179e joueur mondial, Philemon Raichman n’est peut-être pas encore sous les projecteurs, mais il avance à son rythme et avec ambition. Présent au FIP Silver Côte du Midi à Narbonne, le droitier de 25 ans a répondu sans détour à toutes nos questions.
Entre ses envies d’équipe de France, ses réflexions sur les inégalités du circuit, son goût du coaching et son regard sur le système FIP/Premier Padel, “Phil” dévoile un profil atypique et lucide. Il veut structurer sa saison, viser le top 150, et pourquoi pas, décrocher un billet pour les Bleus.
Entretien.
Un tournoi encourageant malgré la frustration
Aux côtés de Julien Seurin, Raichman a franchi un tour avant de tomber au second match dans des circonstances frustrantes. « Le premier match face à Adrien Maigret et Nicolas Rouanet, deux Français qu’on connaît bien, c’était important à gagner », raconte-t-il. « On s’en sort en trois sets, mais le match était tendu. »
Au second tour, malgré un statut de favori, le duo chute face à Masferra / Vera après avoir laissé filer quatre balles de set dans la première manche. « On a connu une extinction mentale et physique. J’avais le cou un peu bloqué, rien de dramatique, mais ça a coûté de l’énergie. »
L’équipe de France en ligne de mire
Raichman n’élude pas l’essentiel : il vise clairement une place dans l’équipe de France. « Je me bats pour y être, comme beaucoup. C’est aussi pour ça que je suis repassé à gauche cette saison, il y a plus d’opportunités à ce poste. »
Avec les blessures de Thomas Vanbauce ou l’indisponibilité relative de Thomas Leygue (joueur qui joue à droite et à gauche), la fenêtre s’est un peu ouverte. Philémon veut saisir sa chance, tout en sachant que la concurrence est rude : « À droite, c’est bouché. Tison, Guichard, Bergeron, Joris, Boronad… il y a du monde. »
Un joueur capable de switcher
Formé en partie à droite, mais désormais stabilisé à gauche, Raichman fait partie de ces joueurs français polyvalents, comme Max Joris ou Thomas Leygue. « Je peux jouer des deux côtés, mais pour l’équipe de France, je me positionne clairement comme joueur de gauche. »
Il analyse avec justesse la situation : « À gauche, Blanqué est incontournable. Derrière, il y a Timéo Fonteny, qui a fait une belle entrée en équipe de France. Et ensuite, c’est ouvert. Max Forcin joue très bien avec Ben. Il a marqué des points. Moi, je suis là, et je me sens bien cette saison. »

Ce qu’il lui manque ? Des résultats
« Je joue bien, mais il manque quelques résultats marquants », confie-t-il sans détour. « Le niveau est là, mais il faut valider avec des performances. »
Les tableaux parfois déséquilibrés n’aident pas, mais Raichman ne se cherche pas d’excuse. Il sait que sur le circuit, seuls les résultats parlent. Il évoque un bon tournoi en Espagne avec Max Joris et espère retrouver cet élan dans les mois à venir.
Une vision claire du système
Raichman observe de près l’organisation du FIP Tour, qu’il juge encore trop floue. « Trop de forfaits de dernière minute, des joueurs engagés à la fois sur Premier Padel et sur le FIP, des têtes de série qui disparaissent à la veille du tournoi… Ça déséquilibre tout. »
Il regrette aussi des diffusions tardives de l’ordre de jeu et des désistements non sanctionnés : « Ce sont souvent les mêmes joueurs, et il ne se passe rien. Il faudrait un cadre plus strict. »
Coaching : un luxe encore inégal
Autre point soulevé : l’accès au coaching en tournoi. « C’est un vrai avantage quand tu as un coach en bord de piste. Certains peuvent se le permettre, d’autres non. »
Il milite pour conserver cette option, mais reconnaît l’inégalité structurelle entre joueurs bien entourés et ceux qui gèrent seuls. « C’est comme l’entraînement ou la préparation physique : tout dépend de tes moyens. »
Un joueur qui pense aussi aux jeunes
Investi auprès des jeunes, Philémon a récemment été aperçu sur les Masters jeunes de la Fédération. « Le coaching m’intéresse, c’est un truc que j’aimerais développer plus tard. Et ça m’aide aussi en tant que joueur. Regarder les jeunes, réfléchir à la tactique, ça me fait progresser moi aussi. »
Des ambitions claires pour 2025
Outre l’équipe de France, Philémon vise une place dans le top 150 mondial d’ici fin 2025. « J’ai bien démarré l’année à Gijon, ça m’a permis de scorer des points. Maintenant, il faut finir fort. »
Le programme ? Reprise du FIP Tour en août, peut-être le Paris Major, et ensuite, deux options tentantes : les deux FIP Silver de La Réunion ou le FIP Platinum de Lyon. « La Réunion, je n’y suis jamais allé. Ce serait l’occasion. Mais on verra aussi selon les partenaires. »
Raichman veut structurer davantage sa saison à partir de septembre. « Pour l’instant, je suis encore un peu entre plusieurs lieux d’entraînement. J’aimerais poser un cadre plus stable. À Paris, sans doute. »
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.

























































































Kuikma accélère dans le padel : joueurs de haut niveau, matériel complet et nouvelles ambitions
Bullpadel frappe fort avec ses raquettes “Argentine” : la collection qui enflamme Buenos Aires
Buenos Aires P1 – Le programme complet des seizièmes de finale de ce mercredi
La croissance du padel, toujours forte… mais un padel féminin (très) malmené…
Jesús Moya : “Le padel te donne la vie” – entre blessures, pression et quête du top 50
Yannick Noah : « C’est un peu grâce à Dieu… que j’ai vraiment joué au tennis »
Julie Razafindranaly : des universités américaines aux tournois internationaux de padel
Javier Martínez : “Un top 100 français peut gagner plus qu’un top 40 espagnol”
Padel des Ancises à Vichy, le club privé dénonce l’impact du CNE padel financé par des fonds publics
Nantes : un nouveau complexe de padel et pickleball verra le jour en 2027
La FFT lance son appel à candidatures pour les tournois FIP 2027
Argentine : une nation à part dans l’histoire du padel
Paula Josemaría atteint les 50 titres : une nouvelle marque forte dans sa carrière
Raichman / Muesser : le danger caché du FIP Bronze de Marnes-la-Coquette ?
Tom Holland et Zendaya au cœur du “BERO Padel Classic” à Los Angeles
Siux verrouille Augsburger jusqu’en 2040 : un contrat inédit dans l’histoire du padel
Les Assises du Padel poseront leurs valises à Marseille pour la troisième édition
Sport et assurance : pourquoi la protection des pratiquants devient un enjeu majeur
Et si seulement 5 gestes suffisaient pour mieux comprendre le padel ?
P2 Asunción – Comment un détail tactique a fait basculer la rencontre entre Garrido / Bergamini et Barahona / Alfonso
Lucas Campagnolo : “Si je m’étais rompu les croisés, j’aurais arrêté et je serais retourné au Brésil pour travailler dans l’élevage”
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Comprendre les effets pour mieux jouer au padel
Air padel : pourquoi les pros répètent “dans le vide” (et comment l’utiliser sans tomber dans le gadget)
La vibora décomposée : transfert, plan de frappe et sensations
Coello / Tapia : une réponse tactique structurée face aux smasheurs de gauche
Le padel : cocktail parfait de réflexe et de stratégie
Premier Padel supprimera-t-il les têtes de série ? L’idée de Chingotto relance un vrai débat
Service au padel : une règle contestée, une solution technologique envisageable…
Tournois coachés : accélérateur de progression… ou dérive du padel amateur ?
Pablo Cardona face au dilemme du retour prématuré – Il fait finalement marche arrière
Padel et vélo : une complémentarité efficace pour la performance et la santé
Miami P1 : le craquage de Juan Lebrón qui change tout
FIP Promises Paris : Jean-Thomas Peyrou voit émerger une génération française capable de rivaliser
Viapadel Cup 2026 : Tarragone accueille un 3e round entre padel, plage et fête