Il n’a que 15 ans et un an de padel derrière lui. Le parcours de Rafael Frogé est aussi récent que singulier. Rien ne le destinait vraiment au padel, jusqu’à ce qu’un concours de circonstances fasse basculer sa trajectoire.

« Je passais à côté d’un terrain, il manquait quelqu’un, ils m’ont proposé de jouer. »

Ce jour-là, Rafael accepte. Sans objectif. Sans pression. Juste pour essayer. Et très vite, les sensations sont là. La balle sort bien de la raquette, les échanges s’enchaînent, le plaisir est immédiat.

« Ils m’ont dit que je jouais vraiment bien. C’est là que je me suis dit que j’allais m’y mettre sérieusement. »

Une phrase simple, mais fondatrice. En quelques semaines, le loisir devient un projet.

Un projet structuré

Habitant à seulement cinq minutes de Big Padel Mérignac, Rafael pousse rapidement les portes du centre et rejoint la Big Padel Jet Academy, dirigée par Jean-Thomas Peyrou. Un environnement qu’il décrit aujourd’hui comme déterminant dans sa construction de joueur.

« Jean-Thomas est un super coach. Il me soutient beaucoup dans mon projet. Il m’appelle tous les jours. »

À 15 ans, cet accompagnement quotidien est précieux. Il permet de cadrer l’envie, de canaliser l’énergie, et surtout d’installer des bases solides. Technique, physique, compréhension du jeu : tout s’accélère.

Mais au-delà de l’encadrement, Rafael insiste aussi sur l’atmosphère unique du centre.

« Ce que j’aime ici, c’est le nombre de joueurs qu’il y a pour s’entrainer et surtout voir évoluer des joueurs haut niveau qui font partis des meilleurs français. »

À Big Padel, il croise notamment Maxime Joris ou Nicolas Rouanet, figures du padel français. Observer, échanger, s’entraîner dans ce contexte nourrit autant l’apprentissage que l’ambition.

Son objectif 2026

Aujourd’hui, Rafael est 4234e joueur français. Un chiffre anecdotique à son âge, mais qui sert de point de départ. Lui regarde déjà plus loin.

Objectif 2026 : intégrer le top 1000 français.

Une ambition assumée, cohérente avec son investissement et la rapidité de sa progression. À l’international, le joueur dans lequel il se reconnaît le plus est Alejandro Galán.

Un modèle qui en dit long : intensité, engagement physique, agressivité maîtrisée, volonté d’imposer son jeu.

Une génération qui arrive tôt

Le cas Rafael Frogé illustre aussi l’évolution du padel français. Des profils de plus en plus jeunes, qui entrent tôt dans des structures, observent les meilleurs, s’entraînent beaucoup, et construisent leur projet presque comme dans les sports traditionnels de haut niveau.

En un an seulement, Rafael est passé :

  • d’une découverte par hasard,
  • à une pratique quotidienne,
  • avec un projet clair

Un chemin encore très long, forcément semé d’étapes et d’ajustements, mais déjà marqué par une chose essentielle : la clarté de l’envie.

À 15 ans, ce n’est pas le classement qui interpelle.
C’est la dynamique.

Eléah Couvercelle

Les sports de raquette m’ont toujours accompagné, et le padel s’est imposé comme une evidence. Découvert à Marbella dès l’enfance, il fait depuis partie intégrante de mon environnement sportif et familial.