À seulement 18 ans, Claudia Fernández, actuellement classée 3e joueuse mondiale, est une figure montante du padel. Dans une interview accordée à El Mundo, la joueuse madrilène revient sur son quotidien de sportive, ses ambitions et les défis financiers qui accompagnent ce sport.
Une ascension rapide, mais exigeante
Claudia raconte à quel point sa vie a changé depuis qu’elle a intégré l’élite mondiale : « Tout est allé très vite, j’ai vécu des choses que je n’aurais jamais imaginées. » Elle admet que les nombreux déplacements autour du monde ne sont pas toujours faciles à gérer, surtout à son jeune âge. « Au début, ma mère m’accompagnait souvent sur les tournois. Sa présence m’a aidée à rester sereine dans ces moments où tout est nouveau. »
Cette saison, Claudia a choisi de s’associer à Bea González, après une année 2024 couronnée de succès avec Gemma Triay. Ce changement de partenaire, fréquent dans le padel, est pour elle une simple réalité du métier : « On change souvent de partenaire. Ce n’est pas une question d’amitié, mais de travail. Tant mieux si on s’entend bien, mais l’objectif reste de performer. »
Les inégalités hommes-femmes toujours présentes
Comme dans de nombreux sports, le padel féminin fait face à des disparités, notamment dans les revenus des joueuses. Si les primes des tournois masculins et féminins sont désormais égales sur le circuit Premier Padel, le sponsoring reste un problème. « Les marques soutiennent plus les hommes parce qu’ils attirent plus de visibilité. Leur jeu est souvent considéré comme plus spectaculaire, alors que le nôtre est plus technique. »
Claudia souligne également qu’un joueur masculin classé dans les qualifications peut parfois gagner plus qu’une joueuse du Top 10 grâce à ses partenariats. Une réalité difficile à accepter : « On travaille autant qu’eux et on dépense autant, mais les opportunités ne sont pas les mêmes. »
Le coût de la carrière d’une joueuse
Claudia explique aussi le poids financier que représente une carrière dans le padel. « Jusqu’à mes 16 ans, mes parents ont dû tout payer pour moi. Aujourd’hui, les tournois couvrent certaines dépenses comme l’hôtel ou les repas, mais pas les billets d’avion ou de train. Si tu n’es pas dans le Top 10, vivre de ce sport est compliqué. »
Avec l’expansion du circuit à l’échelle mondiale, les coûts ont augmenté. « Avant, on jouait beaucoup en Espagne, c’était plus abordable. Maintenant, on voyage en Amérique du Sud, en Asie… et ça devient un vrai défi. »
Un objectif clair
Malgré les obstacles, Claudia garde la tête froide et se concentre sur ses objectifs. « Je veux continuer à progresser et, pourquoi pas, viser un jour la place de numéro 1. Pour l’instant, je reste concentrée sur mon travail et je fais tout pour donner le meilleur de moi-même. »
J’ai découvert le padel directement lors d’un tournoi, et franchement, je n’ai pas trop accroché au début. Mais la deuxième fois, ça a été le coup de foudre, et depuis, je ne rate plus un seul match. Je suis même prêt à rester éveillé jusqu’à 3h du matin pour regarder une finale de Premier Padel !
























































































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