La Fédération Française de Tennis (FFT) poursuit le développement de ses contenus autour du padel avec la série « Jour de Match », un format immersif qui plonge au cœur de la compétition, loin des projecteurs du très haut niveau.

À travers ces vidéos produites et réalisées par Eli Weinstein et Benjamin Waldbaum, l’objectif est clair : montrer que l’intensité du sport ne dépend pas du classement.
Pas besoin d’être numéro 1 mondial pour vivre des émotions fortes. Le padel amateur, lui aussi, raconte des histoires.

Dans cet épisode, la FFT suit Grégory Aznar, joueur amateur engagé sur un P250 +45, un niveau loin du circuit professionnel, mais riche en émotions.

« Pourquoi on se met dans des états pareils pour un P250 ? »

Dès les premières secondes, le ton est donné.

« Faudrait qu’on m’explique un jour pourquoi on se met dans des états pareils pour un P250. »

À près de 40 ans, ce publicitaire originaire du Pays basque incarne parfaitement cette génération de joueurs passionnés, pour qui la compétition reste un moteur.

Ancien footballeur, passé par le squash, il découvre le padel presque par hasard :

« Je suis resté totalement bloqué… c’est devenu une addiction quasi quotidienne depuis plus de sept ans. »

Le poids mental, même à niveau amateur

Loin d’un simple loisir, la compétition amateur révèle une dimension mentale forte.

« Le match commence la veille. Je peux avoir les jambes molles… tout se joue sur les premières sensations. »

Chaque détail compte :
première volée, premier retour, première vibora.
Des repères mentaux qui conditionnent le reste du match.

Le format du tournoi, avec un statut de tête de série 1, ajoute une pression supplémentaire :

« Quand t’es TS1, t’es censé aller au bout. Donc il ne faut pas se tromper. »

La vidéo alterne entre moments de jeu et échanges sur le banc, révélant la réalité du padel amateur :

communication constante, ajustements tactiques, mais aussi nervosité et spontanéité.

« Il faut prendre le filet, ne rien leur donner, les agresser. »

Le binôme joue un rôle central.
Son partenaire, ami de longue date, apporte un équilibre complémentaire :

« Lui, il est très puncheur. Moi, je suis plus dans un style à la Belasteguin, plus construit. »

La compétition comme moteur de vie

Au-delà du résultat, c’est le sens même de la compétition qui ressort.

« Se challenger, se dépasser, appliquer ce qu’on apprend… et garder un esprit jeune. »

Malgré l’enjeu limité — un P250 avec peu de récompense — la motivation reste intacte :

« Le prize money, ça sera peut-être un grip… mais ce qu’on veut, ce sont les souvenirs. »

L’épisode se conclut par une victoire en finale, mais l’essentiel est ailleurs.

« Ce qui me rend le plus heureux, c’est d’avoir gagné avec lui. On se connaît depuis 30 ans. »

La suite… ça se passe ici :

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.