À Doha, dans une rude bataille, la paire Moreau/Sinicropi s’est inclinée 7/6 7/5 contre Mendez/Martinez. Vaincu mais pas abattu, Maxime Moreau revient sur cette rencontre et nous parle des ambitions et des axes de progression avec son partenaire italien Riccardo Sinicropi. (Interview vidéo)
Relativiser et aller de l’avant
Padel Magazine: Max, c’était un beau tournoi, arriver dans le tableau principal, c’est quand une même une sacrée performance. Ça tient à pas beaucoup 7/6 7/5, quelles ont étés tes impressions sur la rencontre ?
Max : Je suis content de notre performance mais c’est toujours un goût amer de perdre. On a une balle de set au premier, je fais un truc bizarre et on perd le set. On ne fait pas un bon tie-break et au deuxième, on gagne 5-4 service à suivre 30-40 je rate une volée. Ce sont des petits détails qui font qu’à ce niveau, ça ne pardonne pas, on est puni directement. Mais je suis très content de ce qu’on propose avec Riccardo, il y a une semaine, on fait un tournoi FIP Rise à Jaén et c’était catastrophique, pour ma part j’avais été complément nul. C’est bien qu’on passe du temps ensemble, on a gagné des bons matchs et surtout on a une bonne attitude. Je suis content de ce qu’on a produit aujourd’hui et on va continuer de progresser et aller de l’avant
Avec Riccardo, on s’améliore. Au niveau de la connexion déjà, on connaît mutuellement les forces et faiblesses de l’autre. On avait la chance d’avoir Mariano Córdoba, le père d’un des joueurs qu’on a battus mais qu’on connaît très bien, ça nous a beaucoup aidés. On a déjà progressé dans l’attitude, tactiquement, donc oui, on sent qu’on progresse là-dessus. Il y a encore des coups à travailler, mais c’est plus individuel pour après les mettre en place ensemble.

Padel Magazine : Vous avez une bonne complémentarité, vous êtes deux joueurs avec une bonne main qui savent accélérer le jeu au bon moment. Aujourd’hui ça tient à deux trois points qui vous coûtent cher. Est-ce que justement toutes ces bonnes choses ça vous permet d’envisager des gros tournois à l’avenir ?
Max : Pour tous les tournois, on vise quelque chose d’intéressant. Ici ce n’est pas possible de dire qu’on vient pour gagner le tournoi, mais on vient pour gagner chaque match et on voit ce qu’il se passe. On se bagarre, on progresse et après, moi j’essaye de mettre des choses en place avec mon préparateur mental Jean Michel Pequery, qui m’aide énormément. Chaque tournoi qu’on va faire on va tenter de gagner le plus de matchs possible. On gagne super, on perd on retourne au travail, c’est comme ça toute l’année. On va encore perdre des matchs, je n’espère pas trop quand même, mais il faut garder la tête haute et continuer.
Pour le padel, il y a un péage
Padel Magazine : Quand on est un joueur de padel et qu’on joue dans ce genre de complexe qui est quand même splendide, qu’est-ce que ça fait ?
Max : Quand tu viens avec tes potes, parce que là Ricci c’est mon ami, comme Jérôme Inzerillo qui a perdu hier en trois sets contre la tête de série numéro 2 -c’est quand même une super performance, j’espère que la prochaine sera la bonne. Donc quand je suis avec mes copains c’est génial, on s’éclate. Le cadre, l’environnement est incroyable. Après, il faut le mériter et les gens ne se rendent pas compte que l’année dernière on allait dans des endroits “pourris”, pour jouer des tournois pour se qualifier dans un événement comme celui-là. Quand on joue ce genre de compétition, il faut essayer d’assurer et de gagner des matchs pour y rester. Ça pousse tellement derrière qu’on ne sait jamais, d’un tournoi à l’autre on peut ne pas rentrer dans la liste…

Mais pour le padel, il y a un péage. Être joueur professionnel de padel c’est génial, on va dans des endroits incroyables, on rencontre du monde, on joue au padel, mais on ne voit pas notre famille, on passe notre temps dans les aéroports, dans les hôtels. Bon là les hôtels ici ils sont géants mais on va aussi dans des hôtels sordides. C’est génial ce qu’on fait et comme tu dis, il y a de gros avantages mais aussi des inconvénients et mentalement ça peut être dur. Mon coach mental Jean-Michel Pequery m’aide énormément parce que sinon tu ne tiens pas, tu exploses en vol.
Au final tu viens là, tu perds au premier tour, t’as envie de te mettre une balle mais ça fait partie du jeu aussi. Il y a des sacrifices à faire sans avoir la garantie que tu vas y arriver et c’est ce qui est le plus dur.
Padel Magazine : Qu’est ce qui t’aide à tenir au quotidien ?
Max : Ma femme, Jean-Michel, mes entraîneurs de padel et puis surtout, j’aime ce que je fais. Pour moi ce n’est pas du travail, on a quand même de la chance. On se lève le matin, on va faire du physique, jouer au padel et rebelote l’après-midi. On a quand même une certaine chance et il faut en profiter un maximum et être heureux dans ce que tu fais. Le jour où tu n’es plus heureux, tu arrêtes et fais autre chose.
Padel Magazine : Le maillot de Marseille aurait pu te porter chance aujourd’hui, en espérant qu’il porte chance aux Marseillais demain face à Annecy pour la Coupe de France. Dommage pour toi.
Max : Franchement, je suis très content de ce qu’ils font. On a déjà battu Paris une fois cette année c’est déjà très bien. C’est des trucs de sport comme ça que j’aime bien, t’es avec tes potes tu peux te chambrer. Écoute, on est supporter de l’OM et fier de l’être.
Padel Magazine : Pour finir sur quel tournoi va-t-on te retrouver prochainement ?
Max : Je ne sais pas encore. On va se poser avec Ricci. Il faut qu’on fasse les calculs mais vous nous verrez très bientôt quelque part !
Fan d’ovalie, de ballon rond mais aussi de sport de raquette, il a été piqué par le padel lors de son adolescence en Galice. Aussi à l’aise devant la caméra que derrière un micro, Vince saura apporter sa vision et son expertise de passionné de la petite balle jaune.

























































































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