Lors du Cupra Padel Point Tour de Bordeaux, la semaine passé, nous avons pu retrouver Margaux Randjbar, actuelle 29e joueuse française au classement.
La responsable de Padel House, où se tenait cette première étape, revient sur ses débuts au sein du club et sur son parcours de joueuse de padel.
Les débuts de Padel House
Padel House est un centre qui a ouvert ses portes en septembre dernier. Ce sont quatre Girondins qui ont remarqué qu’il y avait une pénurie de clubs à Bordeaux et à ses alentours, notamment sur la rive droite.

Ils ont cherché un local à louer et ils ont trouvé cette belle opportunité, avec ce beau complexe qui fait plus de 2.000m2. C’est une infrastructure avec cinq pistes indoor, avec plus de huit mètres de hauteur ce qui est parfait pour les tournois.
Une nouvelle corde à son arc
C’est la première fois que je gère un club de padel. Depuis le début, on peut dire qu’il y a eu des hauts et des bas, surtout au début où il faut tout faire, tout gérer.
Au début, j’ai été aidée par trois alternants, qu’il a fallu former aussi. Cela n’a pas été chose aisée, dans le sens où le club est ouvert de 9h à minuit tous les jours de la semaine et de 9h à 21h le week-end. En termes d’ouverture, cela donne de larges plages d’horaires…
C’est une expérience très enrichissante, tant dans la gestion du club que dans la formation des jeunes. Beaucoup de challenges.
On rajoute à ça l’homologation car au départ, nous n’étions pas affiliés à la FFT. Nous n’avons pas pu faire ds tournois dès le début, il a fallu attendre janvier pour faire notre premier P25. Avec des tournois, il a fallu trouver un juge-arbitre, donc nous sommes allés démarcher des juges-arbitres.
Depuis que l’on a fait notre premier tournoi, nous avons de super retours de joueurs, qui trouvent le complexe formidable, avec une très bonne qualité de terrains. Ils sont contents également de l’organisation.

Retrouver le goût du padel
J’ai touché une raquette de padel pour la première fois en 2019. C’était chez notre “concurrent“, rive gauche, Big Padel. C’était lors d’un tournoi et ça c’est tellement bien passé qu’on a remporté le tournoi avec ma partenaire.
On a fait d’autres tournois après et c’est à ce moment-là que j’ai trouvé un sport si ludique et si accessible. Ça m’a beaucoup plu donc j’ai décidé de continuer. C’est pour cette raison que je suis partie pour enseigner le padel aux Canaries, avec d’autres sports de raquette également. Ce furent mes premières expériences en tant que coach de padel.
Après, il y a eu le COVID donc je suis rentrée et j’ai commencé à bien jouer au padel en 2021. Je sens désormais que je m’essouffle un petit peu. Il faut souvent se déplacer assez loin, il faut prendre un engagement professionnel, financier… Et puis, d’affronter toujours les mêmes paires, chaque week-end, c’est un peu lassant.
Désormais, j’ai décidé d’un peu plus m’axer sur les tournois hommes de la région, pour moins me déplacer et pour toujours aimer le sport que je pratique.
Un retour sur le circuit féminin ?
Je me pose des questions. J’arrive aussi à un âge où on a envie de se poser, de faire d’autres choses de ses week-ends.
Je n’ai pas forcément de réponse à donner aujourd’hui. Je pense que oui. Sur des tournois à proximité, vous me verrez mais je n’irai plus courir à droite et à gauche pour faire des tournois.
Le développement du padel féminin
Le développement du padel féminin était vraiment, au début, le sujet de discussion avec les gérants de Padel House. J’ai vraiment spécifié mon intérêt de développer le padel féminin. J’ai commencé par des tournois “sociaux” les week-ends, surtout les dimanches.
Ça a marché plutôt bien. C’étaient des tournois sans prise de tête, où chacune pouvait venir avec son petit niveau ou son niveau expert. Cela permettait de côtoyer de nouvelles femmes, plus ou moins âgées. Cela permettait d’apprendre à jouer, avec les autres, ou même avec moi. Lors de ces tournois, j’en profitais pour les coacher aussi un peu.
Le but était d’avoir un aspect convivial. On prenait un petit apéro à la fin du tournoi toutes ensembles, on débriefait sur notre vie personnelle donc ça allait bien au-delà du padel. Cela a créé un réseau, et on pouvait se voir à l’extérieur.
Après, j’ai créé un groupe spécial féminin pour les cours, qui a très vite marché. Tous les mardis soirs, à 18h, j’ai des femmes. C’est un niveau débutant mais elles veulent apprendre les bases et faire des parties pendant les cours. Elles me disent à chaque fois que c’est difficile pour elles, qu’elles n’arrivent pas à trouver des parties, que les hommes ne veulent pas jouer avec elles. Donc elles viennent prendre des cours et pour l’instant, ça marche très bien !
Pour voir l’interview complète, c’est ici :
C’est son frère qui un jour lui a dit de l’accompagner sur une piste de padel, depuis, Gwenaëlle n’a plus jamais quitté le court. Sauf lorsqu’il s’agit d’aller regarder la retransmission de Padel Magazine, du World Padel Tour… ou du Premier Padel… ou des Championnats de France. En bref, elle est fan de ce sport.

























































































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