Jean-Yves Maisonnave a été élu président du comité départemental des Pyrénées-Atlantiques avec 122 voix contre 112, face à Philippe Chaperon. Nous le rencontrons pour aborder le développement du padel dans la région, la situation de son club, et la nouvelle phase de confinement. 

Le club de Saint Jean de Luz, l’un des plus anciens de France

Jean-Yves Maisonnave est le président du club de Saint Jean de Luz. Le padel a débarqué dans ce club en 1980.

Le club se porte très bien ! Nous avons approximativement 60 licenciés padel.”

“Le problème majeur est que nos courts sont trop étroits de 40cm, et nous avons des difficultés à obtenir des homologations.”

“On a fait de nombreuses rénovations : le sol, les grilles, l’éclairage… Mais on ne peut rien faire de plus. Nous sommes dans un site très contraint, en termes d’urbanisme et de gestion des risques d’inondations. On est bloqués de partout. On développe le padel depuis très longtemps mais on a du mal à homologuer nos tournois.”

“J’espère que l’on tiendra compte de l’histoire de notre club et de notre bonne volonté !”

Réorganiser en étant plus proche des joueurs

“Il faut tout d’abord se rapprocher de la communauté de joueurs, et des structures privées qui fonctionnent très bien. Nous avons aussi des clubs associatifs qui fonctionnent très bien.”

“Nous avons toute une architecture de tournois à bâtir, pour que les joueurs trouvent leur compte dans les compétitions. On veut qu’il y ait une offre intéressante dans le coin pour que le padel se développe bien. Il faut surtout que cela donne envie aux joueurs.” 

Un nouveau confinement

“Après tout ce que l’on a vécu, on est maintenant rodés. Les gens sont respectueux des règles en ce second confinement, ici. Personne n’a râlé.”

“Sur le plan économique, nous en tant qu’association, nous serons moins touchés que les structures privées. Il faut voir ce que fait la fédération aussi. Il y a un bon signe avec le plan de soutien, qui était devenu un plan de relance et qui redevient un plan de soutien. On a donc un joker si l’État n’arrive pas à activer les ressources.”

“Après ce n’est pas agréable pour les joueurs. J’espère que ça va se décoincer vite. Les phases de déconfinement ne se sont pas si mal passées que ça. Nous on est en extérieur donc c’est une chance dans ces circonstances. Pour les terrains clos, ça risque d’être un peu plus long.”

“Je crois au padel”

Il va falloir que nous organisions bien les compétitions. Il faut que les joueurs aient accès à des tournois avec du bon niveau sans avoir à faire trop de kilomètres. Il faut qu’on fasse des P250, des P500 près de la maison. Il faut aussi développer le loisir. Il faut qu’on ramène des nouveaux joueurs.”

“Le padel ça plait. Ce n’est pas qu’un phénomène de mode, ça plait vraiment. J’ai 60 ans, mais au padel je me marre bien. Ça permet aussi d’aider les clubs de tennis en ramenant du trafic dans le club.

Il faut penser communauté de joueurs et pas communauté de clubs. J’y crois au padel, j’y crois.

Lorenzo Lecci López

À ses noms, nous devinons ses origines espagnoles et italiennes. Lorenzo est un polyglotte passionné de sport : le journalisme par vocation et l’événementiel par adoration sont ses deux jambes. Son ambition est de couvrir les plus grands événements sportifs (J.O. et Mondiaux). Il s’intéresse à la situation du padel en France, et offre des perspectives pour un développement optimal.