Le Mondial de padel 2026 s’ouvre au Qatar avec deux immenses favoris : l’Espagne et l’Argentine. Leur domination est telle que toute la communauté du padel attend déjà leur traditionnelle confrontation entre les deux géants en finale. Mais derrière eux, la hiérarchie est beaucoup moins évidente. Italie, France, Portugal, Pays-Bas, Suède, Paraguay ou encore Brésil : qui possède réellement les meilleures armes pour aller chercher une médaille ?
Cette analyse s’appuie sur les classements actualisés début novembre 2026, avec une attention particulière portée aux effectifs réellement sélectionnés. Il ne s’agit donc pas simplement de comparer les huit meilleurs joueurs de chaque pays.
Et les chiffres réservent quelques surprises.
L’Italie confirme sa place de troisième puissance sur le papier. La France et le Portugal se tiennent dans un mouchoir de poche. Les Pays-Bas possèdent un effectif plus homogène que plusieurs nations mieux classées en points. Le Brésil, lui, dépend presque entièrement de Lucas Bergamini en l’absence de son leader, Lucas Campagnolo.
L’enjeu principal de ce Mondial pourrait donc se situer derrière les deux favoris : qui sera capable de s’inviter dans le dernier carré et de décrocher une médaille ?
Une domination écrasante de l’Espagne et de l’Argentine
Le premier enseignement est sans appel.
L’Argentine cumule 67 260 points FIP, contre 58 289 pour l’Espagne.
L’Italie, troisième nation de notre classement, totalise seulement 5 174 points.
Autrement dit, les Argentins possèdent près de treize fois plus de points que les Italiens.
L’écart est encore plus impressionnant lorsqu’on examine les classements individuels.
Les huit Argentins sélectionnés figurent parmi les 22 meilleurs joueurs mondiaux. Du côté espagnol, les huit représentants sont tous classés dans le top 25.
Aucune autre nation ne possède une telle profondeur d’effectif.
Dans ces conditions, difficile d’imaginer un autre scénario qu’une nouvelle finale Espagne – Argentine, même si le sport conserve toujours sa part d’incertitude. Allez, on le dit pour la forme, mais même un tsunami n’y changerait pas grand chose.
La véritable interrogation concerne donc les autres places d’honneur.
Classement général : les 16 nations selon leurs points FIP
| Position | Nation | Points FIP |
|---|---|---|
| 1 | Argentine | 67 260 |
| 2 | Espagne | 58 289 |
| 3 | Italie | 5 174 |
| 4 | France | 3 556 |
| 5 | Portugal | 3 284 |
| 6 | Brésil | 3 175 |
| 7 | Paraguay | 2 266 |
| 8 | Pays-Bas | 2 116 |
| 9 | Suède | 2 099 |
| 10 | Mexique | 1 293 |
| 11 | Chili | 914 |
| 12 | Émirats arabes unis | 586 |
| 13 | Allemagne | 475 |
| 14 | États-Unis | 458 |
| 15 | Qatar | 292 |
| 16 | Australie | 95 |
La France conserve sa quatrième place, mais l’écart avec le Portugal s’est légèrement creusé : 272 points séparent désormais les deux sélections.
Le Brésil reste proche du Portugal, tandis que le Paraguay, les Pays-Bas et la Suède forment un deuxième groupe particulièrement intéressant.
Mais attention : ce classement par points ne reflète pas toujours la profondeur réelle d’une sélection. Le cas brésilien en est la meilleure illustration.
Analyse des 16 sélections masculines
1. Argentine : une sélection presque impossible à prendre en défaut
67 260 points FIP — 1re nation
Capitaine : Gabriel Reca
Adjoint : Juan Manuel Restivo
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Agustín Tapia | 1 | 21 906 |
| Federico Chingotto | 3 | 16 491 |
| Leandro Augsburger | 6 | 7 701 |
| Franco Stupaczuk | 7 | 6 630 |
| Martín Di Nenno | 12 | 4 941 |
| Maximiliano Arce | 19 | 3 505 |
| Gonzalo Alfonso | 20 | 3 183 |
| Valentino Libaak | 22 | 2 903 |
| TOTAL | 90 | 67 260 |
Notre analyse
L’Argentine possède la sélection la plus puissante du Mondial en nombre de points.
Avec Tapia, Chingotto, Augsburger, Stupaczuk et Di Nenno, elle dispose de cinq joueurs parmi les douze meilleurs mondiaux.
Mais sa véritable force se situe également derrière ses leaders.
Maximiliano Arce, Gonzalo Alfonso et Valentino Libaak occupent les 19e, 20e et 22e places mondiales.
Le huitième Argentin est donc mieux classé que le meilleur joueur de nombreuses autres nations.
Cette profondeur permet à Gabriel Reca de composer plusieurs paires de très haut niveau.
L’Argentine possède aussi un avantage psychologique : ses joueurs connaissent parfaitement les grands rendez-vous et les exigences du padel international.
Notre regard : l’Argentine est la référence statistique de ce Mondial. La seule sélection capable de lui répondre sur l’ensemble d’une confrontation semble être l’Espagne.
2. Espagne : huit joueurs dans le top 25 mondial
58 289 points FIP — 2e nation
Capitaine : Juan José Gutiérrez Vicario
Adjoint : José Luis Gutiérrez del Álamo
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Arturo Coello | 1 | 21 906 |
| Juan Lebrón | 5 | 8 190 |
| Francisco Navarro | 8 | 5 993 |
| Jon Sanz | 9 | 5 821 |
| Miguel Yanguas | 10 | 5 503 |
| Jorge Nieto | 13 | 4 438 |
| Javier Leal | 17 | 3 593 |
| Aimar Goñi | 25 | 2 845 |
| TOTAL | 88 | 58 289 |
Notre analyse
L’Espagne présente une statistique particulièrement révélatrice : le cumul des classements de ses huit joueurs est de 88, contre 90 pour l’Argentine.
Autrement dit, malgré un total de points inférieur, la sélection espagnole possède une moyenne de classement légèrement meilleure.
Arturo Coello, Juan Lebrón, Paquito Navarro, Jon Sanz, Miguel Yanguas, Coki Nieto et Javier Leal appartiennent tous au top 20 mondial.
Aimar Goñi complète cette armada à la 25e place.
L’absence d’Alejandro Galán, forfait, fera évidemment parler si l’Espagne ne l’emporte pas.
Mais elle possède suffisamment de ressources pour présenter trois paires extrêmement compétitives.
Notre regard : l’Espagne reste l’autre grande favorite. La question n’est pas tant de savoir si elle possède les joueurs pour atteindre la finale, mais quelles associations lui permettront de battre l’Argentine.
3. Italie : la troisième force du Mondial sur le papier
5 174 points FIP — 3e nation
Capitaine : Filippo Scala
Adjointe : Marcela Ferrari
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Flavio Abbate | 51 | 1 234 |
| Álvaro Montiel Caruso | 52 | 1 219 |
| Aris Patiniotis | 93 | 726 |
| Marco Cassetta | 96 | 697 |
| Giulio Graziotti | 140 | 425 |
| Simone Iacovino | 146 | 407 |
| Simone Cremona | 162 | 353 |
| Michele Brambilla | 325 | 113 |
| TOTAL | 1 065 | 5 174 |
Notre analyse
L’Italie possède une avance importante sur les autres candidats au podium.
Ses deux leaders, Flavio Abbate et Álvaro Montiel Caruso, sont respectivement 51e et 52e mondiaux.
Aris Patiniotis et Marco Cassetta complètent un groupe de quatre joueurs classés dans le top 100.
Surtout, sept des huit Italiens figurent parmi les 162 premiers mondiaux.
Cette homogénéité est particulièrement précieuse dans une compétition par équipes.
L’Italie n’a pas besoin de dépendre d’un joueur exceptionnel pour espérer remporter une confrontation.
Elle possède plusieurs associations capables de rivaliser avec les meilleures paires des autres nations.
Notre regard : derrière l’Espagne et l’Argentine, l’Italie apparaît comme la sélection la mieux armée pour décrocher une médaille. Mais elle devra confirmer cette supériorité statistique sur le terrain.
4. France : une quatrième place encourageante, mais attention à la concurrence
3 556 points FIP — 4e nation
Capitaine : Pablo Ayma
Adjoint : Yann Auradou
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Dylan Guichard | 72 | 931 |
| Thomas Leygue | 99 | 669 |
| Timéo Fonteny | 107 | 595 |
| Yoan Boronad | 175 | 327 |
| Johan Bergeron | 186 | 290 |
| Jérémy Robert | 195 | 261 |
| Bastien Blanqué | 201 | 255 |
| Maxime Joris | 212 | 228 |
| TOTAL | 1 247 | 3 556 |
Notre analyse
La France conserve sa quatrième place dans notre classement des nations.
Avec 3 556 points FIP, elle devance le Portugal, le Brésil et les autres candidats aux premières places.
Mais cette quatrième position ne signifie pas que les Bleus sont assurés d’atteindre les demi-finales.
Le principal atout français réside dans l’homogénéité de son effectif.
Les huit joueurs sélectionnés figurent parmi les 212 premiers mondiaux.
Dylan Guichard, 72e mondial, constitue le leader statistique.
Thomas Leygue a retrouvé le top 100, tandis que Timéo Fonteny se rapproche également de cette barre symbolique.
Derrière, Yoan Boronad, Johan Bergeron, Jérémy Robert, Bastien Blanqué et Maxime Joris offrent à Pablo Ayma plusieurs possibilités d’associations.
La France dispose aussi d’un mélange intéressant entre joueurs expérimentés et jeunes talents.
Un point important : les classements ne disent pas tout
Les classements de certains Français ne reflètent pas nécessairement leur niveau réel.
Thomas Leygue, notamment, possède une expérience et des références qui dépassent la simple lecture de sa position actuelle.
De leur côté, Timéo Fonteny, Yoan Boronad et Jérémy Robert continuent de progresser.
Notre regard : la France possède un effectif suffisamment solide pour viser les demi-finales. Mais la bataille pour une médaille sera particulièrement relevée. Le Portugal et l’Italie, notamment, représentent des adversaires sérieux.
5. Portugal : seulement 272 points derrière la France
3 284 points FIP — 5e nation
Capitaine : Gervasio del Bono
Adjoint : Francisco Neves
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Nuno Deus | 103 | 622 |
| Pedro Araújo | 110 | 554 |
| Pedro Graça | 112 | 531 |
| Miguel Deus | 116 | 517 |
| Antonio Luque | 153 | 384 |
| Pedro Perry | 172 | 334 |
| Diogo Jesus | 211 | 243 |
| Salvador Ferreira Nunes Foios Simões | 351 | 99 |
| TOTAL | 1 328 | 3 284 |
Notre analyse
Le Portugal constitue probablement l’adversaire le plus proche de la France sur le plan statistique.
Les deux nations ne sont séparées que de 272 points FIP.
Mais les deux sélections présentent des profils légèrement différents.
La France possède deux joueurs dans le top 100.
Le Portugal dispose en revanche de quatre joueurs regroupés entre la 103e et la 116e place.
Nuno Deus, Pedro Araújo, Pedro Graça et Miguel Deus constituent une base très homogène.
Antonio Luque et Pedro Perry apportent également une expérience précieuse.
Notre regard : une confrontation France – Portugal pourrait être extrêmement équilibrée. Les Portugais possèdent les armes nécessaires pour contester la quatrième place française.
6. Brésil : Lucas Bergamini porte presque toute la sélection
3 175 points FIP — 6e nation
Capitaine : Pablo José Lima
Adjoint : Fabricio Orlandi Bareño
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Lucas Bergamini | 21 | 2 973 |
| Lucas Fernandes | 536 | 53 |
| Diogo Correa Rodrigues | 649 | 37 |
| João Pedro Flores | 720 | 31 |
| Stefano Palma Flores | 769 | 28 |
| Matheus de Ávila Simonato | 919 | 21 |
| André Freitas | 1 017 | 18 |
| Julio César Julianoti | 1 167 | 14 |
| TOTAL | 5 798 | 3 175 |
Notre analyse
Le Brésil est le cas le plus spectaculaire de cette étude.
Avec 3 175 points, il occupe la sixième place.
Mais Lucas Bergamini représente à lui seul près de 94 % des points de son équipe.
Le joueur brésilien, 21e mondial, totalise 2 973 points.
Son premier coéquipier dans la hiérarchie, Lucas Fernandes, n’est que 536e mondial.
L’écart est immense.
Cela signifie que le Brésil possède un joueur capable de rivaliser avec l’élite mondiale, mais que le niveau de ses autres sélectionnés est beaucoup plus éloigné des grandes nations.
L’absence de Lucas Campagnolo, 16e mondial, est également déterminante.
Notre regard : le Brésil possède un atout individuel majeur, mais son manque de profondeur peut lui coûter cher. Une confrontation par équipes ne se gagne pas avec un seul joueur.
7. Paraguay : deux joueurs de premier plan, puis un écart important
2 266 points FIP — 7e nation
Capitaine : Diego González
Adjoint : Rubén Duarte
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Mariano Agustín González San Martín | 56 | 1 170 |
| Martín Abud | 91 | 737 |
| Facundo Dehnike | 216 | 224 |
| Pierre Petit Fernández | 606 | 42 |
| Adrián María Miranda | 635 | 39 |
| Sebastián Nair Rodríguez | 635 | 39 |
| Matías Nahuel Popovich Fernández | 1 133 | 15 |
| Samuel Miltos | NC | 0 |
| TOTAL | 8 372* | 2 266 |
NC comptabilisé à 5 000 pour le cumul des rangs.
Notre analyse
Le Paraguay dispose de deux joueurs capables de rivaliser avec les meilleures nations derrière l’Espagne et l’Argentine.
Mariano Agustín González San Martín occupe la 56e place mondiale, tandis que Martín Abud est 91e.
À eux deux, ils totalisent 1 907 points, soit plus de 84 % des points de la sélection.
Facundo Dehnike, 216e mondial, constitue le troisième atout.
Mais derrière ce trio, les classements descendent rapidement au-delà de la 600e place.
Le Paraguay présente donc un profil relativement proche de celui du Brésil, même si sa dépendance est répartie sur deux joueurs plutôt qu’un seul.
Cette configuration peut lui permettre de gagner un match important, mais la question sera de savoir s’il possède suffisamment de ressources pour en remporter deux.
Notre regard : le Paraguay peut créer des difficultés aux sélections intermédiaires. Face à la Suède, notamment, la confrontation entre ses meilleurs joueurs et l’homogénéité suédoise pourrait être déterminante.
8. Pays-Bas : un effectif plus solide que ne le suggère sa huitième place
2 116 points FIP — 8e nation
Capitaine : Pablo Moreno
Adjoint : Jan Jaap Westerkamp
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Sten Richters | 117 | 513 |
| Thijs Roper | 123 | 474 |
| Julian Prins | 127 | 464 |
| Menno Nolten | 220 | 216 |
| Bram Meijer | 275 | 152 |
| Bart van Opstal | 308 | 129 |
| Jort Nolten | 340 | 105 |
| Nicolas van Betuw | 461 | 63 |
| TOTAL | 1 971 | 2 116 |
Notre analyse
Les Pays-Bas constituent l’une des sélections les plus intéressantes à analyser.
Ils ne possèdent aucun joueur du top 100 mondial, mais leurs trois meilleurs représentants sont très proches les uns des autres.
Sten Richters est 117e mondial, Thijs Roper 123e et Julian Prins 127e.
Trois joueurs dans un intervalle de seulement dix places : voilà une base particulièrement homogène.
Le reste de l’effectif présente également une certaine cohérence.
Les huit joueurs néerlandais figurent parmi les 461 premiers mondiaux.
Cela explique pourquoi les Pays-Bas occupent la sixième place au cumul des classements, alors qu’ils ne sont que huitièmes en nombre de points.
Cette différence révèle une sélection moins dépendante d’un joueur vedette que le Brésil ou le Paraguay.
Un adversaire dangereux pour la France
La France possède une avance statistique réelle sur les Pays-Bas.
Mais une rencontre entre les deux équipes ne doit surtout pas être considérée comme acquise.
Les trois meilleurs Néerlandais sont capables de former des associations compétitives.
La différence pourrait se faire sur les deuxième et troisième matchs, où les Bleus disposent d’une meilleure profondeur.
Notre regard : les Pays-Bas sont un adversaire sérieux pour la France. Leur huitième place aux points ne reflète pas complètement leur dangerosité.
9. Suède : une équipe homogène qui peut viser les quarts
2 099 points FIP — 9e nation
Capitaine : David Howe
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Adam Axelsson | 108 | 583 |
| Albin Olsson | 154 | 379 |
| Willy Släryd | 176 | 324 |
| Douglas Rutgersson | 184 | 298 |
| Simon Vasquez | 217 | 223 |
| Daniel Windahl | 222 | 213 |
| Simon Yitbarek | 452 | 66 |
| Linus Frost | 1 212 | 13 |
| TOTAL | 2 725 | 2 099 |
Notre analyse
La Suède présente un profil qui rappelle celui des Pays-Bas.
Son meilleur joueur, Adam Axelsson, occupe la 108e place mondiale.
Derrière lui, Albin Olsson, Willy Släryd, Douglas Rutgersson, Simon Vasquez et Daniel Windahl se situent entre la 154e et la 222e place.
Six joueurs parmi les 222 premiers mondiaux : c’est une base solide pour une compétition par équipes.
Contrairement au Paraguay, la Suède ne dépend pas exclusivement de ses deux meilleurs éléments.
Elle peut construire plusieurs paires relativement équilibrées.
Cette homogénéité lui permet d’occuper la septième place au cumul des classements, devant des nations comme le Paraguay, le Chili et le Brésil.
Notre regard : la Suède possède les arguments nécessaires pour disputer la deuxième place de son groupe au Paraguay. Elle pourrait également devenir un adversaire compliqué en quart de finale.
10. Mexique : Eduardo Torre renforce considérablement la sélection
1 293 points FIP — 10e nation
Capitaine : Cristina Marín Toledano
Adjoint : Marcelo Alejandro del Moral
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Eduardo Agustín Torre | 94 | 714 |
| Diego Arredondo García | 169 | 341 |
| José Pablo Padilla | 316 | 123 |
| Pablo Francisco Amora Hernández | 374 | 87 |
| Moisés Rafael Rivero | 1 133 | 15 |
| José Ángel Montoya | 1 212 | 13 |
| Jorge Jiménez Ortiz | NC | 0 |
| Luis Enrique Barrientos García | NC | 0 |
| TOTAL | 13 298* | 1 293 |
Eduardo Torre est comptabilisé pour le Mexique. Les deux joueurs NC comptent chacun pour 5 000 au cumul des rangs.
Notre analyse
La présence d’Eduardo Agustín Torre change considérablement la dimension de la sélection mexicaine.
Désormais naturalisé mexicain, Torre occupe la 94e place mondiale avec 714 points.
Son classement représente un atout important pour le Mexique, qui dispose ainsi d’un joueur du top 100 mondial.
Diego Arredondo García, 169e mondial, constitue un deuxième élément compétitif.
José Pablo Padilla et Pablo Francisco Amora Hernández complètent un groupe de quatre joueurs classés parmi les 400 premiers mondiaux.
En revanche, les autres sélectionnés possèdent des références internationales beaucoup plus limitées.
Deux joueurs ne disposent pas de classement identifié dans les relevés étudiés.
Cette situation explique pourquoi le Mexique est dixième aux points, mais seulement quinzième au cumul des rangs.
Il faut toutefois relativiser ce dernier indicateur, fortement pénalisé par les deux NC.
Notre regard : le Mexique pourrait poser des problèmes au Brésil. La présence de Torre lui offre un véritable leader, mais sa profondeur d’effectif reste limitée.
11. Chili : Javier Valdés, l’atout majeur de la sélection
914 points FIP — 11e nation
Capitaine : Ian Walker Videla
Adjoint : Héctor Fabián Pardini
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Javier Valdés | 111 | 552 |
| Cristóbal Martínez | 366 | 91 |
| Cristóbal Molina | 454 | 65 |
| Daniel Salinas Órdenes | 502 | 57 |
| Matías Negrete Oliva | 517 | 55 |
| Ángel Torres | 672 | 35 |
| Sebastián Muñoz Campos | 734 | 30 |
| Pablo Vacarezza Kuhlmann | 753 | 29 |
| TOTAL | 4 109 | 914 |
Notre analyse
Le Chili possède un leader clairement identifié.
Javier Valdés, 111e mondial, totalise 552 points.
Il représente plus de 60 % du total de son équipe.
Derrière lui, Cristóbal Martínez occupe la 366e place mondiale.
Les autres joueurs se situent entre la 454e et la 753e place.
Le Chili ne possède donc pas la profondeur d’effectif de la France, du Portugal ou des Pays-Bas.
En revanche, ses huit joueurs disposent tous d’un classement FIP.
Cette particularité lui permet d’obtenir un cumul des rangs relativement intéressant, notamment devant le Brésil.
Notre regard : le Chili possède de bonnes chances de jouer les premiers rôles derrière le Portugal dans son groupe. Javier Valdés sera un élément essentiel de ses ambitions.
12. Émirats arabes unis : une sélection de six joueurs et plusieurs absences importantes
586 points FIP — 12e nation
Capitaine : Guillermo Lahoz
Adjoint : Raduan Sánchez
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Sergio Icardo | 152 | 386 |
| Fares Al Janahi | 361 | 93 |
| Abdullah Alabdulla | 555 | 50 |
| Majed Al Janahi | 571 | 47 |
| Abdulrahman Al Janahi | 1 508 | 8 |
| Rashid Walid Kamal | 2 859 | 2 |
| TOTAL | 6 006 | 586 |
Notre analyse
Les Émirats arabes unis présentent une composition particulière avec seulement six joueurs dans la sélection étudiée.
Sergio Icardo, 152e mondial, constitue le principal atout.
Il représente près des deux tiers des points de l’équipe.
Fares Al Janahi, 361e mondial, est le deuxième joueur le mieux classé.
Mais ce qui frappe surtout, ce sont les absences. Manifestement, les joueurs hispanophones qui avaient tenté l’aventure avec les Émirats arabes unis n’ont pas souhaité renouveler l’expérience.
Il faut dire que, lors du précédent Mondial en 2022, ces joueurs avaient été la cible de nombreuses critiques de la part des supporters. La polémique avait duré plusieurs mois. De nombreux entraîneurs, coachs et joueurs avaient également dénoncé ce qu’ils considéraient comme un laxisme de la Fédération internationale de padel (FIP) face à cette situation.
Finalement, seul Sergio Icardo semble avoir échappé à cette vague de départs.
Iñigo Jofre, 28e mondial, ne figure pas dans la sélection.
Même constat pour Ignacio Vilariño Gestoso, 67e mondial, et Arnau Ayats, 90e.
Ces absences réduisent considérablement le potentiel statistique des Émirats.
La présence de Guillermo Lahoz à la tête de l’équipe représente néanmoins un atout en matière d’expérience.
Notre regard : les Émirats vont devoir lutter pour éviter une éventuelle dernière place.
13. Allemagne : Agustín Reca, principal espoir allemand
475 points FIP — 13e nation
Capitaine : Pablo Pelessini
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Agustín Reca | 170 | 340 |
| Johannes Lindmeyer | 577 | 46 |
| Matthias Wunner | 614 | 41 |
| Jonas Trumpler | 954 | 20 |
| Nick Merten | 1 278 | 12 |
| Christian Boehnke | 1 372 | 10 |
| Vincent Jülich | 2 293 | 3 |
| Benjamin Fitzon | 2 293 | 3 |
| TOTAL | 9 551 | 475 |
Notre analyse
L’Allemagne possède un leader nettement mieux classé que le reste de son effectif.
Agustín Reca (le fil de l’Argentin Gaby Reca) occupe la 170e place mondiale avec 340 points.
Il représente plus de 71 % des points allemands.
Johannes Lindmeyer et Matthias Wunner suivent, mais se situent au-delà de la 500e place mondiale.
Les autres sélectionnés sont encore plus éloignés des premières positions.
Cette répartition constitue un handicap important dans une compétition par équipes.
L’Allemagne peut compter sur un joueur capable de rivaliser avec des adversaires bien classés, mais elle devra trouver des solutions pour remporter plusieurs matchs dans une même confrontation.
Notre regard : l’Allemagne devrait principalement lutter avec le Chili et le Qatar pour tenter de créer la surprise dans son groupe.
14. États-Unis : deux joueurs concentrent l’essentiel des points
458 points FIP — 14e nation
Capitaine : Jacobo Alberto Blanco de Miguel
Adjoint : José Pablo Arizpe
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Vinny Nahuel Di Francesco | 224 | 199 |
| Matías Segura | 241 | 181 |
| Chris Humphreys | 885 | 22 |
| Felipe Osses König | 885 | 22 |
| Raúl Ruiz Álvarez | 919 | 21 |
| José Antonio de Armas | 1 508 | 8 |
| Sebastián Castañeda | 1 888 | 5 |
| Daniel Elohim Fernández Guerra | NC | 0 |
| TOTAL | 11 550* | 458 |
NC comptabilisé à 5 000 pour le cumul des rangs.
Notre analyse
Les États-Unis possèdent deux joueurs qui se détachent nettement.
Vinny Nahuel Di Francesco est 224e mondial, tandis que Matías Segura occupe la 241e place.
À eux deux, ils totalisent 380 des 458 points de la sélection, soit près de 83 %.
Derrière eux, aucun joueur ne figure parmi les 800 premiers mondiaux.
Cette différence importante complique les ambitions américaines.
Face au Mexique, les États-Unis pourraient néanmoins espérer une confrontation disputée.
En revanche, l’Italie et le Brésil disposent d’atouts individuels supérieurs.
Notre regard : les États-Unis devront s’appuyer sur leur duo de tête pour espérer obtenir des résultats. Une qualification pour les quarts constituerait une belle performance.
15. Qatar : le pays organisateur face à un défi sportif important
292 points FIP — 15e nation
Capitaine : Pablo Nicolás Sisti
Adjoint : Rodrigo Eduardo Domínguez
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Rashed Nawaf | 386 | 81 |
| Mashari Nawaf | 386 | 81 |
| Mohammed Al Khanji | 502 | 57 |
| Hassan Adel Waly | 672 | 35 |
| Rayan Abdulla Aljufairi | 974 | 19 |
| Mohammed Saadon Alkuwari | 1 212 | 13 |
| Khalid Saadon Alkuwari | 1 728 | 6 |
| Essa Shaman Alharrasi | NC | 0 |
| TOTAL | 10 860* | 292 |
NC comptabilisé à 5 000 pour le cumul des rangs.
Notre analyse
Le Qatar accueille ce Mondial 2026 avec une sélection dont les références internationales restent modestes.
Les frères Rashed et Mashari Nawaf occupent tous les deux la 386e place mondiale avec 81 points.
Mohammed Al Khanji, 502e mondial, complète le trio de tête.
La sélection totalise 292 points.
À titre de comparaison, Dylan Guichard possède à lui seul plus de trois fois le total de points de l’équipe qatarienne.
L’écart avec les meilleures nations est donc considérable.
Le soutien du public et la connaissance des conditions locales pourraient néanmoins constituer des avantages.
16. Australie : un effectif très éloigné du niveau des favoris
95 points FIP — 16e nation
Capitaine : David Garrido García
Adjoint : Andre Tavares Carreiro Delmar Soares
| Joueur | Classement FIP | Points |
|---|---|---|
| Vuk Velickovic | 657 | 36 |
| Sam Ashenden | 1 056 | 17 |
| Dominic Bechard | 1 090 | 16 |
| Andrea Melisi | 1 090 | 16 |
| Timothy Brown | 1 372 | 10 |
| Marius Zelea | NC | 0 |
| Jake Benzal | NC | 0 |
| Emeric Navarro | NC | 0 |
| TOTAL | 20 265* | 95 |
NC comptabilisé à 5 000 pour le cumul des rangs.
Notre analyse
L’Australie est la nation la moins bien classée.
Avec seulement 95 points, elle possède un total très inférieur à celui de ses adversaires.
Vuk Velickovic, 657e mondial, constitue son meilleur joueur.
Sam Ashenden, Dominic Bechard, Andrea Melisi et Timothy Brown complètent le groupe des joueurs disposant de points FIP identifiés.
Trois autres sélectionnés sont considérés comme NC.
La France possède plus de 37 fois le total de points de l’Australie.
L’écart est encore plus important avec l’Argentine.
Pour la sélection australienne, ce Mondial représente avant tout une occasion de se mesurer à des joueurs de niveau international et de poursuivre son développement.
Deuxième classement : quelles nations possèdent les joueurs les mieux classés ?
Le total des points FIP ne suffit pas à mesurer la compétitivité d’une sélection.
Le Brésil en est l’exemple parfait : Lucas Bergamini représente près de 94 % des points de son équipe.
Pour compléter notre étude, nous avons donc additionné les classements mondiaux individuels de chaque sélection.
Plus le total est faible, mieux les joueurs sont classés collectivement.
| Position | Nation | Cumul des rangs FIP |
|---|---|---|
| 1 | Espagne | 88 |
| 2 | Argentine | 90 |
| 3 | Italie | 1 065 |
| 4 | France | 1 247 |
| 5 | Portugal | 1 328 |
| 6 | Pays-Bas | 1 971 |
| 7 | Suède | 2 725 |
| 8 | Chili | 4 109 |
| 9 | Brésil | 5 798 |
| 10 | Émirats arabes unis | 6 006 |
| 11 | Paraguay | 8 372 |
| 12 | Allemagne | 9 551 |
| 13 | Qatar | 10 860 |
| 14 | États-Unis | 11 550 |
| 15 | Mexique | 13 298 |
| 16 | Australie | 20 265 |
Ce deuxième classement change sensiblement la lecture du Mondial
L’Italie, la France et le Portugal confirment leur position
Les trois nations occupent exactement les mêmes places dans nos deux classements.
L’Italie est troisième, la France quatrième et le Portugal cinquième.
Cette régularité montre que leurs résultats ne dépendent pas d’un seul joueur.
La France possède un avantage statistique sur le Portugal, mais celui-ci reste limité.
Avec 3 556 points contre 3 284, les Bleus devancent leurs voisins de 272 points.
Le cumul des rangs confirme cette proximité : 1 247 contre 1 328.
Une confrontation directe entre les deux équipes pourrait donc être très disputée.
Les Pays-Bas et la Suède remontent
Les Pays-Bas passent de la huitième à la sixième place.
La Suède progresse de la neuvième à la septième.
Ces deux nations bénéficient d’une meilleure homogénéité.
Elles possèdent moins de points que certaines équipes emmenées par un joueur très bien classé, mais davantage de joueurs capables de rivaliser à un niveau comparable.
Dans une compétition où il faut remporter deux matchs pour gagner une confrontation, cet équilibre peut devenir décisif.
Le Brésil recule fortement
Le Brésil passe de la sixième à la neuvième place.
Cette différence s’explique principalement par le poids de Lucas Bergamini.
Son classement mondial permet au Brésil de figurer relativement haut en nombre de points, mais le reste de l’effectif se situe beaucoup plus loin. L’absence de Lucas Campagnolo pourrait faire très mal au Brésil.
Franck Binisti découvre le padel au Club des Pyramides en 2009 en région parisienne. Depuis, le padel fait partie de sa vie. Vous le voyez souvent faire le tour de France en allant couvrir les grands événements de padel français.





































































































Sintes / Zamora : du FIP Tour aux quarts d’un Major, la progression est réelle, le dernier palier aussi
Mondial de padel 2026 : où regarder les matchs à la télévision et en streaming ?
Classement FIP – Fonteny se rapproche du top 100, Leygue y fait son retour : les Français progressent après le Kuwait Major
Jules Marie : « Je pense que mon niveau se situe autour de la 300e place mondiale »
Stupaczuk ne croit pas à une séparation Chingotto / Galán : “Je ne pense pas qu’ils soient en crise”
Juan Lebrón sur Ale Galán : “Si je dois jouer avec Ale tous les jours, je le ferai”
Anne-Lucile et Stéphane Guine (La Bandeja) : « L’avenir des clubs ne se jouera pas uniquement sur les pistes »
Mondiaux 2026 – France / Belgique : les compositions sont tombées, Clara Mansart fait ses débuts
Mondiaux 2026 – Quels adversaires pour la France en quarts de finale ? L’Espagne à éviter, l’Italie et le Portugal comme opportunités
Bullpadel Neuron 2027 – Partie I
FIP Promises : 163 tournois en 2026, le padel junior change de dimension
FIP Tour 2026 : 233 tournois, un circuit international en pleine expansion
Allemagne et Royaume-Uni : le padel explose avec près de 2 000 nouvelles pistes
Le padel explose en Irlande : près de 300 % de croissance attendue en 2026
Kuwait Major : Chingotto / Galán forfaits, Alejandro Galán blessé, Coello / Tapia seuls favoris ?
Padel Quest Awards : dix spécialistes en lice pour le titre de meilleur stage de padel de l’année
Perd-on son classement Padel FFT après plus d’un an sans licence / sans compétition ?
Padel Xperience : l’Académie ouvre le 2 novembre à Marcheprime, avant l’inauguration du complexe en 2027
Ce que révèle l’analyse du geste : coup droit tennis vs bandeja padel
La bandeja a-t-elle disparu du padel moderne ?
Coup droit à plat au padel : les 5 exercices de Cristian Álvarez pour gagner en contrôle et en efficacité
Pourquoi savoir jouer à droite et à gauche peut faire la différence
Tapia donne la recette pour battre Coello / Tapia : « Je jouerais tout sur moi »
Comment Coello a désamorcé le plan de jeu de Chingotto
Au padel, l’alchimie d’une paire compte-t-elle autant que le niveau individuel ?
L’été change le padel… et si le vrai défi n’était pas de frapper plus fort ?
Coello avec un joueur à 0 point devant deux top 10 : faut-il revoir le classement FIP ?
Ni FIP Tour, ni Championnat du monde par équipes : le format particulier du padel aux Jeux Méditerranéens
Premier Padel : quand la télévision peut rallonger les pauses des joueurs
Julien Seurin se livre sur le mental : « Il y a beaucoup plus de doutes que de moments de bonheur »
Plus d’un an après, Thomas Leygue de retour dans le top 150 : les coulisses d’un comeback encore inachevé
Padel vs squash vs badminton : le classement scientifique de l’intensité cardio
La Toussaint – Les Pyramides organisent un stage de padel pour adultes avec un tournoi P50 pour clôturer la semaine
Les Pyramides : après 12 pistes de padel, le club mise sur la formation des jeunes