Deux finales consécutives sur Premier Padel, deux victoires de rang face à Galán / Chingotto et une montée en puissance qui ne passe plus inaperçue. Franco Stupaczuk et Jon Sanz semblent avoir trouvé la bonne formule après des débuts irréguliers.
Désormais têtes de série 4, l’Argentin et l’Espagnol bousculent la hiérarchie et s’affirment comme de sérieux candidats aux titres. Encore battus par Tapia / Coello lors de leurs deux dernières finales, ils abordent cette fin de saison avec une nouvelle dimension. Au point de pouvoir prétendre au statut de deuxième force du circuit mondial ?
Deux finales consécutives, la confirmation d’un nouveau statut ?
Après des débuts marqués par une certaine irrégularité, Franco Stupaczuk et Jon Sanz semblent avoir trouvé leur rythme de croisière. L’Argentin et l’Espagnol restent sur deux finales consécutives sur le circuit Premier Padel, à Rotterdam puis à Düsseldorf. Deux parcours convaincants qui témoignent des progrès réalisés par cette association et de sa capacité à rivaliser avec les meilleures paires mondiales.
À Rotterdam, Stupaczuk / Sanz ont notamment frappé fort en éliminant Galán / Chingotto en quart de finale (6/4 6/4), avant de surclasser Yanguas / Nieto en demi-finale (6/0 6/4). Leur parcours s’est finalement arrêté en finale face aux numéros 1 mondiaux, Tapia / Coello (3/6 2/6). Une semaine plus tard, à Düsseldorf, ils ont confirmé cette dynamique en s’offrant une nouvelle fois Galán / Chingotto (7/6 6/4), avant de retrouver Tapia / Coello en finale. Malgré une nouvelle défaite (2/6 6/7), ils ont cette fois davantage résisté, notamment dans une deuxième manche très disputée.
En l’espace de deux tournois, Stupaczuk et Sanz ont donc changé de statut. Désormais capables d’enchaîner les victoires face à des concurrents directs, ils ne sont plus simplement des outsiders dangereux, mais de véritables prétendants aux titres. Une montée en puissance qui pose forcément la question de leur place actuelle dans la hiérarchie mondiale.
Galán / Chingotto, deux fois victimes de Stupa / Sanz
C’est sans doute le chiffre le plus révélateur de leur montée en puissance : en l’espace de deux semaines, Franco Stupaczuk et Jon Sanz ont fait tomber à deux reprises Alejandro Galán et Federico Chingotto, la deuxième paire mondiale. Et pas n’importe comment, puisque les deux rencontres ont été remportées en deux sets. Une performance particulièrement significative face à une association réputée pour sa régularité et sa capacité à répondre présente dans les grands rendez-vous.
Le premier coup d’éclat intervient à Rotterdam, en quart de finale. Opposés aux numéros 2 mondiaux, Stupaczuk et Sanz s’imposent 6/4 6/4 au terme d’une rencontre maîtrisée. Malgré un retour de Galán / Chingotto de 2/4 à 4/4 dans la deuxième manche, l’Argentin et l’Espagnol parviennent à reprendre l’avantage pour conclure. Une semaine plus tard, en demi-finale du Germany P2, ils récidivent 7/6 6/4, après avoir notamment sauvé une balle de set dans la première manche. Deux victoires qui témoignent de leur capacité à gérer les moments importants face à l’une des références du circuit.
Sur le plan tactique, leur complémentarité semble particulièrement efficace face à Galán / Chingotto. Stupaczuk apporte sa régularité, sa couverture de terrain et sa capacité à construire les échanges, tandis que Sanz fait la différence par son agressivité et sa vitesse d’exécution.
Un Jon Sanz étincelant en Allemagne
Si la paire a impressionné lors du Germany P2, Jon Sanz s’est particulièrement illustré tout au long du tournoi. Le gaucher espagnol a affiché un niveau de jeu remarquable, faisant parler son explosivité, sa vitesse et son agressivité au filet. Très inspiré offensivement, il a multiplié les prises d’initiative et les coups gagnants, notamment lors de la demi-finale remportée face à Galán / Chingotto (7/6 6/4). Sa capacité à mettre sous pression ses adversaires et à faire la différence dans les moments importants a été l’une des grandes forces de la paire hispano-argentine.
À seulement 26 ans, Sanz semble retrouver le niveau qui lui avait permis de s’imposer parmi les joueurs les plus dangereux du circuit. Aux côtés d’un Stupaczuk solide et régulier, l’Espagnol peut pleinement exprimer ses qualités offensives sans avoir à porter seul le poids des échanges. Une liberté qui semble lui réussir et qui explique en partie la montée en puissance de cette association. Si Sanz parvient à maintenir ce niveau de jeu, Stupaczuk / Sanz pourraient bien devenir l’une des paires les plus difficiles à manœuvrer en cette fin de saison.
Stupaczuk / Sanz, l’ordre établi bientôt bousculé ?
Avec deux finales consécutives et deux victoires face à Galán / Chingotto, Stupaczuk / Sanz commencent à s’imposer comme l’une des paires les plus dangereuses du circuit. Une dynamique qui les place, sur les dernières semaines, parmi les principaux outsiders derrière les deux premières paires mondiales. Mais attention à ne pas s’emballer : ces performances ne concernent pour l’instant que deux tournois, un échantillon encore trop limité pour tirer des conclusions définitives.
Car la concurrence reste particulièrement relevée. Lebrón / Augsburger, vainqueurs à Bruxelles et capables de battre les numéros 1 mondiaux, possèdent des arguments solides, tandis que Di Nenno / Navarro ou encore Yanguas / Nieto restent des références parmi les poursuivants. Si Stupaczuk / Sanz affichent actuellement une meilleure dynamique que plusieurs de ces associations, ils devront confirmer sur la durée pour prétendre s’installer durablement devant leurs concurrents directs. Le Milan P1 représente donc une nouvelle occasion de prouver que cette montée en puissance n’a rien d’éphémère.
Tapia / Coello, le dernier obstacle à franchir
Si Stupaczuk / Sanz ont réussi à faire tomber Galán / Chingotto à deux reprises, Tapia / Coello restent pour le moment une marche trop haute. Les numéros 1 mondiaux ont stoppé la paire hispano-argentine lors de ses deux dernières finales, d’abord à Rotterdam (6/3 6/2), puis à Düsseldorf (6/2 7/6). Deux défaites qui rappellent l’écart qui existe encore entre les leaders du circuit et leurs poursuivants.
Pour autant, la finale du Germany P2 a laissé entrevoir des progrès. Après une première manche largement dominée par les numéros 1 mondiaux, Stupaczuk et Sanz ont réussi à hausser leur niveau de jeu, poussant leurs adversaires jusqu’au tie-break dans le deuxième set. Une résistance encourageante, même si elle n’a pas suffi à renverser la rencontre.
L’objectif est désormais clair : transformer cette montée en puissance en un premier titre ensemble sur Premier Padel. Pour y parvenir, ils devront non seulement maintenir leur régularité face aux autres prétendants, mais aussi trouver les solutions pour rivaliser avec Tapia / Coello sur l’ensemble d’un match. Le Milan P1 pourrait leur offrir une nouvelle occasion de se mesurer aux meilleurs et de confirmer que leur association est capable de jouer les premiers rôles en cette fin de saison.
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