De passage à la M3 Academy de Leganés, où il prépare la saison avec Ale Galán, Fede Chingotto a pris le temps d’échanger avec les jeunes joueurs du centre. L’Argentin, devenu l’un des visages les plus appréciés du circuit, leur a livré un message simple, sincère et très juste sur la réalité du haut niveau : dans le padel, on apprend aussi à perdre.

Une parole qui compte

Fede Chingotto n’est pas seulement l’un des meilleurs joueurs du monde. Il est aussi l’un des plus respectés, autant pour son niveau que pour l’image qu’il renvoie. Travailleur, généreux dans l’effort, toujours très accessible, l’Argentin s’est construit sans raccourci et reste aujourd’hui une référence pour beaucoup de jeunes.

À Leganés, au sein de la M3 Academy dirigée par Jorge Martínez, le joueur d’Olavarría a justement pris un moment pour aller à leur rencontre. C’est dans cette structure, devenue l’un des centres majeurs du padel de haut niveau, qu’il s’entraîne au quotidien avec Ale Galán.

« On perd bien plus qu’on ne gagne »

Face aux jeunes de l’académie, Chingotto n’a pas cherché à faire un grand discours. Il a surtout parlé vrai. Avec une idée forte : la compétition ne se résume pas aux trophées.

« Je vais être bref et le plus naturel possible. Mon conseil, c’est de continuer à s’entraîner, même quand les choses ne se passent pas comme on le voudrait. Dans notre tête, dès qu’il y a un trophée en jeu, on veut le gagner. Mais en grandissant, on se rend compte qu’on perd bien plus qu’on ne gagne. Et c’est dur, parce qu’on s’entraîne tous les jours pour que tout fonctionne. »

Un message lucide, presque brut, qui rappelle ce qu’est réellement une carrière sportive : une succession de tentatives, d’échecs, de progrès, et parfois seulement de victoires.

Fede Chingotto en compagnie des jeunes de la M3 Academy de Leganes

Ne pas lâcher, même quand ça ne sourit pas

Chingotto a aussi insisté sur un point essentiel : la constance. Continuer, écouter, rester un bon partenaire, ne pas se refermer quand les résultats ne suivent pas.

« Même quand ça ne marche pas, n’abandonnez pas. Continuez à essayer, écoutez vos professeurs, soyez de bons coéquipiers — c’est fondamental — et profitez de la compétition, profitez aussi de rencontrer d’autres jeunes. J’espère qu’on en verra bientôt certains d’entre vous s’entraîner avec nous. »

Dans cette prise de parole, il y a à la fois de l’exigence et de la bienveillance. Pas de recette miracle, pas de phrase creuse : seulement l’idée que le parcours compte autant que le résultat.

Cap sur le P2 de Gijón

Après cette parenthèse avec les jeunes de la M3 Academy, Chingotto et Galán se tournent désormais vers le P2 de Gijón. La paire numéro 2 arrive en Asturies avec l’envie de rebondir après le P1 de Riyad, où elle avait montré un très gros niveau avant de s’incliner une nouvelle fois en finale face à Arturo Coello et Agustín Tapia.

Avec la réduction des tableaux dans les tournois de catégorie P2, les deux hommes entreront directement en lice en huitièmes de finale ce jeudi. Le tirage les a placés dans la même partie de tableau que Juan Lebrón et Leo Augsburger, ce qui pourrait offrir une demi-finale très attendue.

L’objectif est clair : aller chercher le titre, réduire l’écart au classement et confirmer que le travail effectué à la M3 Academy peut rapidement porter ses fruits.

Maceo ZERHAT

Maceo Zerhat découvre le padel en 2020 à Savigny-sur-Clairis en Bourgogne. Il participe à l’expansion du club en apportant son énergie et sa curiosité. Sur Padel Magazine, il transmet sa « Padelmania » en rebondissant avec adresse sur toute l’actualité de votre sport préféré !