L’Espagnol originaire de Malaga, Jairo Bautista, s’est arrêté au micro de La Casa del Padel pour aborder plusieurs sujets, dont celui de son changement de partenaire. Le joueur de 21 ans quitte son coéquipier Francisco Guerrero pour s’associer à Edu Alonso à partir du prochain tournoi Premier Padel au Paraguay.
Saison dernière
La saison passée a été en demi-teinte pour Jairo Bautista, avec une première moitié sans résultats majeurs, d’abord aux côtés de Jaime Muñoz, puis avec Gonzalo Rubio.
“Je pense qu’au début d’une saison, il y a toujours un peu de nervosité. J’avais commencé avec Chipi, comme l’année précédente. On n’a pas eu de mauvais résultats, mais je sentais que je pouvais faire plus.
Ensuite, j’ai joué avec Gonzalo, un gars génial, mais là non plus les résultats n’étaient pas au rendez-vous.”
Un tournant s’est opéré en juin, avec son association à Francisco Guerrero et la participation à des compétitions FIP :
“Puis j’ai commencé avec Fran, après deux changements rapides. Et avec Fran, j’ai senti que notre jeu fonctionnait vraiment bien. Les résultats ont commencé à arriver en fin de saison.”
Les deux Espagnols, qui avaient déjà joué ensemble dans leur jeunesse, ont vite trouvé l’alchimie. Résultat : cinq titres FIP remportés, dont les FIP Finals le 11 décembre 2024 pour conclure l’année.
“On s’entraînait ensemble depuis qu’on est petits, on avait déjà joué ensemble, et je sentais que ça pouvait bien marcher. Et ça s’est confirmé avec les bons résultats de fin de saison.”
Sur le circuit Premier Padel, la paire Bautista / Guerrero n’a atteint les quarts de finale qu’une seule fois : lors du Kuwait P1 début novembre. Ils y avaient signé une victoire de référence en huitième face à la tête de série n°3 Lebrón / Di Nenno (7/5 6/2), avant de s’incliner contre les n°1 mondiaux Coello / Tapia en demi-finales.
“À ce moment-là, je me sentais capable de tout. Mais Tapia et Coello nous ont bien calmés, ils nous ont remis les pieds sur terre.
Mais c’est vrai qu’après avoir éliminé Lebrón et Dinenno, j’étais sur un nuage. Et jouer une demi-finale contre ces gars-là, c’était un rêve.”
Séparation avec Guerrero
Cette saison, Bautista / Guerrero ont atteint les huitièmes de finale dans chacun des cinq tournois disputés, sans toutefois franchir ce cap.
“Ce n’est pas un mauvais début. En sortant du top 16, on tombait toujours sur une tête de série (du top 8) en huitièmes. C’est compliqué, ils jouent tous super bien. On n’a pas réussi à passer ce mur, mais on a essayé.”
Têtes de série n°11 au Brussels P2, leur dernier tournoi ensemble, ils espéraient se qualifier pour le Master Final de Barcelone en fin de saison :
“Cette année, avec Fran, on voulait se qualifier pour le Master.”
Mais leur collaboration s’est arrêtée après le tournoi belge :
“Je pense que c’est venu plus de moi. J’avais confiance en lui, c’est un mec génial, mais sur le terrain, son caractère est très intense. Ça a fini par m’épuiser.”
Un changement de partenaire s’est donc imposé pour Jairo Bautista, même s’il n’exclut pas un retour de la paire à l’avenir :
“Je ne ferme pas la porte à rejouer un jour avec lui, mais pour l’instant, j’avais besoin d’un changement.”
Nouvelle aventure avec Edu Alonso
Jairo Bautista (21e mondial) a choisi de poursuivre la saison avec Edu Alonso (13e), qui sort d’une période quelque peu décevante aux côtés d’Alex Arroyo, marquée par un seul quart de finale (au Qatar Major).
La nouvelle paire Bautista / Alonso débutera à l’Asunción P2, le 18 mai prochain, avec le statut de 8e paire mondiale.
“C’est une motivation car je ne jouerai peut-être plus contre le top 8 dès le départ. Pression aussi, parce que j’aimerais rester dans ce top 8. C’est dur, il y a beaucoup de bonnes paires juste derrière, mais je vais défendre ma place.”
Les deux Espagnols auront donc l’avantage d’éviter les meilleures équipes dès les premiers tours. Bautista pourrait ainsi atteindre son premier quart de finale de la saison, même si l’objectif reste de s’installer durablement dans le Top 8 et d’obtenir une qualification pour le Master Final.
Pour Bautista, le choix d’Edu Alonso repose autant sur les qualités sportives que sur l’attitude :
“De la rage, de la combativité. On a le même âge (2001). On a beaucoup joué l’un contre l’autre. Il m’a toujours battu (rire). Mais j’ai beaucoup d’estime pour lui. Il est super professionnel pour notre âge. J’aime ça.”
Lui qui rêve de devenir un jour n°1 mondial, espère continuer à progresser avec son nouveau partenaire :
“Devenir numéro un mondial, comme tout le monde. Mais déjà, vivre ce que je vis, c’est incroyable. J’ai joué contre Vela, mon idole depuis tout petit, avec Juan Martín à mes côtés… C’était irréel.”
Grand passionné de sport et ancien tennisman, j’ai découvert le padel il y a quelques années sans m’y attarder vraiment. Puis je suis devenu accro à ce sport en le pratiquant et en regardant les matchs de premier padel. Hâte de vous partager les actus 2025 !

























































































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