Ils ont dominé leurs grands rivaux au printemps, profité de leurs rares éliminations et parfois servi pour les battre dans des finales décisives. Pourtant, à l’approche du Milan P1, Alejandro Galán et Federico Chingotto comptent désormais 2 200 points de retard sur Arturo Coello et Agustín Tapia à la Race. La course reste ouverte, mais les occasions manquées de ces derniers mois commencent à peser lourd.
Au 12 octobre, Coello et Tapia possèdent chacun 13 820 points à la Race 2026, contre 11 620 pour Galán et Chingotto, soit 2 200 points d’avance. Ce classement annuel se distingue du classement mondial FIP sur 52 semaines, où l’écart atteint 2 980 points : 19 840 contre 16 860. Un écart conséquent, qui contraste avec la proximité de certaines de leurs confrontations. Plusieurs finales ont tenu à quelques points. Mais au classement, ce sont bien les titres qui font la différence.
Au printemps, Galán et Chingotto avaient pris les commandes
L’espoir de voir la hiérarchie évoluer reposait sur des résultats concrets. En mai, Galán et Chingotto avaient notamment dominé Coello et Tapia en finale à Buenos Aires, 6/2 6/1, pour remporter leur cinquième titre de la saison.
À ce moment-là, ils menaient la Race avec 4 670 points, contre 3 880 pour leurs adversaires. La dynamique leur appartenait et la bataille pour terminer l’année au sommet semblait plus ouverte que jamais.
Mais Rome a marqué un premier tournant. Coello et Tapia ont remporté le Major italien 7/5 7/6, mettant fin à une série de quatre défaites consécutives face à leurs rivaux et reprenant la tête de la Race. Galán et Chingotto avaient prouvé leur capacité à les battre. Il leur restait à confirmer dans les rendez-vous les plus importants.
Valence et Bordeaux, les premiers grands regrets
La finale de Valence reste l’un des épisodes les plus difficiles à oublier. Galán et Chingotto ont mené 5/2 dans la troisième manche, puis servi pour le match à 5/4. Après avoir laissé revenir leurs adversaires, ils ont encore pris les commandes du tie-break décisif, 5–1.
Le titre leur a pourtant échappé. Coello et Tapia ont renversé la rencontre pour s’imposer 6/7 6/1 7/6. Une occasion majeure de reprendre du terrain venait de se transformer en nouvelle progression des leaders.
À Bordeaux, le scénario a été différent, mais la conclusion identique. Galán et Chingotto ont remporté la première manche, poussé les numéros 1 au tie-break dans la deuxième, puis cédé 5/7 7/6 6/2. Encore une finale disputée, encore un trophée pour Coello et Tapia.
Ces défaites ne racontent pas une paire incapable de rivaliser. Elles montrent au contraire combien Galán et Chingotto étaient proches, sans parvenir à transformer cette proximité en victoires.
Pretoria relance l’espoir, Londres le refroidit
Début août, avant la trêve estivale, une ouverture s’est présentée à Pretoria. Javi Leal et Fran Guerrero ont éliminé Coello et Tapia 7/5 7/5 en demi-finale, interrompant leur série de 27 finales consécutives.
Galán et Chingotto ont saisi l’occasion en remportant le tournoi. Les numéros 1 pouvaient donc sortir avant le dimanche, et leurs poursuivants étaient capables d’en profiter.
La semaine suivante, Londres pouvait prolonger ce rapprochement. Les deux meilleures paires se retrouvaient en finale et Galán–Chingotto, après avoir perdu le premier set, arrachaient le deuxième pour emmener leurs rivaux dans une nouvelle manche décisive.
Mais à 5/5 dans le troisième set, Coello et Tapia ont fait la différence. Victoire 6/3 5/7 7/5 et huitième titre de la saison, contre six pour leurs poursuivants. L’élan sud-africain n’avait pas suffi à changer l’issue du duel direct.
Madrid ravive la course, Paris la fait basculer
La reprise a pourtant offert un nouvel espoir. À Madrid, Coello et Tapia sont tombés dès les quarts de finale contre Coki Nieto et Mike Yanguas. Galán et Chingotto ont ensuite remporté le tournoi. Juste avant Roland-Garros, la course au sommet était pleinement relancée.
La finale parisienne avait donc une portée considérable : une victoire aurait placé Galán et Chingotto en tête de la Race avec 330 points d’avance.
Ils ont servi pour le titre dans le troisième set. Mais Coello et Tapia ont débreaké, puis dominé le tie-break 7–1, pour s’imposer 6/3 4/6 7/6. Une nouvelle fois, Galán et Chingotto avaient approché la victoire sans réussir à conclure.
Au lieu de quitter Paris devant leurs rivaux, ils en sont repartis avec 1 270 points de retard. Entre les deux issues possibles de cette finale, le classement présentait donc un basculement de 1 600 points. Tout le poids d’un Major, concentré dans une fin de match.
Depuis Paris, 930 points supplémentaires perdus
Les deux étapes suivantes ont aggravé la situation. À Rotterdam, Galán et Chingotto ont été éliminés en quarts par Franco Stupaczuk et Jon Sanz, 6/4 6/4. À Düsseldorf, la même paire les a arrêtés en demi-finale, 7/6 6/4.
Pendant ce temps, Coello et Tapia remportaient les deux tournois et poursuivaient leur série victorieuse commencée à Paris.
| Race — points par joueur | Après Paris | Au 12 octobre |
|---|---|---|
| Coello / Tapia | 12 620 | 13 820 |
| Galán / Chingotto | 11 350 | 11 620 |
| Écart | 1 270 | 2 200 |
930 points supplémentaires se sont ainsi ajoutés au retard de Galán et Chingotto depuis Roland-Garros. Le problème ne se limite désormais plus aux finales perdues contre les leaders : il faut d’abord parvenir à les retrouver.
Une course encore ouverte, mais une dynamique à inverser
Parler d’une Race déjà terminée serait prématuré. Milan et Dubaï, deux P1, ainsi que les Majors du Koweït et d’Acapulco restent au programme, soit 6 000 points promis aux vainqueurs avant les Finals. Un retour demeure possible.
Mais la tâche a changé d’ampleur. Au printemps, Galán et Chingotto avaient pris l’ascendant. À Pretoria puis à Madrid, ils avaient exploité les ouvertures. À Valence, Londres et Paris, ils avaient approché des victoires capables de modifier la saison.
Aujourd’hui, il leur faut enchaîner les titres et inverser durablement la dynamique face à une paire qui vient de remporter trois tournois consécutifs. Et surtout on a l’impression qu’il faudrait que Coello et Tapia trébuchent alors qu’ils sont impériaux.
Leur grand regret pourrait être là : avoir été si proches dans les matchs qui comptaient, pour se retrouver aussi loin au classement.
J’ai découvert le Padel en Espagne par hasard dans un camping. Le virus a pris immédiatement, passionné de padel, je suis l’actualité internationale et régionale en vibrant tout autant que ce sport.


































































































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