quotidien, les plus grands souvenirs de Janowicz restent liés au tennis.
« La demi-finale de Wimbledon reste le plus beau moment de ma carrière. Je garde aussi un souvenir particulier de la finale du Masters 1000 de Paris-Bercy, où j’avais battu Andy Murray en quart de finale avant de perdre contre David Ferrer. »
Treize ans plus tard, son quotidien a bien changé.
« Aujourd’hui, je m’occupe surtout de mes deux enfants. Parfois, mon fils me demande de lui montrer mes anciens matchs sur YouTube. C’est ce qui me fait replonger dans ces souvenirs. »
À 36 ans, Jerzy Janowicz regarde désormais davantage vers l’avenir du padel polonais que vers ses propres résultats. Un changement de cap assumé par celui qui considère aujourd’hui le padel comme un plaisir avant tout.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !


































































































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