Légende du padel espagnol et mondial, ancienne numéro un mondiale, Alejandra Salazar dispute en 2026 la dernière saison de son immense carrière professionnelle. Présente au FIP Platinum de Marseille, la joueuse espagnole s’est confiée à Padel Magazine sur sa longévité, sa décision d’arrêter, sa nouvelle association avec la jeune Alejandra Alonso et son regard toujours lucide sur l’évolution du circuit.
Une longévité construite sur la passion
À 40 ans, Alejandra Salazar continue d’afficher un niveau de jeu remarquable. Une longévité exceptionnelle au plus haut niveau qu’elle explique avant tout par une discipline quotidienne et un attachement profond au sport.
« Je dois prendre soin de moi. Mon amour et ma passion pour ce sport me remplissent de motivation et d’espoir. Cela me permet de continuer à faire ce que j’aime le plus : travailler et m’exprimer au maximum pour donner le meilleur sur la piste. »
Pour Salazar, la carrière d’un athlète ne laisse que peu de place à l’improvisation. « Les sacrifices que nous faisons doivent durer jusqu’au bout. Aujourd’hui, c’est ma motivation la plus importante. »
Marseille, un cadre déjà apprécié
Présente pour la première édition du FIP Platinum Marseille, la joueuse espagnole s’est montrée séduite par les installations et l’ambiance du Palais des Sports.
« J’ai passé quelques heures ici, mais j’ai trouvé le Palais très bien. Il y a beaucoup d’espace, de grandes tribunes, et surtout beaucoup de monde dès les premiers jours. »
La relation particulière qu’elle entretient avec le public français reste également un élément marquant. « Quand je viens en France, vous me donnez toujours beaucoup d’amour. Cela me fait énormément de bien et j’espère que ces sensations continueront. »

Une retraite mûrement réfléchie
Alejandra Salazar l’a annoncé : cette saison sera la dernière. Une décision dictée autant par le corps que par de nouvelles aspirations personnelles.
« J’ai sacrifié beaucoup de choses dans ma carrière. Aujourd’hui, j’ai envie de faire d’autres choses. »
Parmi ses projets, un désir fort se dessine : « J’aimerais être maman l’année prochaine. »
Mais l’Espagnole ne s’éloignera pas totalement du padel. Elle évoque déjà son futur rôle d’ambassadrice auprès de différentes marques et structures.
« Je veux continuer à apporter mon expérience aux compagnies avec lesquelles je travaille, rester ambassadrice et aussi m’impliquer dans la représentation des joueurs. »
Une transition naturelle pour une joueuse qui souhaite rester actrice du développement de son sport de toujours. « C’est une autre de mes motivations pour les prochaines années : continuer à aider ce sport à grandir. »
Ale Alonso, au-delà des résultats
Après une saison aux côtés de Martina Calvo, Salazar poursuit son pari générationnel en s’associant avec la jeune Alejandra Alonso.
Et pour cette dernière année, le discours est clair : la pression des résultats passe au second plan.
« Avec Ale, au-delà des résultats, je ne veux plus m’imposer d’exigences. Ce n’est plus une saison pour me mettre cette pression. »
L’objectif est ailleurs : « Je veux bien. jouer, me sentir bien dans l’équipe, m’amuser. Et surtout m’assurer qu’Ale montre son meilleur niveau lorsque l’année se terminera. »
Salazar assume pleinement ce rôle de guide et de transmission. « Si je peux l’aider, je serai très contente et satisfaite. Je veux rester fidèle à mon essence : être courageuse, sourire et profiter. »

La patience, un message pour le padel moderne
Interrogée sur les nombreux changements de paires observés sur le circuit, Salazar livre une analyse empreinte d’expérience.
« Il y a de plus en plus de changements. Il faut ouvrir son esprit et s’adapter au padel d’aujourd’hui. »
Mais la joueuse insiste sur un élément qu’elle juge fondamental : le temps.
« Il est très difficile de construire une vraie alchimie en seulement quelques tournois. Il faut beaucoup de temps et d’entraînement pour bien se sentir avec son partenaire. »
Son message aux jeunes générations est limpide : « La patience et le travail restent essentiels. Quand les choses ne vont pas bien, il faut continuer à travailler et soutenir toute l’équipe. »
Une réalité du sport professionnel qu’elle rappelle : « On perd beaucoup plus qu’on ne gagne. Chaque défaite fait partie du processus. »
Le Starpoint, une règle qui dynamise le jeu
Concernant l’introduction du Starpoint, Alejandra Salazar se montre mesurée mais positive.
« Je pense que c’est une règle correcte. Le punto de oro apporte un côté plus décisif et plus excitant. »
Elle souligne notamment son impact sur la dynamique des matchs. « Cela peut couper certaines séquences longues et rendre les moments clés encore plus intenses, aussi bien pour les joueuses que pour le public. »
Une fin de carrière tournée vers le bien-être
À l’heure d’évoquer cette dernière saison et la suite de sa vie, Alejandra Salazar recentre le débat sur l’essentiel.
« J’associe tout cela au bien-être, à la santé, à l’envie de continuer à faire des choses et à être heureuse. »

Une philosophie qui résume parfaitement l’état d’esprit d’une championne qui, loin de parler d’adieux définitifs, semble déjà écrire un nouveau chapitre.
Après plus de deux décennies passées au sommet du padel mondial, Alejandra Salazar aborde sa dernière saison avec sérénité et lucidité. Entre transmission, plaisir du jeu et nouveaux projets personnels, la légende espagnole quitte progressivement la scène professionnelle sans jamais s’éloigner vraiment de l’univers qu’elle a contribué à façonner. Une sortie à l’image de sa carrière : élégante, inspirante et profondément humaine.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !






























































































Pretoria P1 – Chingalán retrouve le sommet au terme d’une finale d’anthologie face à Leal et Guerrero
Hofer et Bognard créent la surprise en remportant le P1500 de La Ciotat
Londres P1 – Thomas Leygue n’est plus qu’à une victoire du tableau final
Aranza Osoro : « Aujourd’hui, au-delà du top 40 ou 50, il est impossible de vivre à 100 % du padel »
Le Top 5 des meilleurs smashs du circuit féminin selon Bea González
Gustavo Pratto : « Le talent permet de réussir sans même comprendre comment »
Alexandre Letellier : “En tant que gardien, les appuis m’aident beaucoup au padel”
L’été change le padel : Andoni Bardasco dévoile les clés pour adapter sa tactique
P1500 La Ciotat – Les trois premières têtes de série au rendez-vous, Lefevre / Alquier créent la surprise
P1500 Sète – Fonteny défie les favoris, Raichman veut retrouver le sourire : place aux demi-finales
Où jouer au padel à Lille et dans le Nord ? Tous les clubs partenaires de Padel Magazine
Pretoria P1 – Leal et Guerrero face à Galán / Chingotto : l’exploit ultime est à portée de main
Pretoria P1 – Triay / Brea contre Calvo / Fernandez : une finale qui pourrait (encore) rebattre les cartes
FIP Bronze Frascati – Blanqué et Joris à un match de leur première finale ensemble
FIP Tour – Blanqué / Joris en demi-finales en Italie, Vives, Guy de Chamisso et Sireix stoppés en quarts
Padel : comment Lidl transforme Crivit en marque sportive à part entière avec Steffi Graf
Compagnie des Alpes accélère dans le padel avec PadelCity : une nouvelle étape dans sa stratégie européenne
Deux clubs franchissent le cap des 1 000 compétiteurs : Padel Horizon et le Garden Rennes
Ouvrir un club de padel : pourquoi le risque incendie doit désormais entrer dans le business plan
Que viennent vraiment chercher les joueurs de padel à Barcelone ?
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Benidorm, la nouvelle destination espagnole qui séduit les passionnés de padel
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Au padel, les champions ne gagnent pas tous les points, ils remportent les plus importants
Chingotto et Galán ont aussi gagné le match des bancs face à Libaak et Chozas
Pourquoi la progression au padel passe d’abord par la compréhension du jeu
La balle interdite : quand une règle a divisé le monde du padel
Réforme du FIP Tour : ce qui va vraiment changer à partir de 2027
Réforme 2027 de la FIP et de Premier Padel : beaucoup de communication… pour des changements finalement limités
Premier Padel et la FIP préparent une réforme majeure pour 2027 : ce qui va changer pour les joueurs
FIP Promises Paris by WME Sports : prévention, récupération, blessures… les médecins (Mani et Clédassou) alertent sur les enjeux du padel chez les jeunes
Italy Major : Javi Leal toujours à la recherche d’un déclic en 2026
Le padel professionnel devient-il un sport de plus en plus physique ?
Galán et Chingotto sont-ils en train de prendre définitivement l’ascendant sur Tapia et Coello ?
French Touch Academy : une saison 2026 placée sous le signe du padel au Cap d’Agde