Et si l’association entre Alejandro Galán et Federico Chingotto approchait de son terme ? Après deux saisons et demie passées à poursuivre Arturo Coello et Agustín Tapia, la paire numéro deux mondiale traverse une période plus délicate. Dans l’émission VeinteDiez, Sanyo Gutiérrez a livré son analyse sur la situation des deux joueurs, allant jusqu’à évoquer la possibilité d’une séparation en fin de saison. Une hypothèse qui interroge, même si rien n’indique aujourd’hui que les deux hommes aient pris une décision concernant leur avenir.

Deux défaites qui relancent les interrogations

Habitués à enchaîner les finales et à disputer les titres aux numéros un mondiaux, Alejandro Galán et Federico Chingotto viennent de connaître deux tournois compliqués.

Au P2 de Rotterdam, ils ont été éliminés dès les quarts de finale avant de s’incliner en demi-finale du P2 de Düsseldorf. Deux défaites face à la même paire : Franco Stupaczuk et Jon Sanz. Des résultats qui ne seraient pas particulièrement inquiétants pour la plupart des associations du circuit, mais qui prennent une autre dimension lorsqu’il s’agit des numéros deux mondiaux, engagés depuis de longs mois dans une course à la première place face à Coello et Tapia.

D’autant que la concurrence semble avoir franchi un cap ces dernières semaines. Juan Lebrón et Leo Augsburger ont montré cette saison qu’ils étaient capables de remporter un tournoi majeur, tandis que Stupaczuk et Sanz commencent eux aussi à trouver les solutions pour bousculer les meilleures paires du monde et atteindre les finales.

Le circuit masculin devient de plus en plus disputé et Galán et Chingotto ne sont plus les seuls à pouvoir inquiéter les leaders du classement.

Sanyo Gutiérrez évoque une possible fin d’association

Invité à analyser la situation dans l’émission VeinteDiez, Sanyo Gutiérrez s’est montré particulièrement attentif aux dernières déclarations d’Alejandro Galán.

Lors du tournoi de Düsseldorf, l’Espagnol avait notamment reconnu que l’objectif de retrouver la première place mondiale devenait de plus en plus compliqué. Des propos qui n’ont pas échappé à l’ancien numéro un mondial argentin.

« Les déclarations de Galán reflètent ce qui se passe au sein de la paire. Parler de fin de cycle est peut-être un peu fort, mais émotionnellement, on a l’impression qu’ils commencent à lâcher prise. »

Pour Sanyo, le problème ne se situe pas nécessairement dans le niveau de jeu des deux hommes, mais davantage dans leur capacité à repartir pour une nouvelle saison avec le même objectif.

« Ils ont essayé, ils ont joué un padel merveilleux, mais aujourd’hui, je ne les vois pas repartir pour une année supplémentaire afin de continuer à se battre. »

Une analyse qui reste l’opinion personnelle de Sanyo Gutiérrez, et non une annonce de séparation.

Le départ de Jorge Martínez pourrait peser dans la balance

Un autre élément pourrait avoir son importance dans les réflexions autour de l’avenir de cette association : le départ annoncé de Jorge Martínez à la fin de la saison.

Le technicien espagnol occupe une place centrale dans la carrière d’Alejandro Galán, qu’il accompagne depuis de nombreuses années. Il est également présent sur le banc de Galán et Chingotto depuis la création de leur association, en mars 2024. Pour Sanyo Gutiérrez, cette perspective ne doit pas être sous-estimée.

« Il y a peut-être quelque chose que nous ne prenons pas suffisamment en compte : Jorge a annoncé son départ. Pour devenir numéro un, tout doit fonctionner parfaitement, dans une certaine harmonie. »

L’Argentin estime que ce type de changement peut avoir des conséquences sur l’équilibre émotionnel d’une paire, même lorsque les joueurs continuent de produire un excellent padel.

L’idée de terminer leur collaboration avec un retour à la première place mondiale serait évidemment séduisante. Mais comme le souligne Sanyo, entre l’objectif et sa réalisation, la marche reste particulièrement haute.

Une paire exceptionnelle qu’il ne faut pas enterrer trop vite

Attention toutefois à ne pas tirer de conclusions trop rapidement.

Federico Chingotto et Alejandro Galán restent l’une des meilleures paires du monde, et probablement l’une des associations les plus régulières du circuit depuis leur formation. Leur complémentarité, leur entente sur la piste et leur capacité à rivaliser avec Arturo Coello et Agustín Tapia ne sont plus à démontrer. Certes, ils ont connu plusieurs passages à vide depuis le début de leur collaboration. Mais ils ont aussi régulièrement su retrouver leur meilleur niveau après des périodes plus compliquées.

Le problème, c’est que les numéros un mondiaux laissent très peu de place à l’erreur. Et désormais, derrière eux, d’autres paires commencent à réclamer leur part du gâteau. Pour autant, deux éliminations consécutives ne suffisent pas à remettre en question tout ce que Galán et Chingotto ont construit ensemble. Les deux joueurs disposent encore des qualités nécessaires pour retrouver les finales et inquiéter leurs principaux rivaux.

Reste à savoir si cette fin de saison leur permettra de retrouver l’élan nécessaire pour poursuivre leur aventure en 2027.

Une séparation n’est pour l’instant qu’une hypothèse. Et connaissant la complicité entre l’Espagnol et l’Argentin, difficile de les imaginer renoncer sans avoir tout tenté pour atteindre le sommet.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !