La dynamique récente du circuit féminin réserve une statistique inattendue : les numéros unes mondiales Gemma Triay et Delfi Brea traversent une période inhabituelle au moment le plus critique des tournois. Malgré une saison 2025 remarquable, les finales s’avèrent plus complexes ces derniers mois, la dernière finale face à la nouvelle paire Ustero / Sanchez au P1 de Riyadh en est le parfait exemple.
Une domination globale, mais des finales frustrantes
Le projet formé par Gemma Triay et Delfi Brea visait clairement les sommets du padel mondial. Objectif atteint avec autorité au classement, porté par une régularité impressionnante sur l’ensemble de la saison dernière.
Pourtant, un chiffre attire désormais l’attention : cinq finales disputées récemment, cinq défaites.
Koweït, Dubaï, Acapulco, Barcelone et désormais Riyadh dessinent une tendance rare pour une paire installée au sommet de la hiérarchie mais qui a du mal à conclure ses tournois.
Rotterdam, dernier trophée en date
Il faut remonter au P1 de Rotterdam, remporté le 5 octobre, pour retrouver la trace de leur dernier titre. Un succès qui venait alors couronner une saison exceptionnelle.
Neuf trophées en 2025, dont trois Majors : Doha, Rome et Paris. Un bilan qui rappelle à quel point la paire hispano-argentine reste l’une des références absolues du circuit.
Cette série négative ne remet donc pas en cause leur niveau global, mais souligne plutôt la difficulté extrême des matchs décisifs actuels, notamment avec les changements de paires récents sur le circuit féminin. Il va tout de même falloir vite se remettre en route pour répondre aux assauts des nouvelles paires.
Un circuit féminin toujours plus dense
Le contexte explique en partie cette évolution. Le padel féminin continue de gagner en profondeur et en intensité. L’écart entre les toutes meilleures paires se réduit progressivement. Et c’est une bonne nouvelle.
Gemma Triay elle-même l’a reconnu à Riyadh : conserver la place de numéro une devient chaque saison plus exigeant. Les écarts se jouent désormais sur quelques points, quelques tournois et parfois quelques décisions tactiques.
Les finales, par nature, concentrent ce niveau maximal de pression et d’intensité.
Une paire qui reste une référence
Malgré cette série défavorable, Triay et Brea ont déjà démontré à de multiples reprises leur solidité mentale et leur capacité d’adaptation. Leur constance au plus haut niveau reste intacte.
Les périodes plus complexes font partie des cycles classiques du sport de haut niveau. Et s’il y a bien une certitude sur le circuit, c’est la capacité des grandes équipes à réagir.
Une série négative aujourd’hui. Peut-être le prélude à un nouveau cycle victorieux.
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !

























































































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