Nicolas Trancart, l’un des vétérans du padel français, joueur du Toulouse Padel Club et actuellement 38e au classement national, revient sur sa carrière et partage quelques anecdotes à l’occasion de la quatorzième étape du Cupra Padel Tour au Padel Tolosa Rodez.
C’est ta deuxième participation cette année au Cupra Padel Tour. Comment perçois-tu cet événement ?
Tout à fait ! Je trouve que c’est un excellent événement pour les amateurs. À chaque fois, on voit que les participants sont ravis, et nous, les joueurs, apprécions de venir jouer et animer l’événement. C’est un moment de partage qui rassemble beaucoup de monde, et jusqu’à présent, je dirais que le Cupra Padel Tour réussit parfaitement sa mission.
On sait que tu joues souvent avec des amateurs. Quel conseil donnerais-tu à ceux qui débutent ?
Deux conseils essentiels : d’abord, prendre du plaisir. Il ne faut pas oublier que le padel est avant tout un jeu ! Ensuite, il est important d’être patient. En tant que coach, je vois souvent des gens s’emballer dès qu’ils touchent la balle, mais le padel est un sport où la patience et la stratégie priment. En comprenant mieux la philosophie du jeu, les débutants pourront progressivement améliorer leurs performances.

Parlons de tes ambitions personnelles. Est-ce que viser l’équipe de France fait toujours partie de tes objectifs ?
Non, aujourd’hui, mes ambitions ne sont plus aussi élevées qu’avant. Il y a quelques années, lorsque j’étais numéro 5 français et proche d’une sélection, j’avais investi beaucoup de temps et d’efforts, notamment en m’entraînant à Madrid. Mais aujourd’hui, je m’entraîne beaucoup moins et participe à moins de tournois. La concurrence est aussi plus rude, avec de nombreux joueurs qui vivent du padel en Espagne. Ce n’est plus réaliste pour moi de viser l’équipe de France.
Ton profil est parfois “sous-estimé”. Tu peux nous en dire plus ?
Effectivement, Chingotto est mon modèle. Nous avons un profil similaire, un peu sous-estimé, car nous ne sommes ni très grands ni très puissants. Malgré tout, nous restons de bons défenseurs. Mais le padel évolue dans une direction plus rapide et plus agressive, ce qui rend ce style de jeu plus difficile aujourd’hui. Une anecdote sur Chingotto : un jour à Madrid, il s’entraînait avec moi sans frapper de balles puissantes, et en quatre minutes, j’ai perdu tous les points dans la diagonale. Il est vraiment d’un autre monde.



On a récemment vu le retour de la Team Kong avec Loïc Le Panse au P2000 de Casa Padel. Est-ce quelque chose que tu veux poursuivre ?
Je vais réduire le nombre de tournois pour me concentrer davantage sur mes ambitions personnelles et professionnelles. Cela dit, jouer avec Loïc, que je considère comme un ami proche, reste un grand plaisir. Nos objectifs sont moins axés sur la performance pure désormais ; l’idée est de prendre du plaisir ensemble, sur le terrain et en dehors. Nous ferons encore quelques tournois ensemble, mais sans pression.
Comment vois-tu l’évolution du padel en France ?
Je préfère parler de points d’amélioration plutôt que de négatifs. La Fédération Française de Tennis travaille beaucoup pour structurer la pratique du padel avec des créations de postes et des cahiers des charges plus fournis. C’est une avancée positive, et le nombre de pratiquants et licenciés augmente. Toutefois, les conditions financières pour les joueurs restent difficiles. Le padel est un sport coûteux, et sans sponsors, de nombreux joueurs réduisent leur activité. Il est aussi nécessaire de structurer davantage la pratique pour les jeunes et les femmes, car cela favorisera un meilleur niveau à l’international.
Enfin, tu as une anecdote sur Nada Majdoubi, ta compagne aujourd’hui sur ce tournoi ?
Oui ! Nada a une petite tradition après chaque tournoi. Le dimanche soir, elle se commande un McDo qu’elle mange tranquillement chez elle, à côté de son chat Litchi, devant une série Netflix.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.


























































































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