Le Mondial de padel 2026 s’ouvre au Qatar avec deux immenses favoris : l’Espagne et l’Argentine. Leur domination est telle que toute la communauté du padel attend déjà leur traditionnelle confrontation entre les deux géants en finale. Mais derrière eux, la hiérarchie est beaucoup moins évidente. Italie, France, Portugal, Pays-Bas, Suède, Paraguay ou encore Brésil : qui possède réellement les meilleures armes pour aller chercher une médaille ?

Cette analyse s’appuie sur les classements actualisés début novembre 2026, avec une attention particulière portée aux effectifs réellement sélectionnés. Il ne s’agit donc pas simplement de comparer les huit meilleurs joueurs de chaque pays.

Et les chiffres réservent quelques surprises.

L’Italie confirme sa place de troisième puissance sur le papier. La France et le Portugal se tiennent dans un mouchoir de poche. Les Pays-Bas possèdent un effectif plus homogène que plusieurs nations mieux classées en points. Le Brésil, lui, dépend presque entièrement de Lucas Bergamini en l’absence de son leader, Lucas Campagnolo.

L’enjeu principal de ce Mondial pourrait donc se situer derrière les deux favoris : qui sera capable de s’inviter dans le dernier carré et de décrocher une médaille ?

Une domination écrasante de l’Espagne et de l’Argentine

Le premier enseignement est sans appel.

L’Argentine cumule 67 260 points FIP, contre 58 289 pour l’Espagne.

L’Italie, troisième nation de notre classement, totalise seulement 5 174 points.

Autrement dit, les Argentins possèdent près de treize fois plus de points que les Italiens.

L’écart est encore plus impressionnant lorsqu’on examine les classements individuels.

Les huit Argentins sélectionnés figurent parmi les 22 meilleurs joueurs mondiaux. Du côté espagnol, les huit représentants sont tous classés dans le top 25.

Aucune autre nation ne possède une telle profondeur d’effectif.

Dans ces conditions, difficile d’imaginer un autre scénario qu’une nouvelle finale Espagne – Argentine, même si le sport conserve toujours sa part d’incertitude. Allez, on le dit pour la forme, mais même un tsunami n’y changerait pas grand chose.

La véritable interrogation concerne donc les autres places d’honneur.

Classement général : les 16 nations selon leurs points FIP

PositionNationPoints FIP
1Argentine67 260
2Espagne58 289
3Italie5 174
4France3 556
5Portugal3 284
6Brésil3 175
7Paraguay2 266
8Pays-Bas2 116
9Suède2 099
10Mexique1 293
11Chili914
12Émirats arabes unis586
13Allemagne475
14États-Unis458
15Qatar292
16Australie95

La France conserve sa quatrième place, mais l’écart avec le Portugal s’est légèrement creusé : 272 points séparent désormais les deux sélections.

Le Brésil reste proche du Portugal, tandis que le Paraguay, les Pays-Bas et la Suède forment un deuxième groupe particulièrement intéressant.

Mais attention : ce classement par points ne reflète pas toujours la profondeur réelle d’une sélection. Le cas brésilien en est la meilleure illustration.

Analyse des 16 sélections masculines

1. Argentine : une sélection presque impossible à prendre en défaut

67 260 points FIP — 1re nation

Capitaine : Gabriel Reca
Adjoint : Juan Manuel Restivo

JoueurClassement FIPPoints
Agustín Tapia121 906
Federico Chingotto316 491
Leandro Augsburger67 701
Franco Stupaczuk76 630
Martín Di Nenno124 941
Maximiliano Arce193 505
Gonzalo Alfonso203 183
Valentino Libaak222 903
TOTAL9067 260

Notre analyse

L’Argentine possède la sélection la plus puissante du Mondial en nombre de points.

Avec Tapia, Chingotto, Augsburger, Stupaczuk et Di Nenno, elle dispose de cinq joueurs parmi les douze meilleurs mondiaux.

Mais sa véritable force se situe également derrière ses leaders.

Maximiliano Arce, Gonzalo Alfonso et Valentino Libaak occupent les 19e, 20e et 22e places mondiales.

Le huitième Argentin est donc mieux classé que le meilleur joueur de nombreuses autres nations.

Cette profondeur permet à Gabriel Reca de composer plusieurs paires de très haut niveau.

L’Argentine possède aussi un avantage psychologique : ses joueurs connaissent parfaitement les grands rendez-vous et les exigences du padel international.

Notre regard : l’Argentine est la référence statistique de ce Mondial. La seule sélection capable de lui répondre sur l’ensemble d’une confrontation semble être l’Espagne.

2. Espagne : huit joueurs dans le top 25 mondial

58 289 points FIP — 2e nation

Capitaine : Juan José Gutiérrez Vicario
Adjoint : José Luis Gutiérrez del Álamo

JoueurClassement FIPPoints
Arturo Coello121 906
Juan Lebrón58 190
Francisco Navarro85 993
Jon Sanz95 821
Miguel Yanguas105 503
Jorge Nieto134 438
Javier Leal173 593
Aimar Goñi252 845
TOTAL8858 289

Notre analyse

L’Espagne présente une statistique particulièrement révélatrice : le cumul des classements de ses huit joueurs est de 88, contre 90 pour l’Argentine.

Autrement dit, malgré un total de points inférieur, la sélection espagnole possède une moyenne de classement légèrement meilleure.

Arturo Coello, Juan Lebrón, Paquito Navarro, Jon Sanz, Miguel Yanguas, Coki Nieto et Javier Leal appartiennent tous au top 20 mondial.

Aimar Goñi complète cette armada à la 25e place.

L’absence d’Alejandro Galán, forfait, fera évidemment parler si l’Espagne ne l’emporte pas.

Mais elle possède suffisamment de ressources pour présenter trois paires extrêmement compétitives.

Notre regard : l’Espagne reste l’autre grande favorite. La question n’est pas tant de savoir si elle possède les joueurs pour atteindre la finale, mais quelles associations lui permettront de battre l’Argentine.

3. Italie : la troisième force du Mondial sur le papier

5 174 points FIP — 3e nation

Capitaine : Filippo Scala
Adjointe : Marcela Ferrari

JoueurClassement FIPPoints
Flavio Abbate511 234
Álvaro Montiel Caruso521 219
Aris Patiniotis93726
Marco Cassetta96697
Giulio Graziotti140425
Simone Iacovino146407
Simone Cremona162353
Michele Brambilla325113
TOTAL1 0655 174

Notre analyse

L’Italie possède une avance importante sur les autres candidats au podium.

Ses deux leaders, Flavio Abbate et Álvaro Montiel Caruso, sont respectivement 51e et 52e mondiaux.

Aris Patiniotis et Marco Cassetta complètent un groupe de quatre joueurs classés dans le top 100.

Surtout, sept des huit Italiens figurent parmi les 162 premiers mondiaux.

Cette homogénéité est particulièrement précieuse dans une compétition par équipes.

L’Italie n’a pas besoin de dépendre d’un joueur exceptionnel pour espérer remporter une confrontation.

Elle possède plusieurs associations capables de rivaliser avec les meilleures paires des autres nations.

Notre regard : derrière l’Espagne et l’Argentine, l’Italie apparaît comme la sélection la mieux armée pour décrocher une médaille. Mais elle devra confirmer cette supériorité statistique sur le terrain.

4. France : une quatrième place encourageante, mais attention à la concurrence

3 556 points FIP — 4e nation

Capitaine : Pablo Ayma
Adjoint : Yann Auradou

JoueurClassement FIPPoints
Dylan Guichard72931
Thomas Leygue99669
Timéo Fonteny107595
Yoan Boronad175327
Johan Bergeron186290
Jérémy Robert195261
Bastien Blanqué201255
Maxime Joris212228
TOTAL1 2473 556

Notre analyse

La France conserve sa quatrième place dans notre classement des nations.

Avec 3 556 points FIP, elle devance le Portugal, le Brésil et les autres candidats aux premières places.

Mais cette quatrième position ne signifie pas que les Bleus sont assurés d’atteindre les demi-finales.

Le principal atout français réside dans l’homogénéité de son effectif.

Les huit joueurs sélectionnés figurent parmi les 212 premiers mondiaux.

Dylan Guichard, 72e mondial, constitue le leader statistique.

Thomas Leygue a retrouvé le top 100, tandis que Timéo Fonteny se rapproche également de cette barre symbolique.

Derrière, Yoan Boronad, Johan Bergeron, Jérémy Robert, Bastien Blanqué et Maxime Joris offrent à Pablo Ayma plusieurs possibilités d’associations.

La France dispose aussi d’un mélange intéressant entre joueurs expérimentés et jeunes talents.

Un point important : les classements ne disent pas tout

Les classements de certains Français ne reflètent pas nécessairement leur niveau réel.

Thomas Leygue, notamment, possède une expérience et des références qui dépassent la simple lecture de sa position actuelle.

De leur côté, Timéo Fonteny, Yoan Boronad et Jérémy Robert continuent de progresser.

Notre regard : la France possède un effectif suffisamment solide pour viser les demi-finales. Mais la bataille pour une médaille sera particulièrement relevée. Le Portugal et l’Italie, notamment, représentent des adversaires sérieux.

5. Portugal : seulement 272 points derrière la France

3 284 points FIP — 5e nation

Capitaine : Gervasio del Bono
Adjoint : Francisco Neves

JoueurClassement FIPPoints
Nuno Deus103622
Pedro Araújo110554
Pedro Graça112531
Miguel Deus116517
Antonio Luque153384
Pedro Perry172334
Diogo Jesus211243
Salvador Ferreira Nunes Foios Simões35199
TOTAL1 3283 284

Notre analyse

Le Portugal constitue probablement l’adversaire le plus proche de la France sur le plan statistique.

Les deux nations ne sont séparées que de 272 points FIP.

Mais les deux sélections présentent des profils légèrement différents.

La France possède deux joueurs dans le top 100.

Le Portugal dispose en revanche de quatre joueurs regroupés entre la 103e et la 116e place.

Nuno Deus, Pedro Araújo, Pedro Graça et Miguel Deus constituent une base très homogène.

Antonio Luque et Pedro Perry apportent également une expérience précieuse.

Notre regard : une confrontation France – Portugal pourrait être extrêmement équilibrée. Les Portugais possèdent les armes nécessaires pour contester la quatrième place française.

6. Brésil : Lucas Bergamini porte presque toute la sélection

3 175 points FIP — 6e nation

Capitaine : Pablo José Lima
Adjoint : Fabricio Orlandi Bareño

JoueurClassement FIPPoints
Lucas Bergamini212 973
Lucas Fernandes53653
Diogo Correa Rodrigues64937
João Pedro Flores72031
Stefano Palma Flores76928
Matheus de Ávila Simonato91921
André Freitas1 01718
Julio César Julianoti1 16714
TOTAL5 7983 175

Notre analyse

Le Brésil est le cas le plus spectaculaire de cette étude.

Avec 3 175 points, il occupe la sixième place.

Mais Lucas Bergamini représente à lui seul près de 94 % des points de son équipe.

Le joueur brésilien, 21e mondial, totalise 2 973 points.

Son premier coéquipier dans la hiérarchie, Lucas Fernandes, n’est que 536e mondial.

L’écart est immense.

Cela signifie que le Brésil possède un joueur capable de rivaliser avec l’élite mondiale, mais que le niveau de ses autres sélectionnés est beaucoup plus éloigné des grandes nations.

L’absence de Lucas Campagnolo, 16e mondial, est également déterminante.

Notre regard : le Brésil possède un atout individuel majeur, mais son manque de profondeur peut lui coûter cher. Une confrontation par équipes ne se gagne pas avec un seul joueur.

7. Paraguay : deux joueurs de premier plan, puis un écart important

2 266 points FIP — 7e nation

Capitaine : Diego González
Adjoint : Rubén Duarte

JoueurClassement FIPPoints
Mariano Agustín González San Martín561 170
Martín Abud91737
Facundo Dehnike216224
Pierre Petit Fernández60642
Adrián María Miranda63539
Sebastián Nair Rodríguez63539
Matías Nahuel Popovich Fernández1 13315
Samuel MiltosNC0
TOTAL8 372*2 266

NC comptabilisé à 5 000 pour le cumul des rangs.

Notre analyse

Le Paraguay dispose de deux joueurs capables de rivaliser avec les meilleures nations derrière l’Espagne et l’Argentine.

Mariano Agustín González San Martín occupe la 56e place mondiale, tandis que Martín Abud est 91e.

À eux deux, ils totalisent 1 907 points, soit plus de 84 % des points de la sélection.

Facundo Dehnike, 216e mondial, constitue le troisième atout.

Mais derrière ce trio, les classements descendent rapidement au-delà de la 600e place.

Le Paraguay présente donc un profil relativement proche de celui du Brésil, même si sa dépendance est répartie sur deux joueurs plutôt qu’un seul.

Cette configuration peut lui permettre de gagner un match important, mais la question sera de savoir s’il possède suffisamment de ressources pour en remporter deux.

Notre regard : le Paraguay peut créer des difficultés aux sélections intermédiaires. Face à la Suède, notamment, la confrontation entre ses meilleurs joueurs et l’homogénéité suédoise pourrait être déterminante.

8. Pays-Bas : un effectif plus solide que ne le suggère sa huitième place

2 116 points FIP — 8e nation

Capitaine : Pablo Moreno
Adjoint : Jan Jaap Westerkamp

JoueurClassement FIPPoints
Sten Richters117513
Thijs Roper123474
Julian Prins127464
Menno Nolten220216
Bram Meijer275152
Bart van Opstal308129
Jort Nolten340105
Nicolas van Betuw46163
TOTAL1 9712 116

Notre analyse

Les Pays-Bas constituent l’une des sélections les plus intéressantes à analyser.

Ils ne possèdent aucun joueur du top 100 mondial, mais leurs trois meilleurs représentants sont très proches les uns des autres.

Sten Richters est 117e mondial, Thijs Roper 123e et Julian Prins 127e.

Trois joueurs dans un intervalle de seulement dix places : voilà une base particulièrement homogène.

Le reste de l’effectif présente également une certaine cohérence.

Les huit joueurs néerlandais figurent parmi les 461 premiers mondiaux.

Cela explique pourquoi les Pays-Bas occupent la sixième place au cumul des classements, alors qu’ils ne sont que huitièmes en nombre de points.

Cette différence révèle une sélection moins dépendante d’un joueur vedette que le Brésil ou le Paraguay.

Un adversaire dangereux pour la France

La France possède une avance statistique réelle sur les Pays-Bas.

Mais une rencontre entre les deux équipes ne doit surtout pas être considérée comme acquise.

Les trois meilleurs Néerlandais sont capables de former des associations compétitives.

La différence pourrait se faire sur les deuxième et troisième matchs, où les Bleus disposent d’une meilleure profondeur.

Notre regard : les Pays-Bas sont un adversaire sérieux pour la France. Leur huitième place aux points ne reflète pas complètement leur dangerosité.

9. Suède : une équipe homogène qui peut viser les quarts

2 099 points FIP — 9e nation

Capitaine : David Howe

JoueurClassement FIPPoints
Adam Axelsson108583
Albin Olsson154379
Willy Släryd176324
Douglas Rutgersson184298
Simon Vasquez217223
Daniel Windahl222213
Simon Yitbarek45266
Linus Frost1 21213
TOTAL2 7252 099

Notre analyse

La Suède présente un profil qui rappelle celui des Pays-Bas.

Son meilleur joueur, Adam Axelsson, occupe la 108e place mondiale.

Derrière lui, Albin Olsson, Willy Släryd, Douglas Rutgersson, Simon Vasquez et Daniel Windahl se situent entre la 154e et la 222e place.

Six joueurs parmi les 222 premiers mondiaux : c’est une base solide pour une compétition par équipes.

Contrairement au Paraguay, la Suède ne dépend pas exclusivement de ses deux meilleurs éléments.

Elle peut construire plusieurs paires relativement équilibrées.

Cette homogénéité lui permet d’occuper la septième place au cumul des classements, devant des nations comme le Paraguay, le Chili et le Brésil.

Notre regard : la Suède possède les arguments nécessaires pour disputer la deuxième place de son groupe au Paraguay. Elle pourrait également devenir un adversaire compliqué en quart de finale.

10. Mexique : Eduardo Torre renforce considérablement la sélection

1 293 points FIP — 10e nation

Capitaine : Cristina Marín Toledano
Adjoint : Marcelo Alejandro del Moral

JoueurClassement FIPPoints
Eduardo Agustín Torre94714
Diego Arredondo García169341
José Pablo Padilla316123
Pablo Francisco Amora Hernández37487
Moisés Rafael Rivero1 13315
José Ángel Montoya1 21213
Jorge Jiménez OrtizNC0
Luis Enrique Barrientos GarcíaNC0
TOTAL13 298*1 293

Eduardo Torre est comptabilisé pour le Mexique. Les deux joueurs NC comptent chacun pour 5 000 au cumul des rangs.

Notre analyse

La présence d’Eduardo Agustín Torre change considérablement la dimension de la sélection mexicaine.

Désormais naturalisé mexicain, Torre occupe la 94e place mondiale avec 714 points.

Son classement représente un atout important pour le Mexique, qui dispose ainsi d’un joueur du top 100 mondial.

Diego Arredondo García, 169e mondial, constitue un deuxième élément compétitif.

José Pablo Padilla et Pablo Francisco Amora Hernández complètent un groupe de quatre joueurs classés parmi les 400 premiers mondiaux.

En revanche, les autres sélectionnés possèdent des références internationales beaucoup plus limitées.

Deux joueurs ne disposent pas de classement identifié dans les relevés étudiés.

Cette situation explique pourquoi le Mexique est dixième aux points, mais seulement quinzième au cumul des rangs.

Il faut toutefois relativiser ce dernier indicateur, fortement pénalisé par les deux NC.

Notre regard : le Mexique pourrait poser des problèmes au Brésil. La présence de Torre lui offre un véritable leader, mais sa profondeur d’effectif reste limitée.

11. Chili : Javier Valdés, l’atout majeur de la sélection

914 points FIP — 11e nation

Capitaine : Ian Walker Videla
Adjoint : Héctor Fabián Pardini

JoueurClassement FIPPoints
Javier Valdés111552
Cristóbal Martínez36691
Cristóbal Molina45465
Daniel Salinas Órdenes50257
Matías Negrete Oliva51755
Ángel Torres67235
Sebastián Muñoz Campos73430
Pablo Vacarezza Kuhlmann75329
TOTAL4 109914

Notre analyse

Le Chili possède un leader clairement identifié.

Javier Valdés, 111e mondial, totalise 552 points.

Il représente plus de 60 % du total de son équipe.

Derrière lui, Cristóbal Martínez occupe la 366e place mondiale.

Les autres joueurs se situent entre la 454e et la 753e place.

Le Chili ne possède donc pas la profondeur d’effectif de la France, du Portugal ou des Pays-Bas.

En revanche, ses huit joueurs disposent tous d’un classement FIP.

Cette particularité lui permet d’obtenir un cumul des rangs relativement intéressant, notamment devant le Brésil.

Notre regard : le Chili possède de bonnes chances de jouer les premiers rôles derrière le Portugal dans son groupe. Javier Valdés sera un élément essentiel de ses ambitions.

12. Émirats arabes unis : une sélection de six joueurs et plusieurs absences importantes

586 points FIP — 12e nation

Capitaine : Guillermo Lahoz
Adjoint : Raduan Sánchez

JoueurClassement FIPPoints
Sergio Icardo152386
Fares Al Janahi36193
Abdullah Alabdulla55550
Majed Al Janahi57147
Abdulrahman Al Janahi1 5088
Rashid Walid Kamal2 8592
TOTAL6 006586

Notre analyse

Les Émirats arabes unis présentent une composition particulière avec seulement six joueurs dans la sélection étudiée.

Sergio Icardo, 152e mondial, constitue le principal atout.

Il représente près des deux tiers des points de l’équipe.

Fares Al Janahi, 361e mondial, est le deuxième joueur le mieux classé.

Mais ce qui frappe surtout, ce sont les absences. Manifestement, les joueurs hispanophones qui avaient tenté l’aventure avec les Émirats arabes unis n’ont pas souhaité renouveler l’expérience.

Il faut dire que, lors du précédent Mondial en 2022, ces joueurs avaient été la cible de nombreuses critiques de la part des supporters. La polémique avait duré plusieurs mois. De nombreux entraîneurs, coachs et joueurs avaient également dénoncé ce qu’ils considéraient comme un laxisme de la Fédération internationale de padel (FIP) face à cette situation.

Finalement, seul Sergio Icardo semble avoir échappé à cette vague de départs.

Iñigo Jofre, 28e mondial, ne figure pas dans la sélection.

Même constat pour Ignacio Vilariño Gestoso, 67e mondial, et Arnau Ayats, 90e.

Ces absences réduisent considérablement le potentiel statistique des Émirats.

La présence de Guillermo Lahoz à la tête de l’équipe représente néanmoins un atout en matière d’expérience.

Notre regard : les Émirats vont devoir lutter pour éviter une éventuelle dernière place.

13. Allemagne : Agustín Reca, principal espoir allemand

475 points FIP — 13e nation

Capitaine : Pablo Pelessini

JoueurClassement FIPPoints
Agustín Reca170340
Johannes Lindmeyer57746
Matthias Wunner61441
Jonas Trumpler95420
Nick Merten1 27812
Christian Boehnke1 37210
Vincent Jülich2 2933
Benjamin Fitzon2 2933
TOTAL9 551475

Notre analyse

L’Allemagne possède un leader nettement mieux classé que le reste de son effectif.

Agustín Reca (le fil de l’Argentin Gaby Reca) occupe la 170e place mondiale avec 340 points.

Il représente plus de 71 % des points allemands.

Johannes Lindmeyer et Matthias Wunner suivent, mais se situent au-delà de la 500e place mondiale.

Les autres sélectionnés sont encore plus éloignés des premières positions.

Cette répartition constitue un handicap important dans une compétition par équipes.

L’Allemagne peut compter sur un joueur capable de rivaliser avec des adversaires bien classés, mais elle devra trouver des solutions pour remporter plusieurs matchs dans une même confrontation.

Notre regard : l’Allemagne devrait principalement lutter avec le Chili et le Qatar pour tenter de créer la surprise dans son groupe.

14. États-Unis : deux joueurs concentrent l’essentiel des points

458 points FIP — 14e nation

Capitaine : Jacobo Alberto Blanco de Miguel
Adjoint : José Pablo Arizpe

JoueurClassement FIPPoints
Vinny Nahuel Di Francesco224199
Matías Segura241181
Chris Humphreys88522
Felipe Osses König88522
Raúl Ruiz Álvarez91921
José Antonio de Armas1 5088
Sebastián Castañeda1 8885
Daniel Elohim Fernández GuerraNC0
TOTAL11 550*458

NC comptabilisé à 5 000 pour le cumul des rangs.

Notre analyse

Les États-Unis possèdent deux joueurs qui se détachent nettement.

Vinny Nahuel Di Francesco est 224e mondial, tandis que Matías Segura occupe la 241e place.

À eux deux, ils totalisent 380 des 458 points de la sélection, soit près de 83 %.

Derrière eux, aucun joueur ne figure parmi les 800 premiers mondiaux.

Cette différence importante complique les ambitions américaines.

Face au Mexique, les États-Unis pourraient néanmoins espérer une confrontation disputée.

En revanche, l’Italie et le Brésil disposent d’atouts individuels supérieurs.

Notre regard : les États-Unis devront s’appuyer sur leur duo de tête pour espérer obtenir des résultats. Une qualification pour les quarts constituerait une belle performance.

15. Qatar : le pays organisateur face à un défi sportif important

292 points FIP — 15e nation

Capitaine : Pablo Nicolás Sisti
Adjoint : Rodrigo Eduardo Domínguez

JoueurClassement FIPPoints
Rashed Nawaf38681
Mashari Nawaf38681
Mohammed Al Khanji50257
Hassan Adel Waly67235
Rayan Abdulla Aljufairi97419
Mohammed Saadon Alkuwari1 21213
Khalid Saadon Alkuwari1 7286
Essa Shaman AlharrasiNC0
TOTAL10 860*292

NC comptabilisé à 5 000 pour le cumul des rangs.

Notre analyse

Le Qatar accueille ce Mondial 2026 avec une sélection dont les références internationales restent modestes.

Les frères Rashed et Mashari Nawaf occupent tous les deux la 386e place mondiale avec 81 points.

Mohammed Al Khanji, 502e mondial, complète le trio de tête.

La sélection totalise 292 points.

À titre de comparaison, Dylan Guichard possède à lui seul plus de trois fois le total de points de l’équipe qatarienne.

L’écart avec les meilleures nations est donc considérable.

Le soutien du public et la connaissance des conditions locales pourraient néanmoins constituer des avantages.

16. Australie : un effectif très éloigné du niveau des favoris

95 points FIP — 16e nation

Capitaine : David Garrido García
Adjoint : Andre Tavares Carreiro Delmar Soares

JoueurClassement FIPPoints
Vuk Velickovic65736
Sam Ashenden1 05617
Dominic Bechard1 09016
Andrea Melisi1 09016
Timothy Brown1 37210
Marius ZeleaNC0
Jake BenzalNC0
Emeric NavarroNC0
TOTAL20 265*95

NC comptabilisé à 5 000 pour le cumul des rangs.

Notre analyse

L’Australie est la nation la moins bien classée.

Avec seulement 95 points, elle possède un total très inférieur à celui de ses adversaires.

Vuk Velickovic, 657e mondial, constitue son meilleur joueur.

Sam Ashenden, Dominic Bechard, Andrea Melisi et Timothy Brown complètent le groupe des joueurs disposant de points FIP identifiés.

Trois autres sélectionnés sont considérés comme NC.

La France possède plus de 37 fois le total de points de l’Australie.

L’écart est encore plus important avec l’Argentine.

Pour la sélection australienne, ce Mondial représente avant tout une occasion de se mesurer à des joueurs de niveau international et de poursuivre son développement.

Deuxième classement : quelles nations possèdent les joueurs les mieux classés ?

Le total des points FIP ne suffit pas à mesurer la compétitivité d’une sélection.

Le Brésil en est l’exemple parfait : Lucas Bergamini représente près de 94 % des points de son équipe.

Pour compléter notre étude, nous avons donc additionné les classements mondiaux individuels de chaque sélection.

Plus le total est faible, mieux les joueurs sont classés collectivement.

PositionNationCumul des rangs FIP
1Espagne88
2Argentine90
3Italie1 065
4France1 247
5Portugal1 328
6Pays-Bas1 971
7Suède2 725
8Chili4 109
9Brésil5 798
10Émirats arabes unis6 006
11Paraguay8 372
12Allemagne9 551
13Qatar10 860
14États-Unis11 550
15Mexique13 298
16Australie20 265

Ce deuxième classement change sensiblement la lecture du Mondial

L’Italie, la France et le Portugal confirment leur position

Les trois nations occupent exactement les mêmes places dans nos deux classements.

L’Italie est troisième, la France quatrième et le Portugal cinquième.

Cette régularité montre que leurs résultats ne dépendent pas d’un seul joueur.

La France possède un avantage statistique sur le Portugal, mais celui-ci reste limité.

Avec 3 556 points contre 3 284, les Bleus devancent leurs voisins de 272 points.

Le cumul des rangs confirme cette proximité : 1 247 contre 1 328.

Une confrontation directe entre les deux équipes pourrait donc être très disputée.

Les Pays-Bas et la Suède remontent

Les Pays-Bas passent de la huitième à la sixième place.

La Suède progresse de la neuvième à la septième.

Ces deux nations bénéficient d’une meilleure homogénéité.

Elles possèdent moins de points que certaines équipes emmenées par un joueur très bien classé, mais davantage de joueurs capables de rivaliser à un niveau comparable.

Dans une compétition où il faut remporter deux matchs pour gagner une confrontation, cet équilibre peut devenir décisif.

Le Brésil recule fortement

Le Brésil passe de la sixième à la neuvième place.

Cette différence s’explique principalement par le poids de Lucas Bergamini.

Son classement mondial permet au Brésil de figurer relativement haut en nombre de points, mais le reste de l’effectif se situe beaucoup plus loin. L’absence de Lucas Campagnolo pourrait faire très mal au Brésil.

Franck Binisti

Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.