Présent au FIP Silver de Narbonne, Maxime Joris a dû batailler pour franchir le premier tour aux côtés de Lucas Pillon. Le Français revient également sur un début de saison marqué par plusieurs changements de partenaires, son futur projet avec Bastien Blanqué, les difficultés pour les Français de s’associer avec des Espagnols et ses ambitions avec l’équipe de France.
Une entrée en matière accrochée à Narbonne
Face au Belge Maxime Deloyer et à l’ancien 13e joueur mondial de tennis Jerzy Janowicz, Maxime Joris s’attendait à un match compliqué.
Après un premier set perdu au tie-break malgré plusieurs occasions, la paire française a su rester dans sa rencontre avant d’inverser la tendance pour finalement s’imposer en trois manches.
« Il fallait faire un reset après le premier set. On a été plus sereins dans le deuxième, puis on a enfin réussi à mettre notre tactique en place au début du troisième. On break rapidement, on prend confiance et on gère beaucoup mieux la fin du match. »
Pour Joris, cette victoire s’est avant tout jouée sur l’aspect mental.

Un début de saison marqué par plusieurs changements
Depuis le début de l’année 2026, Maxime Joris a changé à plusieurs reprises de partenaire. Une situation qu’il n’avait pourtant pas anticipée.
Son projet initial devait se construire avec Manuel Vives, mais les blessures du Français ont rapidement bouleversé les plans.
« On avait un vrai projet ensemble. On avait très bien terminé l’année précédente avant nos blessures, mais Manu a eu plusieurs pépins physiques qui ont traîné. »
Pendant cette période d’incertitude, Jérémy Robert le contacte pour lui proposer de disputer quelques tournois.
« Il m’a envoyé un message au moment où Manu s’est blessé. Je lui ai dit tout de suite qu’on pouvait essayer. »
Entre-temps, Manuel Vives revient plus vite que prévu et Joris décide de partir avec lui sur une tournée asiatique, tout en promettant à Robert qu’ils joueront ensemble à son retour.
Une promesse tenue puisque les deux Français enchaînent ensuite plusieurs tournois.
Le scénario bascule une nouvelle fois lorsque Bastien Blanqué prend contact avec lui.
« Bastien m’a appelé pour me présenter son projet jusqu’à la fin de la saison. »
Une proposition qui ne sera pas acceptée immédiatement.
« J’ai réfléchi pendant trois semaines. J’en ai beaucoup parlé avec Jérémy avant de prendre ma décision. »
Pourquoi avoir choisi Bastien Blanqué ?
Si l’appel de l’ancien numéro un français pouvait sembler être une évidence, Maxime Joris explique que le choix a été bien plus complexe qu’il n’y paraît.
« Avec Jérémy, on avait une vraie alchimie. On s’entraînait très bien, on battait déjà de bonnes équipes et le projet était vraiment intéressant. »
Il va même plus loin.
« Si Bastien ne m’avait pas appelé, j’aurais terminé l’année avec Jérémy sans hésiter. Et si Jérémy n’avait pas eu d’autre possibilité pour construire son propre projet, je ne l’aurais jamais laissé. »
Finalement, l’expérience de Bastien Blanqué et le projet proposé ont fait pencher la balance.
Les deux hommes débuteront officiellement leur association lors des qualifications du Bordeaux P2, premier rendez-vous d’un partenariat prévu jusqu’à la fin de la saison.
Pourquoi les Français jouent-ils si peu avec des Espagnols ?
Interrogé sur le fait que de nombreux joueurs français continuent d’évoluer entre eux plutôt qu’avec des partenaires espagnols, Maxime Joris rappelle qu’il a lui-même tenté l’expérience.
En 2025, il avait partagé la piste avec l’Espagnol Guillem Figuerola, alors qu’il s’entraînait à Madrid.
« Les premiers mois se sont très bien passés. »
Mais selon lui, la langue reste un obstacle majeur.
« Aujourd’hui, je parle beaucoup mieux espagnol qu’avant, mais ce ne sera jamais aussi naturel qu’en français. »
Joris estime également que les joueurs espagnols accordent encore difficilement leur confiance aux Français.
« Je pense qu’ils ne nous considèrent pas toujours à notre juste valeur. »
Il cite notamment l’exemple de Timéo Fonteny, en pleine ascension sur le circuit.
« Timéo est en train d’exploser et pourtant aucun Espagnol ne l’appelle. »
Pour lui, vivre en Espagne reste quasiment indispensable pour espérer intégrer cet environnement.
« Thomas Leygue me disait que si tu veux jouer avec un Espagnol, il faut vivre en Espagne, s’entraîner avec eux et créer des liens. Aujourd’hui, on a de très bonnes structures en France, donc ce n’est pas forcément évident de partir. C’est aussi un choix de ma part de jouer avec un Français, même si, évidemment, si un très bon Espagnol me proposait un projet, je pourrais l’étudier. »
La concurrence s’intensifie pour l’équipe de France
À quelques mois des Championnats du monde, Maxime Joris observe une équipe de France en pleine transition.
« Depuis que certains joueurs de la génération de Blanqué, Maigret ou Scatena ont laissé un peu plus de place, une nouvelle génération pousse très fort. »
S’il s’inscrit lui aussi dans cette nouvelle vague, il estime que l’expérience ne doit pas être mise de côté.
« C’est très bien de donner leur chance aux jeunes, mais il ne faut pas enterrer les anciens trop vite. Quand on voit le niveau de Bastien ou de Johan aujourd’hui, ce sont des joueurs qu’il ne faut surtout pas négliger. »
Polyvalent, capable d’évoluer à droite comme à gauche, Joris sait toutefois que rien n’est acquis.
« Aujourd’hui, il n’y a que le niveau qui compte. Si je suis assez bon, j’aurai ma place. Sinon, ce sera quelqu’un d’autre. Les matchs gagnés et les tournois remportés feront la différence. »
Le Français participera d’ailleurs au stage de préparation de l’équipe de France, organisé à Vichy lors de la semaine du 13 juillet, où douze joueurs seront réunis avant les choix définitifs du staff.
Lebrón pour le jeu, Galán pour le physique
Grand consommateur de Premier Padel, Maxime Joris suit le circuit tout au long de la saison.
« Je regarde quasiment tout, du premier tour jusqu’aux finales. Ce sont souvent les mêmes joueurs, mais les matchs sont toujours différents. »
Deux joueurs l’inspirent particulièrement.
« J’aime énormément le style de jeu de Juan Lebrón, même si je ne suis pas forcément fan du personnage. Et physiquement, Alejandro Galán m’impressionne énormément. C’est une vraie référence pour moi. J’aimerais atteindre ce niveau d’exigence athlétique. »
Il reconnaît également les immenses qualités d’Arturo Coello, tout en avouant que son idole de jeunesse reste Sanyo Gutiérrez.
Des objectifs élevés pour la fin de saison
Après avoir déjà remporté un premier titre cette saison, Maxime Joris ne compte pas s’arrêter là.
« Mon premier objectif était de gagner un tournoi, c’est fait. Maintenant, j’aimerais en gagner d’autres. »
Parmi ses priorités figurent également une participation à Roland-Garros, au Bordeaux P2, une place en équipe de France et une progression au classement FIP.
Le Français est conscient que le niveau du circuit continue de se densifier.
« Aujourd’hui, il n’y a plus de match facile. Tout le monde joue bien, les jeunes arrivent, il faut gagner des matchs et prendre de la confiance. La suite viendra naturellement. »
Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !


























































































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