Fondateur de la Big Padel Jet Academy, Jean-Thomas Peyrou est aujourd’hui l’une des figures majeures du padel français. En plus de son travail de formateur à Bordeaux, il occupe également des fonctions de directeur sportif / co-fondateur du Bordeaux P2 et du FIP Promises Paris by WME.
Dans cet entretien, il revient sur l’importance des compétitions par équipes, la philosophie de formation du Big Padel, l’évolution des interclubs, mais aussi sur ses projets autour des tournois internationaux.
L’esprit d’équipe au cœur du projet Big Padel
Pour Jean-Thomas Peyrou, les matchs par équipes occupent une place centrale dans la construction du club.
« Les matchs par équipes représentent quelque chose de très important pour moi. Je crois beaucoup en l’ADN du club et en l’ADN de l’équipe. »
Selon lui, le développement du Big Padel passe par la création d’un sentiment d’appartenance fort entre les joueurs, le staff et les dirigeants.
La majorité des joueurs engagés dans ces compétitions proviennent directement de la Big Padel Jet Academy, la structure d’entraînement qu’il a mise en place au sein du club bordelais.
« Tous les joueurs que j’entraîne à la Big Padel Jet Academy composent l’équipe. Ils s’entraînent tous les matins ensemble. »
Parmi eux, plusieurs figures bien connues du circuit français comme Simon Wagner, Elio Sarrat, Paul Lefevre, Lucas Pillon ou encore Baptiste Fabre.
(L’équipe 2 : Dorian de meyer, Baptiste Fabre, Paul Lefèvre, Julen fabas, Elio Sarrat, Simon Wagner, Lucas Pillon, Steed malbranque)
Certains anciens joueurs de l’académie ont également pris de nouvelles responsabilités. Dorian De Meyer est désormais devenu coach au sein de la Jet Academy, tandis que Simon Wagner s’apprête à occuper des fonctions de directeur sportif du Big Padel Bergerac.

Un titre qui récompense des années de travail
Si la victoire en Championnat de France par équipes n’était pas forcément l’objectif principal du club, elle représente pour Jean-Thomas Peyrou une récompense importante.
« Ce n’était pas forcément la priorité du club, mais pour moi c’était important. C’est une compétition très formatrice. »
Pour lui, voir les joueurs qu’il entraîne au quotidien soulever un trophée constitue une grande satisfaction.
« Ces garçons s’entraînent tous les matins ensemble. Les voir gagner et pouvoir les accompagner tout le week-end, c’est génial. »
Un succès qui symbolise aussi plusieurs années d’investissement pour le Big Padel.
La Jet Academy, un centre d’entraînement en pleine croissance
La Jet Academy est née grâce au soutien des dirigeants du club, Antoine et Louis Couvercelle, que Jean-Thomas Peyrou tient à remercier.
« Sans leur volonté et leur soutien, je n’aurais pas pu créer l’académie. »
Depuis sa création en 2020, la structure a connu une croissance importante. À ses débuts, l’équipe se composait de trois personnes, autour de Dorian De Meyer et Thomas Vanbeauce. Aujourd’hui, plus d’une trentaine de joueurs s’y entraînent quotidiennement.
Tous ont des objectifs différents, mais partagent la même volonté de progresser.
« J’essaie d’inculquer un esprit d’équipe à tous ces joueurs. Le padel est un sport d’équipe. »
Pour lui, la réussite d’un club repose sur un équilibre entre plusieurs éléments : joueurs, staff, dirigeants, partenaires et membres du club.
Former des joueurs sans perdre l’esprit club
Si la formation occupe une place importante dans son projet, Jean-Thomas Peyrou rappelle que la priorité du Big Padel reste l’expérience globale proposée aux membres.
« La priorité du club est que tout le monde se sente bien, dans un esprit de famille. »
Mais il estime également que la formation et le haut niveau doivent conserver une place importante dans la structure.
« La compétition et la formation ne doivent pas être délaissées. »
L’objectif : jouer les premiers rôles en Nationale 1
Sportivement, le Big Padel vise désormais un objectif clair : s’imposer durablement parmi les meilleures équipes françaises.
« L’objectif sera de jouer la Nationale 1 et de se battre pour les premiers rôles chaque année. »
Le club a déjà connu plusieurs campagnes marquantes, notamment une saison où les équipes masculine et féminine ont failli réaliser un doublé de champion de France.
Depuis 2022, le club a régulièrement atteint les dernières phases de la compétition, avec notamment une finale.
« Chaque année, la compétition se développe et le niveau est de plus en plus élevé. »
Des interclubs de plus en plus internationaux
Jean-Thomas Peyrou se réjouit de voir des joueurs internationaux de premier plan participer aux interclubs français.
Il cite notamment l’exemple de Sanyo Gutiérrez, Teo Zapata, Bastien Blanqué ou encore Thomas Leygue sous les couleurs de Casa Padel.
« Quand je les vois porter le maillot du club, on dirait qu’ils y jouent depuis dix ans. »
Pour lui, cette ouverture internationale ne doit pas être vue comme un problème.
« On peut très bien intégrer ces joueurs dans l’écosystème du club tout en conservant notre identité. »
Il cite également l’exemple du club la All In Padel 69 qui a réussi à associer joueurs de l’académie et joueurs étrangers, notamment des Suédois, avec succès.

Une compétition qui peut devenir incontournable
Jean-Thomas Peyrou croit fortement au potentiel de développement des interclubs français.
« Je suis persuadé que cette compétition peut devenir incontournable dans les années à venir. »
Il imagine même un futur encore plus spectaculaire.
« J’aimerais voir un jour des joueurs comme Tapia, Chingotto ou Galán participer dans différentes équipes. »
Un scénario qui pourrait transformer les interclubs en véritable événement majeur du padel mondial.
Des améliorations possibles dans l’organisation
Malgré son enthousiasme, il estime que certains aspects de la compétition pourraient être améliorés.
Il pointe notamment la densité du programme du samedi, jugée très exigeante physiquement.
« On a commencé à 8h15 et on a terminé la demi-finale à 23h30. C’est très dur physiquement pour les joueurs. »
Il évoque également des ajustements logistiques, comme la présence de personnes pour nettoyer les vitres lorsque les conditions deviennent glissantes.
Selon lui, l’évolution du niveau impose désormais une organisation plus professionnelle.

Une actualité chargée entre Bordeaux et Paris
Parallèlement à son travail au Big Padel, Jean-Thomas Peyrou est impliqué dans l’organisation de plusieurs événements internationaux.
Il prépare notamment la troisième édition du Bordeaux P2, qui se déroulera du 28 juin au 5 juillet.
« La machine est lancée. L’équipe est bien structurée et les ventes de billets accélèrent par rapport à l’an dernier. »
Son objectif reste d’attirer les meilleurs joueurs du monde à Bordeaux.
Il travaille également sur le FIP Promises Paris by WME, un tournoi dédié aux jeunes talents.
L’édition précédente avait rassemblé 340 joueurs issus de 13 nationalités.
« C’est un tournoi qui me tient vraiment à cœur pour le développement du padel. »
Des critiques sur l’organisation du circuit FIP
Enfin, Jean-Thomas Peyrou appelle à une meilleure régulation du circuit FIP, notamment concernant les désistements de joueurs.
« On voit trop de lucky losers et de tableaux tronqués. Les joueurs ne devraient pas pouvoir se retirer à la dernière minute sans raison valable. »
Il plaide pour la mise en place de sanctions ou d’amendes, afin de garantir la crédibilité des tournois.
« Quand un joueur s’inscrit à un tournoi, il doit s’y présenter. C’est une question de respect pour l’organisation et les autres joueurs. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































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