En 2025, il est encore difficile de vivre du padel en France. Les joueurs et joueuses français estiment qu’il faut faire partie au moins du top 10 pour avoir une certaine sécurité financière.
Le padel est un sport encore récent, et il reste des étapes pour que les meilleurs joueurs français puissent vivre de ses revenus. Le circuit Premier Padel a redémarré le 8 février avec le Riyadh P1 en Arabie Saoudite, tandis que les tournois FIP ont repris début janvier avec le FIP Silver Australian.
Par rapport au classement mondial, peu de Français accèdent au tableau final du Premier Padel. Alix Collombon, meilleure joueuse française et 30e mondiale, a chuté en huitième de finale du Riyadh P1, et c’était la seule Tricolore engagée dans le tableau principal.
Pour l’instant, chez les messieurs, ils participent aux qualifications du circuit Premier Padel, à des FIP et aux tournois hexagonaux.
“Personnellement, je suis plutôt dans la survie avec le padel“, affirme Philémon Raichman, 20e Français et 209e mondial. Âgé de 24 ans, il se consacre à fond à ce sport depuis deux ans.
Délicat d’en vivre hors du top 10 français
Avant d’entrer dans le monde pro, Philémon Raichman enseignait des cours de padel dans son club parisien, Sport Horizon. “C’est important d’avoir des entreprises qui nous suivent. Car malgré l’aide des sponsors et des équipementiers sportifs, cela reste insuffisant.”
Pour pouvoir être stable financièrement, il faut se trouver dans le top 10 français. Pour les dames, c’est encore moins accessible. “Pour les filles, je pense que seulement le top 5 peut en vivre totalement.”
Philémon Raichman se déplace en Suède pour le FIP Bronze du 19 au 23 février, avec un prize money de 7 000 €.
En deux ans de compétitions, le circuit secondaire révèle quelques surprises : “On arrive au tournoi et les terrains ne sont pas encore installés, ou il est impossible de s’entraîner la veille d’un match“, assure-t-il.
Un constat également partagé par Alix Collombon, numéro une française et 30e mondiale : “À part la catégorie Platinum, la plupart des FIP ne sont pas terribles”, commente-t-elle.
Des partenaires de padel devenus des soutiens financiers
Du côté de Dorian De Meyer, 17e Français et 325e mondial, il est entré dans le monde pro depuis quatre ans. Joueur de la Big Jet Padel Academy à Bordeaux, il a su, grâce à son réseau, s’entourer de partenaires issus de plusieurs secteurs d’activité : “Pharmacie, cybersécurité, produits financiers. Ce sont des personnes que j’ai rencontrées dans le club de padel et qui me soutiennent financièrement.”
En contrepartie, Dorian De Meyer propose des cours et participe avec eux à des tournois. “Ils adorent pouvoir jouer avec un partenaire de bon niveau et participer à des P500, des compétitions un peu plus élevées que d’habitude pour eux”, commente-t-il.
Un soutien financier essentiel pour lui, car Dorian De Meyer vient de se faire opérer de la hanche et sera absent du circuit pendant quatre mois : “C’est ma troisième opération. Le joueur de tennis Andy Murray a la même pathologie, le conflit fémoro-acétabulaire de la hanche.”
Heureusement, il est bien entouré pour réaliser sa rééducation : son kiné personnel est un ancien du club de football de l’AS Monaco.
Dorian De Meyer partage l’avis de Philémon Raichman : “On survit en jouant au padel. Actuellement, je dois gagner 1 500/1 600 € par mois. C’est difficile de savoir vraiment ce que je gagne, car je ne mets rien de côté.”
Peu de Françaises consacrées à 100% dans le padel
Chez les filles, Alix Collombon, numéro une française, vit intégralement du padel, contrairement à sa carrière dans le tennis. “Cela fait huit ans que je suis sur le circuit, après avoir pratiqué le tennis de 8 à 23 ans. En tennis, mon meilleur classement a été 400e mondiale WTA. J’ai connu les galères quand je jouais les tournois Futures (compétitions internationales de troisième catégorie). Je mangeais mon pain noir. Tous les ans, je perdais 40 000 €“, précise-t-elle.
La création du Centre d’Entraînement National de Padel à Vichy, dans l’Allier, qui verra le jour en septembre 2025, va permettre de booster les carrières des nouvelles générations du padel tricolore : “C’est super positif pour les jeunes et aussi pour les adultes d’avoir une structure comme celle-ci”, ajoute Alix Collombon.
Du côté de Jennifer Denécheau, 4e Française, à 29 ans, elle est enseignante d’espagnol à Poitiers en semaine et dispute les tournois le week-end : “Je participe à deux compétitions par mois. En moyenne, je dépense un budget de 250/300 € par week-end.”
Même si elle a réussi à monter au classement très rapidement en seulement deux ans, vivre du padel n’est pas son objectif. “Dans l’Éducation nationale, je ne peux pas me permettre de quitter mon emploi comme ça.”
Passionné depuis gamin par le foot et le tennis, je pratique le ping-pong depuis trois ans dans un club à Nantes. Plus récemment, j’ai découvert le padel ! Basket, rugby, golf et sports automobiles : encore des nouveaux sports que je suis régulièrement. Sinon côté culture, vu que j’adore donner mon avis, j’écris des critiques de films et de jeux vidéos sur ma page Instagram Silence ça Mix.

























































































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